Cleopa Ilie
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Sihăstria Monastery (d) |
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Ministre du culte, Confessor |
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| Nom en religion |
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Cléopa Ilie, né le à Sulita (département de Botosani) et décédé le au Monastère de Sihăstria, est un moine orthodoxe roumain, qui fut l'un des plus grands spirituels orthodoxes du XXème siècle.
Il a été canonisé en 2025 par l'Eglise orthodoxe roumaine.
Le futur père Cléopa est le cinquième enfant d'une famille de paysans pieux qui a eu en tout dix enfants. En 1929, à l'âge de 17 ans, il rejoint comme novice la communauté monastique de Sihăstria, et le , il y est tonsuré moine sous le nom monastique de Cleopa. Il reçoit l'obédience de berger des troupeaux de la communauté. Il passe alors la plupart de son temps seul avec ses moutons, prie constamment et lit quotidiennement la Bible, ainsi que les écrits des Pères de l'Eglise.
En 1942, le père Ioanichie, abbé de Sihastria, est malade et vieillissant. Il propose alors de choisir le moine Cléopa pour lui succéder[1]. Cela suscite une forte surprise des moines car Cleopa n'a que 30 ans et n'a jamais étudié dans un séminaire, mais Ioanichie est convaincu par les dons spirituels du jeune moine. Cleopa se sent indigne de devenir abbé et refuse par humilité, mais finit par accepter après en avoir discuté avec son père spirituel, le Père Paisie Olaru. Le , Cleopa est ordonné diacre, puis le , il est ordonné Prêtre[2], après quoi il devient officiellement abbé (Higoumène). En 1947, Sihastria, qui compte 60 moines, est élevé officiellement au rang de Monastère.
Les ennuis du Père Cleopa commencent peu après. En , il est arrêté une première fois par la Securitate (police politique de la nouvelle République populaire roumaine), qui lutte contre le clergé et la religion. Le Père Cleopa est enfermé dans un cachot pendant cinq jours sans nourriture, après quoi il est relâché[1]. À partir de cette période, la vie du Père Cleopa est marquée par une alternance régulière entre sa vie au monastère et les périodes de clandestinité. Contraint de se dissimuler pour échapper à la police politique, qui le cible à intervalles réguliers, il connaît des phases de fuite, durant lesquelles il vit comme ermite dans une cabane, dans une forêt proche du monastère[3],[4]. Il y prie dix à douze heures par jour et célèbre les offices religieux sur une souche d'arbre. Ces périodes de retrait forcé alternent avec des retours plus sereins à la vie communautaire.
Le le patriarche Justinien Marina le nomme abbé du monastère de Slatina (département de Suceava). Entre 1949 et 1956, il est le directeur spirituel de sept monastères et ermitages. En 1952, il est capturé à nouveau par la Securitate, qui le torture avant de le libérer[1].
En 1964, il revient définitivement au monastère de Sihăstria où il restera jusqu'à sa mort. Il acquiert une réputation de grand père spirituel et sa renommée se répand dans toute la Roumanie. Des milliers de personnes viennent le voir, lui demandant des conseils, des prières, et de nombreux miracles sont répertoriés suite à ses prières.
Il meurt le au monastère de Sihăstria. 10'000 personnes assisteront à son enterrement[1].
Il est canonisé en 2025 par l'Eglise orthodoxe roumaine[3].
Publications
- Despre credinta ortodoxă (À propos de la foi orthodoxe), Bucarest, 1981, 280p.
- Predici la praznice împărătești și sfiți de peste an (Sermons lors des veillées et des fêtes des saints au cours de l'année), Ed. Episcopiei Romanului, 1986, 440 p.
- Predici la Duminicile de peste an (Sermons les dimanches de l'année), Ed. Episcopiei Romanului, 1990, 560 p.
- Valoarea sufletului (La valeur de l'âme), Galati, 1991, 176 p. (Ré-édition à Bacău, 1994, 238 p.)
- Urcuș spre înviere (Montée vers la résurrection), Monastère de Neamț, 1992, 416 p.
- Despre vise si vedenii (Des rêves et des visions), Bucarest, 1993, 270 p.
- Cléopa Ilie et Ioanichie Bălan, Cum putem intra în rai (Comment pouvons-nous entrer au paradis), Monastère de Sihăstria, 2004
- Prières composées par l'archimandrite Cléopa Ilie et le père Paisie Olaru, Vânători, Monastère de Sihăstria, 2005.
Annexes
Bibliographie
- 1 2 3 4 https://www.acrod.org/orthodox-christianity/articles/saints/elder-cleopa
- ↑ Balan, I., Larchet, J. (2004). Le père Cléopas. Suisse: Editions L'Age d'homme., p.24
- 1 2 https://basilica.ro/en/remembering-saint-cleopas-of-sihastria-26-years-since-his-passing/
- ↑ Marichal, R. (2004). Ioanichié Balan, Le Père Cléopas , Préface de Mgr Daniel, Métropolite de Moldavie et de Bucovine. Introduction de Jean-Claude Larchet. Traduit du roumain par le hiéromoine Marc. L’Age d’Homme, coll. Grands spirituels orthodoxes du xx e siècle, 2003, 214 pages, 21 € Études, Tome 401(11), XXXIV-XXXIV. https://shs.cairn.info/revue-etudes-2004-11-page-XXXIV?lang=fr.
- Ioanichie Bălan (ro) (trad. Marc Alric, préf. Daniel Ciobotea et Jean-Claude Larchet), Le Père Cléopas [« Viaţa şi nevointele arhimandritului Cleopa Ilie »], coll. « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » Lausanne, L'Âge d'homme, 2004 (ISBN 2-8251-1858-3).
