Claude François Joseph d'Auxiron

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Le chevalier Claude François Joseph d'Auxiron ( ou , selon les sources, Besançon - , Paris), est un militaire, ingénieur et économiste français.

D'une famille noble de médecins célèbres[1], Claude-François-Joseph est élève de l'école d'artillerie de Metz en 1756, devient lieutenant en premier au régiment de volontaires étrangers, capitaine d'infanterie au régiment d'Austrasie, puis capitaine à la suite de la Légion de Hainaut.

Auxiron s'installe à Quingey et s'occupe des mathématiques, sciences et économie. Il est, avec ses amis Charles François Monnin de Follenay (1774)[2] et Claude de Jouffroy d'Abbans (1776), un précurseur de la navigation fluviale à vapeur. D'Auxiron étudie les pompes à feu et propose leur emploi pour distribuer l'eau des rivières dans les villes. En 1763, il sollicite, sans succès, un privilège de 15 ans pour l'alimentation de Paris à partir d'un pompage dans la Seine. Il envisage également la propulsion des navires grâce à ce moyen.

De même que ses amis Charles François de Follenay et Claude de Jouffroy d'Abbans, il est initié à la franc-maçonnerie en à la loge Sincérité de Besançon, constituée quelques années plus tôt à l'initiative de Charles de Lacoré (intendant de la province de Franche-Comté).

En 1772, aidé de quelques amis, dont de Follaney, il construit un bateau près de l'île aux cygnes à Paris. Il le déplace à Meudon où il est victime d'un sabotage, le , alors qu'il était prêt à faire ses premiers essais. Il fait appel aux frères Périer, exploitants de la pompe à feu de Chaillot, qui ne peuvent pas mener à bien le projet. D'Auxiron meurt d'apoplexie à l'âge de 47 ans[3].

Distinctions

Publications

  • Projet patriotique sur les eaux de Paris, ou mémoire sur les moyens de fournir à la ville de Paris des eaux saines, 1765
  • Principes de tout gouvernement, ou Examen des causes de la splendeur ou de la faiblesse de tout État considéré en lui-même et indépendamment de ses mœurs, 1766
  • Comparaison du projet de M. de Parcieux de l'Académie des Sciences pour donner de l'eau à la ville de Paris, 1769
  • Examen des décisions de M. l'abbé Morelet, sur les trois questions importantes qui sont le sujet de son mémoire, 1769

1769

  • Réponse au mémoire de M. Perronet, par M. d'Auxiron, 1776
  • Théorie des fleuves avec l'art de bâtir dans les eaux et d'en prévenir les racages (traduit de l'allemand)

Notes et références

Sources

Liens externes

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