Climat d'Auvergne-Rhône-Alpes

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Le climat d'Auvergne-Rhône-Alpes est l’état moyen des conditions de l'atmosphère terrestre sur le territoire de la région Auvergne-Rhône-Alpes, fondé sur les moyennes et la variabilité de paramètres météorologiques (température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent) pendant une période donnée, la période type de référence définie par l’Organisation météorologique mondiale étant de 30 ans.

La région est soumise à des influences climatiques variées, auxquelles s’ajoutent les effets du relief. En effet, la frontière ouest de la région est à quelque 300 km de l’Océan Atlantique, la limite sud à moins de 100 km de la Méditerranée ; quant à l’est, la montagne domine avec les massifs des pré-Alpes et des Alpes occupant le nord de la Drôme, la moitié est de l’Isère et les deux départements de Savoie. Ainsi le climat peut être décomposé en différents types : climat océanique altéré, climat semi-continental, climat de montagne et des marges de montagne et climat méditerranéen.

Comme l'ensemble de la France métropolitaine, la région Auvergne-Rhône-Alpes est exposée au réchauffement climatique qui contribue à modifier les climats locaux actuels et à des effets sur l'environnement, la santé et la société. Pour respecter les deux objectifs de l'accord de Paris sur le climat (réchauffement bien en-dessous de 2 °C et de préférence limité à 1,5 °C), une réduction forte et immédiate des émissions de CO2 est indispensable, jusqu'à atteindre la neutralité carbone, seule à même de stopper le réchauffement, la France, à travers sa politique climatique, déploie différentes stratégies d'atténuation et d'adaptation), avec des objectifs spécifiques comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 (20 % en 2019) ou la réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à la référence 2012 en visant un objectif intermédiaire de 20 % en 2030. Dans ce cadre le conseil régional a créé le GREC Alpes-Auvergne (ex Ouranos-AuRA), un groupe régional d’experts sur le climat, et publié différents documents de stratégie (SRADETT) ou d'engagements. Au niveau local, des PCAET, portés par les intercommunalités, sont adoptés ou en cours d'élaboration.

Zonage de Joly et al. (2010)

La région est soumise à des influences climatiques variées auxquelles s’ajoutent les effets du relief. En effet, la frontière ouest de la région est à quelque 300 km de l’Océan Atlantique, la limite sud à moins de 100 km de la Méditerranée ; quant à l’est, la montagne domine avec les massifs des pré-Alpes et des Alpes occupant le nord de la Drôme, la moitié est de l’Isère et les deux départements de Savoie[1].

L’influence continentale couvre une bonne partie de la région. Caractérisée par des hivers froids avec du soleil en montagne et des brouillards ou nuages en plaine (Val de Saône, région lyonnaise et vallées alpines) par temps calme. Les étés sont chauds en plaine, toutefois les nuits restent fraîches dans les vallées alpines. L’influence méditerranéenne est sensible jusqu’à Valence avec des hivers doux et un fort ensoleillement suivis d’étés chauds et plutôt secs ; les précipitations se produisant principalement à l’automne et au printemps. En montagne, c’est l’altitude qui commande le climat, la température s’abaissant d’environ 6 degrés pour une élévation de 1000 mètres. Les précipitations sont plus importantes sur le versant au vent que sur le versant sous le vent des massifs[1].

Zonage climatique de Joly et al. (2010).
  • 1 : climats de montagne
  • 2 : climat semi-continental et climat des marges montagnardes
  • 3 : climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord
  • 4 : climat océanique altéré
  • 6 : climat méditerranéen altéré
  • 7 : climat du Bassin du Sud-Ouest
  • 8 : climat méditerranéen franc

Une étude du CNRS de 2010 réalisée par Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky a permis de classer les climats de métropole en huit grands types. Partant des mesures stationnelles de précipitation et de température mises à disposition par Météo-France, un jeu de 14 variables intégrant une série temporelle de 30 ans (1971-2000) est défini pour caractériser les climats et leurs modalités distinctives de variation. Une méthode originale dite d’interpolation locale permet de reconstituer les champs spatiaux continus des variables en question et de les exprimer sous forme de couches d’information gérables par SIG. Il en a résulté 8 types de climats[2].

