Claude Marie Joseph Pannetier
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| Claude Marie Joseph Pannetier | ||
Le général comte Claude Marie Joseph Pannetier. Collection du musée Chintreuil, Pont-de-Vaux. | ||
| Naissance | Pont-de-Vaux, Ain |
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| Décès | (à 74 ans) Pont-de-Vaux, Ain |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1791 – 1834 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
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| Distinctions | Comte de l'Empire Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis |
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Claude Marie Joseph Pannetier, comte de Valdotte, né le à Pont-de-Vaux et mort dans cette même ville le , est un général français de la Révolution et de l’Empire. volontaire au 3e bataillon de l'Ain en 1791, il conquiert ses épaulettes d'officier pendant les guerres révolutionnaires et se lie en Italie avec le général Joubert dont il devient l'aide de camp. Devenu général de brigade sous le Consulat, il effectue l'essentiel de sa carrière militaire sous l'Empire dans la péninsule ibérique où il se distingue à Alcolea, Bailén et Valence.
Rappelé en France au début de la campagne de 1814, il prend part à la défense de Lyon à la tête d'une division sous le maréchal Augereau et s'illustre dans la plupart des combats qui ont lieu autour de la ville. Il se rallie à Napoléon lors des Cent-Jours en 1815 et retrouve un commandement à l'armée des Alpes, cette fois avec le grade de général de division. Ce dernier lui est toutefois retiré à la Restauration mais il le retrouve en 1831 comme lieutenant-général. Pannetier meurt quelque temps plus tard, en 1843.
Du simple soldat au général de brigade
Il part comme soldat au 3e bataillon de volontaires de l'Ain le . Caporal le , sergent-major le et lieutenant le , il fait les campagnes de 1792 à 1794 au sein de l'armée du Rhin. Il assiste au combat de Kaiserslautern les 28 et et y reçoit un coup de feu au bras gauche. Passé à l'armée d'Italie, il est remarqué par le général en chef Joubert en enlevant sous ses yeux, au col de Campion, sept postes autrichiens. Le , au passage du Lavis, il s'empare d'une redoute, et le lendemain du pont de Neumarkt[1].
Le Joubert, devenu un ami proche, choisit Pannetier pour aide de camp[2]. Ce dernier se distingue particulièrement le à la bataille de Rivoli où il reçoit un nouveau coup de feu à la jambe droite, et est nommé capitaine sur le champ de bataille. Il continue de servir à l'armée d'Italie de 1798 à 1800 et est nommé chef de bataillon le [1]. Il se signale une nouvelle fois lors de la bataille de Novi. Joubert ayant été tué au cours de l'affrontement, c'est lui qui ramène sa dépouille en France[2]. Fait adjudant-général chef de brigade le par le général Championnet, il est affecté à l'armée de réserve formée au cours de l'année 1800[3].
Le il entre comme chef de bureau au ministère de la Guerre. Élevé au grade de général de brigade le , puis membre de la Légion d'honneur en 1804, il obtient ensuite le titre de commandeur de l'ordre le . Il passe le à l'armée des côtes avant d'être employé à la Grande Armée en 1805. Le il est attaché au 7e corps commandé par Augereau, en qualité de chef d'état-major général, et confirmé dans cet emploi le suivant[3].
Sous le Premier Empire, 1807-1813

Envoyé au 2e corps d'observation de la Gironde le , il ne tarde pas à entrer en Espagne et participe à la bataille du pont d'Alcolea, le . Sa brigade, dont fait partie le 2e régiment de la garde de Paris, s'avance la première au pas de charge sur les retranchements du village d'Alcolea, défendu par 25 000 Espagnols et 12 pièces d'artillerie. Sans répondre au feu de l'ennemi, il escalade l'épaulement malgré la profondeur du fossé, culbute les Espagnols et s'empare d'Alcolea, ce qui détermine la victoire française[3]. Lors de la bataille de Bailén le , le général Pannetier a sous ses ordres deux bataillons de la 3e légion forts de 1 600 hommes, auxquels s'ajoutent deux pièces de 8 livres, quatre pièces de 4 livres et un obusier servis par une centaine d'artilleurs[4]. Il est fait prisonnier à la suite de la capitulation française le [2].
