Claudine Chaulet
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| Nom de naissance | Claudine Guillot |
|---|---|
| Naissance |
Longeau (France) |
| Décès |
(à 84 ans) Alger (Algérie) |
| Sépulture | Cimetière du Clos-Salembier (d) |
| Nationalité |
|
| Conjoint | Pierre Chaulet |
| Études | littérature, sociologie |
|---|---|
| Formation | Faculté d'Alger |
| Titres | professeur |
| Profession | directrice du Centre national de recherche en économie et sociologie rurale |
Claudine Chaulet (en arabe : كلودين شولي), née Claudine Guillot à Longeau en France le et morte le à Alger en Algérie, est une personnalité algérienne d'origine française, moudjahida de la guerre d'Algérie, puis, après l'indépendance algérienne, sociologue directrice du Centre national de recherche en économie et sociologie rurale. Son mari est Pierre Chaulet.
Elle est née le à Longeau[1], en Haute-Marne, fille d’un officier de gendarmerie et d’une enseignante[2]. Dans son enfance, au début de la Seconde Guerre mondiale, elle est contrainte avec sa famille de participer à l’exode vers le sud de la France[2], devant l'avancée des troupes allemandes à la suite de la percée de Sedan[2].
Son père est ensuite nommée dans l'empire colonial français, à Oran, en 1942, ce qui lui fait découvrir l'Algérie. Sa famille y reste jusqu'en 1944[2].
Après un retour de courte durée en France, c'est le retour de sa famille en Algérie en 19464[2]. Elle poursuit ses études à la faculté des lettres de l'université d’Alger[2]. Elle y a notamment comme professeur André Mandouze[2]. elle participe à la réalisation de la revue Consciences algériennes, une revue dirigée par ce professeur et favorable à une décolonisation de 'Algérie. Elle y rencontre aussi son futur mari, Pierre Chaulet, interne en médecine, catholique engagé dans l’action sociale, en contact avec les indépendantistes[2]. La guerre d’indépendance commence le , leur mariage est célébré le à l’église d’Hussein-Dey, par le Père Jean Scotto[2]. L'un et l'autre sont recrutés par Abane Ramdane pour le FLN, en ][2].
Le , Pierre Chaulet est arrêté par les policiers de la DST[2] et expulsé en France[1]. Elle évacue, seule, Abane Ramdane, alors que la ville d'Alger est quadrillée par les paras ( c'est la bataille d'Alger)[2]. C'est ensuite l’exil à Tunis, où son mari la rejoint[1], et un combat qui se poursuit pour l'indépendance algérienne[2]. Après l’indépendance, alors que son mari travaille dans le secteur de la santé, Claudine Chaulet rejoint l’Institut national algérien de la recherche agronomique, puis travaille comme enseignante-sociologue à l’Institut algérien de sociologie et comme chercheuse au Centre de recherche en économie appliquée. Dans les années 1990, à la suite des violences en Algérie, elle et son mari reviennent quelque temps en France, tout en se considérant toujours comme de nationalité algérienne, puis retournent à Alger[2].
Elle y meure à 84 ans, le , trois ans après son mari, Pierre Chaulet, mort le [2],[1],[3]