  • Type 1 : les climats de montagne regroupent tous les lieux où les influences montagnardes et/ou semi-continentale sont prépondérantes, avec un nombre de jours et un cumul élevés de précipitation, une température moyenne inférieure à 9,4 °C et, corrélativement, plus de 25 jours au cours desquels la température minimale a été inférieure à -5° C et moins de 4 avec un maximum supérieur à 30 °C[3].
  • Type 2 : le climat semi-continental et le climat des marges montagnardes regroupent les périphéries montagnardes et s’étend sur de vastes secteurs où les températures sont moins froides qu’en montagne (elles sont cependant, à altitude égale, plus froides que partout ailleurs), les précipitations légèrement plus faibles et moins fréquentes, mais la variabilité climatique sur la normale 1971-2000 tout aussi élevée[4] ;
  • Le climat océanique altéré constitue une transition entre l’océanique franc (type 5) et l’océanique dégradé (type 3). La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an) et chauds soutenu (entre 15 et 23 par an). L’amplitude thermique annuelle (juillet-janvier) est proche du minimum et la variabilité interannuelle moyenne. Les précipitations, moyennes en cumul annuel (800-900 mm) tombent surtout l’hiver, l’été étant assez sec[5] ;
  • Le climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires (environ 11°C en moyenne annuelle, entre 8 et 14 jours avec une température inférieure à -5°C). Les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l’ensemble français[6] ;
  • Type 6 : Le climat méditerranéen altéré. La température moyenne annuelle est élevée, avec des jours de froid en nombre réduit et des jours chauds compris entre 15 et 23/an. La variabilité interannuelle des températures de juillet est minimale : l’été est répétitivement chaud d’une année à l’autre. Le cumul des précipitations annuelles est moyen (800-950 mm) mais elles ne sont pas réparties homogènement[7] ;
  • Type 7 : Le climat du Bassin du Sud-Ouest est caractérisé par une moyenne annuelle de température élevée (supérieure à 13 °C) et un nombre élevé (> 23) de jours chauds tandis que les jours qui présentent un gel inférieur à −5 °C sont rares. L’amplitude thermique annuelle est élevée (15 à 16 °C) et la variabilité interannuelle des températures d’hiver et d’été est faible. Les précipitations, peu abondantes en cumul annuel (moins de 800 mm) et en hiver, le sont un peu plus durant l’été. Elles sont plus fréquentes en hiver (9-11 jours) qu’en été (moins de 6 jours)[8] ;
  • Type 8 : Le climat méditerranéen franc. Les caractères climatiques sont très tranchés, plus que dans chacun des sept précédents climats. Les températures annuelles sont élevées, associées à des jours froids rarissimes et des jours chauds fréquents. L’amplitude interannuelle est élevée (plus de 17 °C entre juillet et janvier) tandis que ces caractères sont très stables d’une année à l’autre. Le rapport très élevé entre précipitations d’automne et précipitations d’été (> 6) est le caractère principal de ce climat. Le cumul annuel des précipitations est faible avec un été aride mais un hiver plutôt bien arrosé malgré un faible nombre de jours de pluie[9].

Zonages de Météo-France (2020)

Zonages climatiques établis par Météo-France en 2020
Zones climatiques.
  • Climat océanique altéré
  • Climat semi-continental
  • Climat de montagne
  • Climat méditerranéen
Régions climatiques.
  • Centre et contreforts nord du Massif Central
  • Ouest et nord-ouest du Massif Central
  • Nord-est du Massif Central
  • Sud-est du Massif Central
  • Bourgogne, vallée de la Saône
  • Moyenne vallée du Rhône
  • Provence, Languedoc-Roussillon
  • Jura
  • Alpes du nord
  • Alpes du sud

Paramètres climatiques

Température

Les différentes séries de données disponibles en région Auvergne-Rhône-Alpes mettent en évidence une évolution des températures moyennes cohérentes avec celle observée à l’échelle nationale. Depuis 1959, l’augmentation de la température moyenne annuelle est de 0,35°C par décennie à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Sur toute la période étudiée, cette augmentation est de 1,61°C en moyenne. Le réchauffement s’est accéléré significativement dans les années 2010 et est visible pour les stations de Vichy (Allier), Le Puy-en-Velay (Haute-Loire), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et Lyon-Bron (Rhône)[10]. Le nombre de jours estivaux (nombre de jours pour chaque année où la température maximale journalière est supérieure ou égale à 25°C) est en augmentation de 5,13 jours par décennie en moyenne à l’échelle de la région et de 24,8 jours au cours de la période 1959-2022 (57 pour la station du Puy-en-Velais)[11]. Parallèlement, le nombre de jours de gel est en diminution de -5,92 jours par décennie en moyenne à l’échelle de la région et de -26,71 jours au cours de la période 1959-2022 (63 ans). La diminution tendancielle des jours de gel ne peut toutefois pas exclure des gels tardifs[12].

Le mont Blanc a enregistré sa température la plus élevée de l’histoire de la météo le avec 10,4 °C à son sommet lors du pic d’intensité de la canicule. Le record précédent de 6,8°C datait de [13].

Précipitations

Il n'a pas été détecté de tendances significatives en matière de précipittions. Seule la station d'Aurillac (15) présente une baisse significative d’environ -31,67 mm par décennie. Le cumul annuel régional est donc relativement constant au cours de la période 1959-2022 (63 ans) ce qui correspond aux tendances observées à l’échelle nationale[14].

Paramètres des stations météorologiques historiques

Par station historique, il convient d'entendre une station qui permet de connaître trois normales climatiques consécutives (1971-2000, 1981-2010 et 1990-2020) sur Infoclimat. Il existe treize stations historiques dans la région.

DépartementStationsTempératuresEnsoleilmtPrécipitations
moy
moyenne
(1991-2020)
maxi
extrême
mini
extrême
Cumul
moyen
Max
en 24 h
Max
en 5 j
Moy > 1 mm[N 1]
AinAmbérieu[15]11,941,2
(24 août 2023)
-26,9
(23 janv. 1963)
1989.21117,5214,1
(17 sept. 1986)
214,9
(sept.)
8,7
AllierVichy-Charmeil[16]11,741,3
(24 juil. 2019)
-26,9
(05 janv. 1971)
1891.7769,1143,0
(19 avr. 1983)
166,4
(avr.)
6,4
ArdècheLanas Syn[17]13,741,8
(23 août 2023)
-10,6
(05 fev. 2012)
2447.41066,6215,0
(07 sept. 2010)
203,7
(oct.)
10,8
CantalAurillac[18]10,538,1
(27 juin 2019)
-24,5
(09 janv. 1985)
2146.31134,7145,8
(5 sept. 2005)
179,0
(sept.)
8,2
DrômeMontélimar[19]14,241,1
(13 août 2003)
-17,2
(22 dec. 1938)
2441.2919,5218,4
(26 sept. 1999)
258,5
(sept.)
10,4
Haute-LoireLe Puy-Loudes[20]9,137,4
(27 juin 2019)
-23,2
(16 janv. 1985)
1951.8682,4201,4
(23 août 1987)
210,8
(août)
6,7
Haute-SavoieMeythet[21]11,138,5
(13 août 2003)
-23,0
(03 janv. 1971)
2069.41211,295,0
(25 sept. 1999)
124,9
(sept.)
9,0
IsèreGrenoble-Saint-Geoirs[22]11,539,5
(13 août 2003)
-27,1
(03 janv. 1971)
2108.8915,1189,2
(25 sept. 1999)
221,3
(oct.)
8,0
LoireSaint-Étienne-Bouthéon[23]11,941,1
(07 juil. 2015)
-25,6
(04 janv. 1971)
2018.4728,3140,0
(27 juin 1983)
158,8
(dec.)
7,4
Puy-de-DômeClermont-Ferrand[24]12,140,9
(26 juin 2019)
-29,0
(14 fev. 1929)
1957.8563,498,0
(5 juin 1986)
148,1
(fev.)
5,7
RhôneLyon-Bron[25]13,141,4
(24 août 2023)
-24,6
(22 dec. 1938)
2049.5820,8105,9
(10 mai 2021)
172,2
(oct.)
8,2
Lyon-Saint-Exupery[26]12,839,9
(13 août 2003)
-20,3
(07 janv. 1985)
1947.5862,5103,4
(10 mai 2021)
187,5
(oct.)
7,8
SavoieChambery-Aix[27]11,940,5
(24 août 2023)
-19,0
(07 janv. 1985)
18951203,9134,1
(7 oct. 1988)
228,0
(dec.)
9,7

Événements météorologiques exceptionnels

Événements historiques

  • 9 octobre 1827 - Pluie de Joyeuse - Du 9 au , un épisode d’une extrême violence s’abat sur l’Ardèche. La rivière connait une de ses crues historiques[28].
  • Novembre 1840 - Crue majeure du Rhône - En , le Rhône connait une crue majeure, qui reste encore une référence aujourd\’hui. Avec celle de , ce sont les 2 crues du fleuve les plus fortes du XIXème siècle[29].
  • Mai 1856 - Une crue majeure du Rhône - En , le Rhône connait une crue majeure, qui reste encore une référence aujourd’hui. Avec celle de , ce sont les 2 crues du fleuve les plus fortes au XIXème siècle[30].
  • 23 septembre 1890 - Inondations en Cévennes - Crue historique de l’Ardèche - En matière de pluviométrie exceptionnelle, l’épisode de constitue, pour l’Ardèche, la référence principale. Les crues que subirent les rivières à cette occasion demeurent, depuis plus de cent ans, les plus fortes jamais observées[31].
  • 12 juillet 1892 - Catastrophe de Saint-Gervais - Une coulée de boue détruit la station thermale et fait plus de 200 victimes[32].
  • 29 septembre 1900 - Inondation de Valleraugue - Fin , une pluie fantastique, approchant les 1000 mm en un jour, se déverse à Valleraugue (Gard), au pied du Mont-Aigoual, dans les Cévennes. L’Hérault et le Tarn connaîssent une crue historique. En basse-vallée du Rhône le fleuve déborde et en Ardèche, la vallée de l’Eyrieux est ravagée[33].
  • Automne 1907 - Inondations répétées sur les Cévennes - Des pluies diluviennes se succèdent de manière très rapprochée sur les départements des Cévennes entraînant des inondations catastrophiques[34].
  • Septembre 1928- Inondations sur les Alpes du Sud - Un épisode durable et intense s’est produit entre le 25 et le sur les Alpes du Sud provoquant de nombreux débordements de rivières[35].
  • 26 juin 1930 - Forte pluie sur les Cévennes - Une forte pluie s’est abattue sur les Cévennes en avec des valeurs, rares pour la saison, dépassant les 250 mm sur l’Ardèche[36].
  • Automne 1933 - Graves inondations sur les Cévennes - Une pluviosité très importante sur les Cévennes : les pluies se succèdent et causent victimes et dégâts. Sur Montpellier et sur les Bouches-du-Rhône se produisent aussi beaucoup d’inondations[37].
  • Novembre 1951 - Inondations en basse vallée du Rhône - Octobre et ont connu une succession d’épisodes pluvieux importants provoquant des débordements de rivières et de très graves inondations en basse vallée du Rhône[38].
  • Juin 1957 - Crues sur le Queyras - Juin 1957 a été extrêmement pluvieux sur les régions méditerranéennes et les Alpes où les débordements de rivières ont été désastreux[39].
  • 3 et 4 octobre 1960 - Le nord-ouest du Massif Central connaît une inondation exceptionnelle - Dans le centre ville d’Aubusson, l’eau de la Creuse déborde à une hauteur de 3 mètres ![40].
  • 9 août 1967 - Orages catastrophiques sur le Sud - Le des orages d’une rare violence accompagnés de pluies très intenses, de fortes rafales de vent et de grêle se sont abattus sur les sud de la France provoquant des victimes et de considérables dégâts[41].
  • 6 au 11 octobre 1970 - Déluge sur les Cévennes et le Roussillon - En ce mois d’ c’est un épisode exceptionnel par son extension spatiale, les cumuls et intensités enregistrés, ainsi que sa durabilité qui touche le Languedoc, puis le Roussillon[42].
  • 5 juillet 1971 - Trombe d’eau sur l’Isère - Ce département connaît le un véritable abat d’eau[43].

