Claude Mangot

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Activité
Claude Mangot
Fonctions
Garde des Sceaux de France
-
Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères
-
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Blason.

Claude Mangot, né en 1556[1] et mort en 1624[2], seigneur de Villeran, d'Orgères et de Villarceaux à Voves[3], est un parlementaire et homme d'État français.

Issu d'une famille estimée de parlementaires originaire du Loudunois, il est le fils de Claude Mangot (1520-1593)[4], époux de Geneviève Sevin, dame de Villeran, de Dreville, d'Orgères et du Moulin (par contrat du ) avocat au parlement de Paris, anobli par lettres de noblesse datées de Vauluisant, , et enregistrées en la chambre des comptes le [5], ambassadeur de la duchesse de Longueville à Neuchâtel de 1592 à 1593.

Claude Mangot commence sa carrière au Parlement où il est reçu comme conseiller lai le et affecté aux Requêtes du Palais. Il prête serment à la Sainte-Union en qualité de membre du Parlement ligueur le [6]. Le , il est reçu au parlement royal à Tours. Il devient maître des requêtes le [7]. Le il est commis procureur général de la chambre de justice instituée pour juger les malversations des financiers. Le , il est commis pour instruire le procès de Philippe de Gondi, fermier de la gabelle. La même année, il obtient des lettres patentes le chargeant d'instruire sur les troubles du Poitou et de pacifier cette province. Toujours en 1614, il devient conseiller d'État. Le , il est nommé premier président du Parlement de Bordeaux charge qu’il n’exerce pas et qu’il vend dès .

Protégé par le maréchal d'Ancre (Concini), il est nommé par commission le secrétaire d'État de la Guerre et aux affaires étrangères. Il négocie la séparation du Duc de Nevers d'avec les princes ligués et la réduction de la ville de Péronne, dont le duc de Longueville s'était emparé[8]. Lors du remaniement du Conseil du [9], fidèle de Concini, il est nommé par lettres patentes garde des Sceaux à la place de Guillaume du Vair qui démissionne, tandis que Richelieu reprend sa charge de conseiller d'État. Lors de la chute du maréchal d'Ancre orchestrée par Louis XIII le , il est démis de ses fonctions par le roi qui rétablit du Vair. « Ayant pour plusieurs grandes et importantes considérations, retiré des mains du sieur Mangot les sceaux de France, dont nous lui avions depuis quelque temps commis la garde, nous avons estimé les devoirs rendre ès mains de notre cher et féal le sieur du Vair, garde des sceaux de France […] des mains duquel ils avaient été contre notre gré ôtés par les mauvais et sinistres artifices de quelques-uns qui, abusant de notre nom et autorité, tramaient de mauvais desseins contre nous et notre État »[10]. Disgracié, Mangot est, selon certaines sources, embastillé et meurt peu de temps après son incarcération[11], ou, selon d'autres se retire pour vivre « en personne privée en sa maison [3]».

En 1594[12] il avait épousé Margueritte Le Beau dame de Villarceaux. Son fils Anne Mangot (baptisé le [13], mort le ) est conseiller au Grand Conseil (), conseiller au parlement de Bretagne puis de Paris () enfin maître des requêtes ().

Notes et références

Sources bibliographiques

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI