Claude Perroud
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| Recteur de l'académie de Toulouse | |
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(à 80 ans) Marseille |
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Claude Perroud, né le à Villefranche-en-Beaujolais et mort le à Marseille, est un enseignant, journaliste, recteur d'académie et historien français.
Claude Perroud est le fils d’un cordonnier illettré et républicain.
Il fréquente l’école mutuelle du Père Véran[1] qui, le trouvant particulièrement doué et opiniâtre, l’encourage à poursuivre ses études au collège de Villefranche-sur-Saône.
Il obtient ensuite une bourse et s'inscrit au lycée de Mâcon. Il est reçu premier à l’école normale supérieure de Paris. Il est nommé professeur d’histoire-géographie au lycée du Puy tout en prenant un emploi de rédacteur du journal le Moniteur de la Haute-Loire[1].
Après avoir réussi l'agrégation, il est nommé à Clermont-Ferrand, où il fait connaissance de Justin Bourget futur recteur d’académie, père de Paul Bourget qui deviendra écrivain et père aussi d’Henry, futur astronome et directeur de l'observatoire de Marseille qui deviendra son gendre.
Républicain, il démissionne en 1866 de l'enseignement et devient journaliste à Bourg-en-Bresse, rédacteur en chef du Courrier de l'Ain jusqu'en 1871. Il se lie d’amitié avec Charles Jarrin dont il épouse la nièce, Zoé Berlie en 1870. Il réintègre l'enseignement à Bourg-en–Bresse puis est nommé à Lyon où il fait la connaissance du poète Victor de Laprade.
Il soutient sa thèse de doctorat ès lettres à la Sorbonne le [1] avec grand succès et est nommé maître de conférences de géographie à la faculté de Douai[1].
Claude Perroud est recteur de l'académie de Toulouse de 1881 à 1908. Il crée l'université de Toulouse.
Il fait des études historique sur Bourg, La Dombes, Fareins et le Languedoc. Il s’est vu confier par ailleurs les écrits des révolutionnaires et a voué un intérêt particulier à Madame Roland et aux révolutionnaires modérés. C’est ainsi qu’il publie divers mémoires et correspondances sur les personnages de la Révolution de 1789, principalement les Girondins.
Il est officier de la Légion d'honneur[2]. Il meurt à Marseille le .
Postérité
- Des rues de Toulouse, Villefranche-sur-Saône et Lagnieu portent son nom.