Années 1980

  • 20 et 21 septembre 1980 - Inondations sur les hauts-bassins de la Loire - Les précipitations des 20 et ont été exceptionnelles sur le haut bassin de la Loire : avec chaque jour plus de 300 mm sur l’Ardèche[44].
  • 20 septembre 1982 - Intensité record sur Montélimar - Montélimar : soleil, mistral ou nougat ?...Rien de tout cela le où un orage d’une intensité extraordinaire se produit[45].
  • 30 et 31 janvier 1986 - Un épisode majeur de pluie et de neige collante sur le Roussillon - De fortes pluies sur le Roussillon, mais surtout des chutes de neige exceptionnellement denses et abondantes sur le Sud. Le plan ORSEC sera déclenché dans 6 départements : Ardèche, Gard, Aude, Ariège, Pyrénées-Orientales et Lozère[46].
  • 14 juillet 1987 - Catastrophe du Grand Bornand - Un orage très violent dévaste ce camping de Haute-Savoie situé au bord du Borne[47].
  • 16 mars 1988 - Fortes pluies sur le Sud-Ouest - Du 15 au une perturbation traverse le sud-ouest de la France donnant localement des pluies abondantes[48].

Années 1990

  • 13 février 1990 - Avalanche et inondations au nord des Alpes - De fortes pluies associées à la fonte des neiges provoquent d’importantes inondations. Le Rhône connaît un débit important dans sa partie amont[49].
  • 22 septembre 1992 - Vaison la Romaine : la catastrophe - Les 21 et , les régions méridionales sont touchées par un épisode pluvieux très actif[50].
  • Octobre 1993 - Crue majeure en basse vallée du Rhône - Inondations en Camargue - Après un mois d’une pluviosité exceptionnelle et persistante sur le sud-est de la France, le Rhône connait une crue importante dans sa partie aval. Des digues se rompent et des inondations se produisent en Camargue[51].
  • 6 novembre 1994 - Crue du Rhône - Après avoir connu des crues majeures en Camargue en et , le Rhône enregistre à nouveau un débit important dans sa partie aval. Cette crue est due à un épisode cévenol remarquable[52].
  • 13 novembre 1996 - Episode cévenol et crue du Rhône - Après les crues de 1993 et 1994, en , le Rhône enregistre à nouveau un débit important dans sa partie aval. Cette crue est due à un épisode cévenol important[53].
  • 16 au 19 décembre 1997 - Tempête méditerranéenne et inondations - Une violente tempête de sud-est touche l’arc méditerranéen, du 16 au , avec des vents dépassant 140 km/h sur le littoral du Roussillon et du Languedoc. Elle s’accompagne de pluies diluviennes sur les Cévennes[54].

