Claude Lormeau
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| Claude Lormeau | ||||||||||||||||||||||
| Fiche d’identité | ||||||||||||||||||||||
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| Surnom | le roseau | |||||||||||||||||||||
| Nationalité | ||||||||||||||||||||||
| Naissance | Chartres (France) |
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| Style | Boxe anglaise | |||||||||||||||||||||
| Taille | 1,75 m (5′ 9″) | |||||||||||||||||||||
| Catégorie | Super-légers / moyens | |||||||||||||||||||||
| Palmarès | ||||||||||||||||||||||
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| Titres professionnels | Champion de France poids moyen 1977 et 1978 | |||||||||||||||||||||
| Titres amateurs | Champion de l'Orléanais espoirs super-légers 1970 Challenge Machard 1971 Challenge de L'Équipe super-légers 1972 |
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Claude Lormeau, né le à Chartres (Eure-et-Loir), est un boxeur français reconverti en homme politique.
En professionnel, il dispute 24 combats dont 20 victoires (dont 13 KO), 1 match nul et 3 défaites (dont 1 KO)[E 1]. Il surnommé « le Roseau », parce qu'« il plie et ne rompt pas »[1] car son jeu se sert de son endurance au-dessus de la moyenne qui lui fait gagner ses matchs sur la fin.
Enfance
À onze ans, Claude Lormeau commence le football au VS Chartres[E 2]. Un an plus tard, lors de la saison 1964-1965, il remporte avec 25 points d'avance la finale départementale du concours du jeune footballeur[E 2]. En minimes, il fait partie de l'équipe d'Eure-et-Loir, puis celle du Centre en cadets[E 2].
Poursuivant sa progression, il se retrouve en équipe première en Division d'Honneur alors qu'il n'est encore que juniors[E 2]. Au poste de milieu récupérateur, son abattage est précieux au milieu de terrain[E 2]. Mais à la suite d'une fête la veille d'un match, l'entraîneur Max Samper ne le sélectionne plus et Lormeau quitte le club du jour au lendemain[E 2].
Boxeur
Un ami invite Claude à venir se divertir au Ring chartrain, cette salle composée d'une seule pièce sans douche ni sanitaires[E 2]. En 1970, après plusieurs mois d'entraînement, le coach Marcel Lafond lui propose de participer à une réunion de boxe à Châteaudun[E 3]. Son premier match se solde par un nul avant de connaître sa première défaite une semaine plus tard à Blois[E 3]. Il prend sa revanche sur ce même adversaire trois semaines plus tard, sa première victoire[E 3]. Les succès s'enchaînent et Lormeau progresse[E 3]. À dix-neuf ans, il décroche le titre de champion de l'Orléanais espoirs en super-légers[E 3]. L'année suivante, il inscrit le Challenge Machard à son palmarès par KO[E 3]. Il démontre qu'il n'est pas seulement un frappeur en empochant la coupe du meilleur styliste[E 3].
En 1972, Claude Lormeau gravit encore un échelon avec une victoire en finale des Challenges de L'Équipe en super-légers[E 3]. En cinq ans, il tire une cinquantaine de fois en amateurs et en indépendant, l'antichambre des professionnels[E 3]. Ses défaites se comptent sur les doigts des deux mains[E 3]. Le , il affronte Louis Acariès dans la salle Wagram, mais le futur champion d'Europe n'arrive pas à dominer Lormeau et les juges décrètent un match nul[E 3].
Courant 1973, l'Eurélien signe avec Jean Bretonnel, l'emblématique manager de Jean-Claude Bouttier à qui il le compare[E 4]. En octobre de la même année, il rejoint la salle de Bretonnel, le Sporting club dans le 10e arrondissement de Paris, et passe professionnel[E 4]. Il boxe alors plus souvent à Wagram et doit attendre deux matchs (une défaite et un nul) pour connaître sa première victoire, par KO qui plus est[E 4]. Une première consécration survient quand il remporte le tournoi de Paris en 1975[E 4]. Il reçoit la coupe de Thierry Roland[E 4]. Le , il affronte le Britannique Colin Powers alors qu'il vient d'enchaîner quinze victoires consécutives, dont dix avant les limites, et désigné challenger pour le titre de champion de France des super-légers[E 4]. Face à celui qui deviendra champion d'Europe, l'arbitre arrête le combat dans le 5e round en faveur de l'étranger[E 4].
Trois matchs plus tard, le titre national vacant, il est désigné avec Robert Gambini à nouveau comme challenger du championnat de France[E 4]. Lormeau se prépare après avoir pris un congé sans solde de deux mois car, il a beau être professionnel, il est postier au quotidien[E 4]. Le , la salle Vallier de Marseille est chauffée à blanc par 1 500 spectateurs[E 4], tous acquis à la cause de Gambini qui évolue à domicile[E 5]. Sachant que le local ne tiendrait pas sur la longueur, Lormeau encaisse les coups sans trop de difficultés et, au 10e round, place une série de droites fatale[E 5]. Les supporters marseillais s'en prennent alors aux quelques soutiens de l'Eurélien et une bagarre générale éclate dont des policiers sortiront blessés[E 5].
Claude Lormeau pense ensuite à l'étape suivante, le titre européen de Jean-Baptiste Piedvache[E 5]. En attendant, il doit penser à défendre son titre national. Le , il défie Jean Saadli au stadium de Paris[E 5]. Pendant cinq reprises, le Chartrain est mené au point, mais son opposant finit par abandonné à l'appel de la 9e reprise[E 5]. Dans les vestiaires du Stadium et devant témoin, Piedvache donne son accord pour mettre son titre de champion d'Europe en jeu[E 6]. La date du à Aubagne est fixée[E 6]. Néanmoins, le manager de Piedvache refuse finalement le combat, la raison invoquée étant la prime trop faible[E 6].
Miné par les regrets de n'avoir pu aller jusqu'au bout de ses possibilités, et après mûre réflexion, il décide de prendre sa retraite : « Je venais d'avoir un deuxième enfant. Le temps était venu d'arrêter cette vie qui me voyait me lever à 6h15, travailler jusqu'à 13 heures, partir en train à Paris pour m'entraîner, revenir à 21 heures. (...) C'était trop de sacrifices pour trois combats dans l'année. Je n'ai ni gagné, ni perdu d'argent. Exemple : pour préparer mon championnat de France, les deux mois sans solde m'ont coûté 8 000 francs. J'ai perçu 10 500 francs de ma bourse. Alors gagner 2 500 francs pour en prendre plein la gueule, merci »[E 6].
Il se met alors au tennis qui le mène à la présidence du club de Nogent-sur-Eure et à un classement à 15/4 en deux ans[E 6]. Il poursuit avec les concours d'attelage où son amour des chevaux et de la compétition est assouvi pendant dix ans[E 6].
Reconverti homme politique
| Claude Lormeau | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Saint-Georges-sur-Eure | |
| – (5 ans et 9 mois) |
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| Élection | Municipales de 1995 |
| Prédécesseur | James Manceau |
| Successeur | Christine Goimbault |
| Président de la Communauté de communes du Val de l'Eure | |
| – (2 ans, 5 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | Hubert Crochet |
| Successeur | Gérard Cornu |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Chartres (Eure-et-Loir) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Divers gauche |
| Profession | Facteur |
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Son métier de postier lui permet de connaître les habitants de sa commune de Saint-Georges-sur-Eure dont il est élu maire en 1995, poste qu'il occupe jusqu'en 2001 avant de devenir conseiller municipal[E 6].