Claude Élien

professeur de rhétorique, historien et philosophe auteur et orateur romain de langue grecque From Wikipedia, the free encyclopedia

Claude Élien ou Ælien (en latin Claudius Aelianus, en grec ancien Κλαύδιος Αἰλιανός / Klaúdios Ailianós), surnommé Élien le Sophiste, né vers 175 à Préneste et mort vers 235 à Rome, est un historien, zoologiste et orateur romain de langue grecque.

Naissance
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PalestrinaVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom dans la langue maternelle
Claudius AelianusVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Κλαύδιος ΑἰλιανόςVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Claude Élien
Biographie
Naissance
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PalestrinaVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nom dans la langue maternelle
Claudius AelianusVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Κλαύδιος ΑἰλιανόςVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Activités
Gens
Œuvres principales
Variétés historiques (d), De la nature des animaux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Selon la Souda, il est originaire de Préneste (l'actuelle Palestrina), dans le Latium. Par la suite, il s’installe à Rome — il indique lui-même être citoyen romain. Cependant, la Souda indique qu’il « prend le nom de Claudius », ce qui tend à indiquer un statut d’affranchi. Il étudie l'éloquence auprès de Pausanias le Rhéteur et se choisit pour maîtres spirituels Nicostrate, Dion Chrysostome et surtout Hérode Atticus. Il devient ensuite lui-même maître de rhétorique mais, suivant Philostrate (Vie des sophistes (en), II, 31), « proclamé sophiste par ceux qui dispensent ce titre par complaisance, il ne les crut pas, ni ne se flatta de ses capacités intellectuelles, ni ne se sentit élevé par ce nom si considérable qu'il soit, mais se reconnut inapte à la déclamation, et s'appliqua à rédiger des travaux historiques et fut admiré en cela »[1]. Selon la Souda, il était surnommé μελίγλωττος / melíglôttos ou μελίφθογγος à la langue de miel »)[2].

Élien se tourne donc vers l’écriture (τò ξυγγράφειν / to xyggraphein, « composer en prose ») : ses contemporains louent la qualité de sa plume et Philostrate remarque qu’il emploie un attique très pur, « comme un Athénien de la Mésogée », c’est-à-dire du cœur de l’Attique. Élien témoigne avoir été initié à L'Iliade dès son plus jeune âge (Caractéristiques des animaux, XVI, 25) et « aimer [les Grecs] par-dessus tout » (Histoire variée, IX, 32).

Il ne se marie pas et n'a pas d'enfants. La seule charge publique qu’il assume est celle de grand-prêtre du sanctuaire de la Fortune, à Préneste. Il meurt à plus de 60 ans, sans avoir jamais quitté l’Italie, d'après son propre témoignage (rapporté par Philostrate).

Œuvre


Deux des œuvres d’Élien ont survécu : l’Histoire variée et les Mœurs des animaux.

Histoire

Page titre de Varia Historia, édition de 1668 par Tanneguy Le Fèvre

L’Histoire variée (Ποικίλη ἱστορία / Poikílê historia) comprend originellement 14 livres, dont seuls des fragments nous sont parvenus. Ce titre, retenu par la tradition moderne, est celui donné par la Souda (Xe siècle), qui cite également l’ouvrage sous le nom de Narration variée (Ποικίλη ἀφήγησις / Poikilê aphêgêsis) — Jean Stobée (Florilège, Ve siècle) préférant celui d’Histoire mêlée (Σύμμικτος ἱστορία / Symmiktos historia) et Étienne de Byzance celui d’Entretien historique (Ἱστορική διάλεξις / Historikê dialexis).

L’Histoire variée se présente comme un ensemble hétéroclite de récits tirés de l'Histoire grecque archaïque, classique et hellénistique. Peu contraint par la contrainte historique, Élien crée des rencontres historiquement improblables, comme l'entretien de Socrate avec des membres de l'Académie ou de Pisistrate croisant Thémistocle[3]. Élien compile des anecdotes reprises de différents auteurs anciens (Aristote, Pline, Ctésias, etc.) sur une palette de sujets très large. Ainsi, le recueil commence par : « Les poulpes ont un estomac étonnant et sont imbattables dans leur capacité d’avaler n’importe quoi. » Élien enchaîne ensuite sur le tissage des vêtements, puis sur les grenouilles d’Égypte. Ses auteurs de référence ne sont pas nommés, et d’autres sources montrent qu’il altère fréquemment le style des extraits qu’il sélectionne. L'ouvrage vaut surtout par sa conservation d'auteurs depuis perdus.

Histoire naturelle

Les Mœurs des animaux ou Caractéristiques des animaux ou De la nature des animaux (Περὶ Ζῴων Ἰδιότητος / Perì Zôiôn Idiótêtos) traitent d’histoire naturelle. Il s’agit également d’une compilation d’anecdotes, sans tentative de classification, cette fois en dix-sept livres, divisés en chapitres très courts.

Il cite 70 espèces de mammifères, 109 espèces d’oiseaux, une cinquantaine de reptiles et environ 130 poissons. Certaines espèces qu’il cite n’ont été identifiées qu’à l’époque moderne, à l’instar de son rat épineux découvert en Égypte par Étienne Geoffroy Saint-Hilaire ou le sanglier à cornes, un babiroussa redécouvert au XVIIe siècle. D’autres espèces sont inconnues et probablement fantaisistes. On y trouve même un dragon et un bœuf à cinq pattes.

On connaît également de lui un traité sur le porc et sur quelques oiseaux.

Epistulae

Les Epistulae sont un recueil de vingt lettres fictives supposément échangées par des paysans attiques (Epistulæ rustiae ou Lettres rustiques). Elles ont fait l'objet d'éditions modernes commentées par le philologue Rudolf Hercher (en) en 1866, puis en 1994 par Douglas Domingo-Forasté[4].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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