Années 2000

  • 10 mars 2001 - Crue de la Saône - À la suite de précipitations très abondantes depuis le début du mois de , surtout en Bourgogne, Franche-Comté, Ain et Savoie, et des températures très douces pour la saison accentuant la fonte nivale, le Doubs, la Saône et l’Ain entrent en crue à partir du [55].
  • 3 octobre 2001 - Fortes pluies en Artense - De très fortes pluies se sont abattues dans l’après-midi du en Artense et Xaintrie (Cantal)[56].
  • 6 juin 2002 - Fortes pluies sur les massifs du Vercors et de la Chartreuse - Une cellule orageuse de taille réduite mais de forte intensité stagne pendant plusieurs heures au pied des Préalpes, notamment sur la Valdaine (Isère)[57].
  • 8 et 9 septembre 2002 - Catastrophe sur le Gard - Cet épisode est caractérisé par l’importance de la superficie touchée par les fortes pluies et par les cumuls observés. Plus de 5 000 km2 (soit une surface proche de celle du département du Gard) ont recueilli des précipitations supérieures à 200 mm sur ces 2 jours, le maximum avoisinant 700 mm[58].
  • 19 septembre 2002 - Orage sur le Beaujolais - Dans l’après-midi du , de violents orages touchent le département du Rhône, en val de Saône, touchant principalement le Beaujolais avec de très fortes intensités[59].
  • Novembre 2002 - Fortes précipitations sur l’est de la France - Après un mois d’octobre déjà très humide sur le nord-est de la France (record de cumul mensuel de précipitations battu à Colmar), le mois de s’accompagne à nouveau de pluies extrêmement abondantes[60].
  • 26 novembre 2002 - Inondations sur le Sud et crue du Rhône - Novembre 2002 a connu une forte pluviosité sur la façade est de la France, provoquant des inondations dans de nombreux départements du Nord-Est mais aussi du Sud-Est. Le Rhône, comme en septembre, enregistre à nouveau un fort débit[61].
  • 9 au 12 décembre 2002 - Importantes pluies des Cévennes au Languedoc - L’Aude, l’Hérault, la Lozère et le Gard ont connu une période de 4 jours de fortes pluies. Le caractère préoccupant et original de cet épisode n’étant pas, pour une fois, son intensité mais sa persistance sur plusieurs jours de manière quasi ininterrompue[62].
  • 22 et 23 novembre 2003 - Fortes pluies sur les Cévennes - De fortes précipitations ont touché l’arc cévenol du 22 au [63].
  • 4 décembre 2003 - Crues majeures du Rhône et de ses affluents - Début , les régions méditerranéennes ont connu un épisode pluvieux d’une très grande ampleur, à l’origine du débordement de nombreux cours d’eau, notamment le Rhône qui dans sa partie aval a connu une crue comparable à celle de 1856[64].
  • 12 et 13 janvier 2004 - Fortes pluies sur le Cantal - Après un flux d’ouest perturbé froid le , un secteur chaud très actif intéresse le département du Cantal le 13 en donnant de fortes pluies[65].
  • 10 août 2004 - Orages sur les Monts du Lyonnais - En journée du , un front orageux traverse la France du sud-ouest au nord-est[66].
  • 17 août 2004 - Orages sur Gard/Hérault/Ardèche/Vaucluse et Var - De violents orages se sont produits dans l’après-midi du 17 et la nuit du 17 au sur le Sud-Est, notamment sur le Gard, l’Hérault et l’Ardèche en journée du 17 puis sur le Vaucluse et le Var dans la nuit du 17 au 18[67].
  • 14 au 18 avril 2005 - Inondations printanières en Saône-et-Loire - Un temps très perturbé affecte les départements de la Saône-et-Loire, du Rhône et de la Drôme entre les 14 et [68].
  • 18 juillet 2005 - Coup de tabac en Haute-Savoie - L’après-midi du , un orage très dynamique à caractère supercellulaire a frappé de plein fouet le bassin lémanique[69].
  • 5 au 9 septembre 2005 - Pluies diluviennes sur le Gard - Depuis la mise en place de la procédure Vigilance en , c’est la 3ème fois, que le niveau d’alerte rouge pour les précipitations est lancé (1ère : en , 2ème fois en )[70].
  • 26 au 29 janvier 2006 - Neige et pluie sur le Sud-Est - Un important épisode pluvio-neigeux a concerné, du 26 au , une grande partie du pays, en particulier les régions du Sud-Est, nécessitant la mise en vigilance de nombreux départements au cours de cette période[71].
  • 11 octobre 2006- Violents orages sur le sud de la France - Dans l’après-midi du , une goutte froide vient se positionner sur les Pyrénées et génère de violents orages de la Haute-Garonne au Cantal et sur le Languedoc-Roussillon[72].
  • 14 juin 2007 - Orages sur le centre de la France - Ils touchent notamment la Corrèze, le Cantal et la Saône-et-Loire[73].
  • 31 octobre au 2 novembre 2008 - Fortes pluies sur les Cévennes et la Haute-Loire - Déjà bien arrosées lors de l’épisode des 20 et , les Cévennes connaissent à nouveau un épisode de fortes pluies du au [74].

