Claude Vissac
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| Claude Vissac | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Sedan | |
| septembre – Juin (3 ans) |
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| Prédécesseur | Michel Pochet |
| Successeur | Jean-Paul Bachy |
| mars – septembre (2 ans) |
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| Prédécesseur | Claude Démoulin |
| Successeur | Michel Pochet |
| Député français | |
| – (2 ans, 8 mois et 13 jours) (décès en fonction) |
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| Circonscription | 3e des Ardennes |
| Législature | Xe (Cinquième République) |
| Groupe politique | RPR |
| Coalition | UPF |
| Prédécesseur | Jean-Paul Bachy |
| Successeur | Jean-Luc Warsmann |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris |
| Date de décès | (à 52 ans) |
| Lieu de décès | Paris |
| Nature du décès | Cancer |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | DVD, app. RPR |
| Diplômé de | École centrale d'électronique |
| Profession | Administrateur de sociétés |
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Claude Vissac, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un chef d'entreprise et homme politique français. Il a été maire de Sedan et député des Ardennes.
Diplômé de l'École centrale d'électronique de Paris[1], Claude Vissac a d'abord dirigé une PME vendéenne spécialisée dans l'électronique, Tronico Vendée[2], à Saint-Philbert-de-Bouaine. Il s'établit dans les Ardennes en 1985 lorsqu'il reprend une fabrique locale de rétro-projecteurs, alors en difficulté[1].
Il commence son implantation politique en 1989. A l'occasion des élections municipales, il conduit à Sedan une liste divers droite mais ouverte à des dissidents de gauche[3]. Avec 43 voix d'avance[3], il prend la mairie aux socialistes qui la détenaient depuis 1971.
La même année, il figure à la 62e place, apparenté RPR, sur la liste nationale UDF-RPR emmenée par Valéry Giscard d'Estaing pour les élections européennes[4]. Du fait de son positionnement, il n'est pas élu.
Fort de son nouvel ancrage local et escomptant recevoir le soutien des instances nationales du RPR[Note 1], le maire de Sedan souhaite se présenter à la députation pour 1993. Cependant, l'UPF (la coalition électorale qui unit le RPR et l'UDF) investit un autre candidat, soutenu notamment par Jacques Sourdille[5], l'homme fort du RPR dans les Ardennes. Plutôt distant avec les tenants de la droite locale[3], Claude Vissac maintient sa candidature. Cette dissidence lui vaut d'entrer en conflit ouvert avec Sourdille, lequel s'en prend publiquement à sa gestion municipale[5]. Claude Vissac se retrouve alors au premier tour face, entre autres, au candidat RPR-UDF[Note 2] dont le suppléant est son propre adjoint à la mairie[Note 3]. En dépit des divisions de la droite, il se qualifie au second tour et bat le socialiste Jean-Paul Bachy, député sortant. Une fois élu, il siège à l'assemblée avec le groupe RPR.
Les années suivantes, ses activités parlementaires puis des problèmes de santé l'éloignent souvent de Sedan[6]. Élu en 1989 sur la promesse d'y faire revenir l'emploi, Vissac ne parvient toutefois pas à enrayer le phénomène de désindustrialisation qui touche la ville. Affaibli, il perd la mairie lors des municipales de juin 1995 au profit de Jean-Paul Bachy.
Il meurt le des suites d'un cancer[1]. Jean-Luc Warsmann, son suppléant, lui succède à la députation de la 3e circonscription des Ardennes.