Claudine Herzlich
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| Présidente Société française de sociologie (d) | |
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| - | |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Claudine Humbert |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Paris (en) |
| Activités |
Sociologue, directrice des études, chercheuse |
| A travaillé pour | |
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| Distinctions |
Claudine Herzlich, née Humbert, le , est une sociologue française, directrice de recherches honoraire à l'École des hautes études en sciences sociales.
Née en 1932[1], elle devient ingénieur d‘études au CNRS, affectée au Laboratoire de psychologie sociale de la Sorbonne, pour travailler avec Serge Moscovici, puis soutient en 1966 une thèse en psychologie sociale, dirigée par Jean Stoetzel[2],[3]. Elle est nommée directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales en 1985. En 1986, elle crée le Centre de recherche médecine, science, santé et société (CERMES), qu’elle dirige jusqu’en 1998.
Activités de recherche et institutionnelles
En 1969, elle publie Santé et maladie, Analyse d'une représentation sociale[4],[5].Dans cet ouvrage[4],[6],[7], elle développe un « modèle » de représentations sociales de la santé et de la maladie dans les sociétés modernes. Pour elle, la maladie peut être « destructrice », vecteur d’exclusion sociale et de dépendance à autrui, « libératrice », avec un allègement des charges qui pesaient sur le patient avant sa maladie permettant de se concentrer sur soi, ou « métier », celui d’une lutte contre la maladie[8]. Enfin, elle se tourne vers des problématiques d'économie de la santé[9],[10]. Elle a contribué à la réflexion sur la maladie dans la société française[9], notamment en ce qui concerne le sida, par ses travaux[11] et dans les fonctions de vice-présidente du Conseil national du sida[9].
Claudine Herzlich identifie « trois “formes de santé” » dans le discours des individus. Selon elle, la « santé-vide » est simplement conçue comme l’absence de maladie, le « fond de santé » renvoie à un capital de robustesse et de résistance à la maladie, capital endogène à l’individu, tandis que l’« équilibre », conception positive de la santé, recouvre à la fois le bien-être physique et psychologique, la capacité à mener ses activités et à entretenir de bonnes relations sociales. Claudine Herzlich s’attarde surtout sur la dernière conception, longuement développée par ses interviewés[12].
Distinctions
- 1985 : prix Nicolas-Missarel de l’Académie française pour Malades d’hier, malades d’aujourd’hui
- 1992-1995 : présidente de la Société française de sociologie[13].
- 2001 : vice-présidente du Conseil national du sida[14]
- 2013 :
Grande officière de l'ordre national du Mérite - 2020 :
Grande officière de la Légion d'honneur le [15].