Années 2010

  • 3 juillet 2010 - Orages sur les monts du Lyonnais - Le après-midi, de violents orages éclatent sur le Pilat et l’Auvergne[75].
  • 6 et 7 septembre 2010 - Pluies diluviennes sur le quart Sud-Est - De très intenses pluies se sont produites au cours de ces 2 jours, tout d’abord sur le Gard et le Vaucluse, puis sur l’ensemble des Cévennes. Cet épisode de grande ampleur a eu des répercussions jusque dans la région lyonnaise[76].
  • 1er au 9 novembre 2011 - Déluge sur le Sud - Un épisode majeur touche les Cévennes en début de période. Mais à l’est du Rhône, l’ensemble des départements connaissent des inondations dont les plus graves touchent à nouveau le département du Var, déjà durement frappé en juin[77].
  • 29 juillet 2013 - Violents orages en vallée du Rhône et sur Paca - Dans la nuit du 28 et le au matin de violents orages accompagnés de pluies très intenses et de fortes rafales de vent touchent le Gard, puis la région Paca[78].
  • 5 au 8 août 2013 - Violents orages sur l’Auvergne - Entre le 5 et le , les orages localement violents accompagnés de pluie intense, de fortes rafales de vent et de grêle se succèdent sur les départements du Puy-de-Dôme et de l’Allier[79].
  • 22 et 23 octobre 2013 - Inondations sur l’Ardèche, la Drôme et l’Isère - Les 22 et des précipitations de forte intensité touchent l’Ardèche, la Drôme et le nord de l’Isère provoquant d’importantes inondations[80].
  • 16 au 19 septembre 2014 - Fortes pluies sur les Cévennes - Du 16 au des précipitations diluviennes touchent les départements cévenols provoquant des inondations, des coulées de boue et la disparition de 5 personnes[81].
  • 9 et 10 octobre 2014 - Pluies diluviennes sur le Gard - Dans la nuit du 9 au de violents orages accompagnés de pluies diluviennes touchent sur le centre du Gard[82].
  • 3 et 4 novembre 2014 - Fortes pluies sur les Cévennes et les Alpes-Maritimes - Les 3 et de fortes précipitations orageuses touchent d’abord les Cévennes puis se décalent vers l’est pour affecter les Alpes-Maritimes particulièrement la journée du 4[83].
  • Du 5 au 15 juin 2015 - Orages sur la France - Après un début de mois de juin particulièrement chaud sur la France des orages parfois violents éclatent entre le 5 et le apportant localement d’importantes quantités de précipitations, et parfois de fortes rafales de vent et de la grêle[84].
  • 31 août 2015 - Violents orages sur une partie du pays - Un épisode pluvio-orageux de forte intensité balaie une grande partie de l’Hexagone autour d’un axe sud-ouest/nord-est. Il s’accompagne d’importants cumuls de précipitations et localement de violentes rafales de vent[85].
  • 12 septembre 2015 - Fortes pluies sur l’Hérault - Les 12 et des remontées d’air chaud par la Méditerranée ont généré des cellules orageuses qui se sont heurtées au massif des Cévennes et ont stagné pendant plusieurs heures au même endroit générant un cumul conséquent de précipitations[86].
  • Du 12 au 14 octobre 2016 - Fortes précipitations sur le sud-est de la France - Du 12 au , un épisode de fortes pluies associé à une tempête d’est sur le littoral touche les régions méditerranéennes, entraînant une forte houle et une surcote[87].
  • 13 juin 2017 - Orages violents en Haute-Loire - Le de violents orages accompagnés de pluies diluviennes éclatent en soirée sur la Haute-Loire[88].
  • 4 novembre 2017 - Violents orages sur le Languedoc et le Pays Basque - Le de violents orages s’abattent sur le Languedoc et sur les Pyrénées-Atlantiques[89].
  • 9 août 2018 - Violents orages sur le Sud-Est - Le de violents orages accompagnés d’une trés forte activité électrique et de pluies intenses ont touché le sud-est de la France plus particulièrement le nord du Gard, le sud de l’Ardèche et la région d’Aubagne dans les Bouches-du-Rhône[90].
  • 22 et 23 novembre 2018 - Pluies diluviennes sur le Var - Les 22 et un épisode méditerranéen touche les Cévennes et particulièrement le littoral varois[91].
  • 27 juillet 2019 - Violentes pluies du Jura aux Savoies - Le , la perturbation orageuse qui a traversé le Sud-Ouest la veille, gagne l’est de la France où les orages accompagnés de pluies intenses éclatent[92].
  • 6 août 2019 - Fortes pluies sur Rhône-Alpes - Le après-midi, dans un axe d’air chaud et convergent, de violents orages accompagnés de pluie intense frappent la région Auvergne-Rhône-Alpes[93].
  • 22 au 24 novembre 2019 - Inondations dramatiques sur PACA - Du 22 au des précipitations continues génèrent sur 3 jours des cumuls importants sur le Var et les Alpes-Maritimes, provoquant des inondations catastrophiques[94].