Il est toutefois relâché peu après et est d'abord employé à l'état-major de l'armée d'Espagne avant de passer dans la division du général Lapisse. Le , il fait partie de l'armée d'Allemagne où il sert comme brigadier à la division Boudet puis à la division Puthod[2]. Le général passe ensuite au 1er corps le de la même année. Le il prend le commandement d'une brigade de la 2e division d'arrière-garde à l'armée d'Espagne. Le il emporte d'assaut la ville de Sorlada. Dans la nuit du 1er au il ouvre la tranchée devant Valence, à 80 toises des ouvrages de San Vicente d'Olivetto. L'année suivante il se mesure avec succès aux partis espagnols qui sèment le trouble en Castille et interceptent les communications. Au terme de ces opérations, il expédie une colonne de 7 000 prisonniers vers la France. Il obtient alors un congé et, le , rejoint l'armée d'Aragon et de Catalogne où il commande la 2e brigade de la 2e division[3].
Défense de Lyon, 1814-1815
Au mois de , parallèlement aux opérations qu'il mène dans le sud-ouest de la France, Suchet doit diriger une partie de ses troupes vers Lyon où le maréchal Augereau, chargé de la défense de la ville, a le plus grand mal à former une armée capable de résister aux Autrichiens. Parmi les renforts qui se mettent en marche vers l'est figure la division commandée par Pannetier, forte de trois brigades sous les généraux Estève, Gudin et Ordonneau. Rassemblée à Perpignan, elle est ensuite scindée en quatre colonnes et transportée jusqu'à Lyon en voitures de poste. La première colonne arrive à destination le , mais il faut encore attendre une semaine pour que la division soit réunie au complet. Au , Pannetier dispose des 1er et 23e légers et des 7e, 16e, 20e et 67e de ligne, au total 7 060 hommes qui constituent la 2e division d'infanterie de l'armée de Lyon[5].
Pannetier combat avec distinction sous les ordres du maréchal Augereau. Ce dernier, voulant contraindre l'ennemi à évacuer les départements qu'il a envahis, lui donne ordre de se porter par Villefranche-sur-Saône. Le il culbute les avant-postes autrichiens à Villefranche, leur fait une centaine de prisonniers et le lendemain, enlève la ville de Mâcon au général Scheiter, après un engagement assez vif. Le , assailli par des forces supérieures, il voit d'abord sa position enlevée et doit battre en retraite, poursuivi par la tête de colonne du général Bianchi ; toutefois, bientôt soutenu par la réserve, il rentre dans Lage-Longeart[Où ?] à la tête du 4e de hussards et taille en pièces une brigade autrichienne forte de quatre bataillons et de quatre escadrons. Le il se distingue de nouveau à Lyon au cours des combats du faubourg de Vaise.
Le le roi le fait chevalier de Saint-Louis. Mis en non-activité dans le mois de septembre, il est employé le , à l'organisation des gardes nationales sous les ordres du général Rouyer. Nommé général de division le , il commande aux Échelles qu'il doit cependant évacuer face à des forces supérieures. Le il passe à l'armée des Alpes et prend le commandement de la 6e division de réserve des gardes nationales. Une ordonnance royale du annule sa nomination au grade de général de division et le met en non-activité le 16 du même mois.
Retraite et Restauration
Il obtient sa retraite le . Remis en activité, il commande le département de l'Ain le . Compris dans le cadre d'activité de l'état-major général le de la même année, le roi le fait lieutenant-général le suivant. Placé dans le cadre de réserve le , il est réadmis à la retraite le .
Il meurt à Pont-de-Vaux le et y est enterré[6].
