Claude Dausque
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Claude Dausque, ou Claude d'Ausque, né à Saint-Omer en 1566 et mort à Tournai en 1644, est un humaniste, helléniste, érudit et religieux, un temps jésuite avant de devenir chanoine à Tournai. Il est généralement connu sous son nom latin, Claudius Dausqueius ou Dausquius, et qualifié de Sanctomarius (expression qu'il disait préférer au plus courant Audomaropolitanus), c'est-à-dire « de Saint-Omer ». Il était considéré comme un des personnages les plus instruits de son temps[1], mais auteur d'œuvres d'inégale valeur.

Claude d'Ausque, est né à Saint-Omer le 3 ou le ou 1566[2],[3]. Il a latinisé son nom en Dausqueius ou Dausquius ou d'Ausqueius[2]. Il appartient à une famille noble de Saint-Omer. Son père a été tué au service de l'Espagne, lors des visées du duc d'Alençon, François de France, sur les Pays-Bas espagnols[4], vers 1582[5]. Claude d'Ausque est ainsi le fils de Robert Dausque, écuyer, seigneur de Vaudringhem (1530-1574 ou 1579) et de Catherine d'Estiembecque († vers 1594-1598) et aurait plusieurs frères et une sœur[6]. La famille avait pour armes : « D'argent à une quintefeuille de sable, accompagnée de cinq petites feuilles de sinople »[5].
Claude d'Ausque effectue ses études chez les jésuites wallons de Saint-Omer. Il entre dans l'ordre en 1585 et après son noviciat et sa formation on le retrouve à enseigner les humanités[4], en l'occurrence la rhétorique et la langue grecque. Il est préfet des petites classes et se livre à la prédication[3]. En 1601 il est membre de la communauté jésuite de Douai et de Lille en 1603-1604[7].
À une date non connue, sans doute avant même d'avoir quitté la compagnie de Jésus, il est reçu licencié en théologie à Douai[7].
Il quitte la compagnie de Jésus entre 1607-1608 et 1610, vient s'installer à Tournai, se fait une réputation en tant que prédicateur, à Tournai même et dans diverses localités de Belgique[8] et y obtient un canonicat (chanoine) en la cathédrale en 1612[4], le [8].
En 1623, il aide, financièrement et par ses relations, les dominicains à s'installer dans la ville mais se retrouve ensuite dans une polémique, accusé d'avoir dénigré l'ordre[4].
Il effectue divers voyages à Paris, où est édité au moins un de ses ouvrages en 1627 (voir ci-dessous).
Claude d'Ausque semble avoir connu en vieillissant des problèmes de santé, en 1632, il se plaint de sa vue qui lui cause des soucis. En tout état de cause, il ne publie plus après 1635[9].
Il a fondé en la cathédrale de Tournai plusieurs bourses d'études et a noué des relations avec plusieurs savants de son époque[10], en particulier Juste Lipse, Claude Saumaise, Henri Dupuy (Erycius Puteanus), Antoine Sandérus, Philippe Meyer, etc[11].
Il meurt le , à l'âge de 80 ans, en léguant, par son testament du , à la ville de Tournai, une importante collection d'imprimés et de manuscrits[4], qu'il avait estimée à sept mille florins, et qui forma une des bases de la bibliothèque du chapitre, intégrée depuis dans la bibliothèque municipale[12]. Il est enterré dans l'église cathédrale sous une épitaphe qu'il avait lui-même composée, il s'y dit seigneur de Floyecque, (hameau de Vaudringhem) et il rappelle ses titres et qualités dans un long texte en latin[12].
Jean Lambert Derheims[1], historien de Saint-Omer, présente une version différente : il fait naître Claude d'Ausque dans le Haut-Pont, faubourg de Saint-Omer le , le déclare licencié en théologie, prêtre à l'église Saint-Martin de Courtrai, puis chanoine de Douai (chapitre de Saint-Thomas) puis de Courtrai où il meurt le , version déclarée fausse par la société des Antiquaires de la Morinie : il n'y avait pas alors à Douai de chapitre Saint-Thomas[13].