Années 2020

  • 1er juillet 2020 - Fortes pluies sous orages en Auvergne-Rhône-Alpes - Le , de violents orages accompagnés localement de pluie intense,de grêle et de violentes rafales de vent s’abattent dès le milieu d’après-midi sur le Massif central, puis se décalent vers la région Rhône-Alpes[95].
  • 1er au 4 octobre 2020 - Fortes pluies sur l’ouest de la France[96].
  • 9 au 10 mai 2021 - Fortes précipitations sur les Cévennes - Du 9 au , un épisode de fortes pluies touche les Cévennes, les monts du Lyonnais massif Central[97].
  • 10 juin 2021 - Violent orage sur Nantua - Le , des orages se sont formés sur l’Ain et plus particulièrement sur l’Est du département inondant la ville de Nantua[98].
  • 14 septembre 2021 - Fortes pluies sur le nord de Midi-Pyrénées - En soirée et dans la nuit du 14 au de violents orages touchent l’est de l’Aquitaine[99].
  • 25 et 26 septembre 2021 - Pluies sur les cévennes - Dans la nuit du 25 au , un épisode pluvio-orageux actif touche les Cévennes[100].
  • 2 et 3 octobre 2021 - Episode cévenol intense - En cours de nuit du 2 au 3, un épisode cévenol de forte intensité touche le Gard, la Lozère et l’Ardèche[101].
  • 29 au 31 octobre 2021 - Fortes précipitations sur les Cévennes et le Var - Du 29 au un épisode de fortes pluies touche les Cévennes et le sud du Var[102].
  • 11 au 13 mars 2022 - Fortes pluies sur l’Hérault - Episode méditerranéen sur le Roussillon, l’est de l’Aude et l’Hérault[103].

Politique et planification climatiques

Notes et références

Annexes

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