Climat de Paris

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Paris présente un climat océanique dégradé, référencé « Cfb » selon la classification de Köppen. Cette typologie climatique se caractérise par la prédominance de l'influence océanique sur l'influence continentale, se traduisant (données 1981-2010) par des températures minimales moyennes de 15,1 °C pendant les mois d'été (juin à août) et de 3 °C durant la saison hivernale (décembre à février), avec une moyenne annuelle de 8,9 °C. Les températures maximales moyennes oscillent entre 22 °C et 25 °C en été et entre 7 °C et 8 °C en hiver. Le régime pluviométrique se distingue par des précipitations réparties sur 111 jours dans l'année et un temps instable, avec toutefois des cumuls de pluie relativement limités (637 millimètres) par rapport aux régions côtières. Des variations thermiques marquées peuvent néanmoins survenir en période hivernale ou estivale, révélant l'influence du climat continental. Le développement de l'urbanisation et le Changement climatique modifie les conditions climatique en ville. Ces changements ont pour impacts une croissance de la température ainsi qu'une baisse du nombre de jours de brouillard[1],[2].

Description

Température moyenne par décennie à Paris-Montsouris de 1879 à 2008, accélération du réchauffement à partir de 1990.
Temperature change in Paris from 1850 to 2024 from the Berkeley earth dataset
Au parc Paris-Montsouris, sur la période 1881 - 1910 il a gelé en moyenne 56 jours par an. Pour 1971 - 2000, il a gelé en moyenne 25 jours par an.
Températures moyennes mensuelles à Paris-Montsouris de 1891 à 2000, mise en évidence du réchauffement.
Jardin du Luxembourg en été
Température minimales à Paris-Montsouris de 1881 à 2000.
Températures moyennes mensuelles à Paris-Montsouris en 2003 (13,2 °C, la plus chaude année entre 1750 au ) par rapport à 1961-1990.

Ce climat est qualifié d'océanique dégradé en raison de ses écarts annuels de températures plus marqués et de ses précipitations plus faibles par rapport aux zones littorales, dont le climat est parfois qualifié d'hyperocéanique (amplitude thermique annuelle inférieure à 11 °C). À Paris, les surfaces urbanisées génèrent un phénomène d'îlot de chaleur urbain qui élève les températures nocturnes (+2 °C en moyenne annuelle comparativement aux espaces forestiers). Les précipitations, bien que régulières et réparties dans l'année, demeurent modérées dans la capitale.

L'ensoleillement est de 1689.6 h par an ce qui est relativement faible (1 595 heures dans les monts d'Arrée, 2 917 heures à Toulon), la ville étant connue pour son ciel laiteux et souvent voilé, conséquence directe des influences maritimes. Le nombre de jours de brouillard est faible : en moyenne il y en a treize jours par an, en net recul depuis un siècle. Le vent, généralement modéré (cinquante jours avec des rafales supérieures à 50 km/h), est majoritairement de secteur ouest/sud-ouest. Le durant la grande tempête qui a balayé l'Europe, des rafales de 169 km/h ont été enregistrées à la station de Paris-Montsouris. Elles ont dépassé 220 km/h au sommet de la Tour Eiffel et constituent le record absolu de vitesse instantanée depuis les premières mesures météorologiques en 1873.

Les 637,4 millimètres de précipitations se répartissent de manière très égale durant l'année puisque les valeurs extrêmes sont de 41,2 millimètres en février et de 63,2 millimètres en mai. Paris connaît en moyenne 111,1 jours de pluie par an, mais si celles-ci sont fréquentes, elles sont en revanche peu soutenues. Des orages se produisent environ 18 jours par an en moyenne, principalement de mai à août. Il neige environ 12 jours par an en moyenne ; la neige tient rarement plus d'une journée dans Paris intra-muros. Depuis le début des relevés au Parc Montsouris, l'année la plus sèche a été 1921 avec 271,4 millimètres et la plus arrosée 2024 avec plus de 900,9 millimètres. La température dépasse 25 °C 50,04 jours par an en moyenne ; 11,4 jours par an, elle est supérieure à 30 °C. Conséquence de l'urbanisation importante de l'agglomération, la température dans Paris peut être de 4 °C plus élevée que dans les banlieues les plus lointaines durant la nuit et au lever du soleil[3].

Voici la localisation de 15 autres stations en 2013 :

  • 6e Jardin du Luxembourg 46 mètres 48° 50 49,0 N 2° 20 08,8 E
  • 7e Tour Eiffel 319 mètres 48° 51 29,8 N 2° 17 40,2 E décembre 1996
  • 10e Lariboisière 58 mètres 48° 52 58,2 N 2° 21 10,8 E
  • 12e Île de Bercy 50 mètres 48° 49 57,2 N 2° 24 39,8 E
  • 12e arrondissement 54 mètres
  • 12e arrondissement Saint-Antoine 36 mètres
  • 13e arrondissement Salpêtrière 34 mètres
  • 15e arrondissement Vaugirard 57 mètres
  • 15e Pompidou 32 mètres
  • 16e Bagatelle 36 mètres
  • 16e hippodrome de Longchamp à 27 mètres. Elle est ouverte le 1er mars 2007, à 48,854773, 2,233761[4].
  • 17e Batignolles à 45 mètres
  • 19e Buttes Chaumont à 97 mètres
  • 20e Tenon 94 mètres
  • 20e Parc de Belleville à 80 mètres 48° 52 16,8 N 2° 23 05,8 E août 1994
Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station PARIS-MONTSOURIS (75) - alt : 75 m, Situation : 48° 49′ 18″ N, 2° 20′ 16″ E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16,1
05.1999
21,4
28.1960
26
31.2021
30,2
18.1949
34,8
29.1944
37,6
26.1947
42,6
25.2019
39,5
11.2003
36,2
07.1895
28,9
01.2011
21,6
07.2015
17,1
16.1989
42,6
2019
Maximale moyenne 7,6 8,8 12,8 16,6 20,2 23,4 25,7 25,6 21,5 16,5 11,1 8 16,5
Moyenne 5,4 6 9,2 12,2 15,6 18,8 20,9 20,8 17,2 13,2 8,7 5,9 12,8
Minimale moyenne 3,2 3,3 5,6 7,9 11,1 14,2 16,2 16 13 9,9 6,2 3,8 9,2
Record de froid
date du record
−14,6
23.1940
−14,7
02.1956
−9,1
03.1890
−3,5
13.1879
−0,1
07.1874
3,1
10.1881
6
03.1907
6,3
29.1881
1,8
26.1889
−3,8
29.1877
−14
28.1890
−23,9
10.1879
−23,9
1879
Précipitations
Hauteur (mm) 47,6 41,8 45,2 45,8 69 51,3 59,4 58 44,7 55,2 54,3 62 634,3
≥ 1 mm (jours) 9,9 9,1 9,5 8,6 9,2 8,3 7,4 8,1 7,5 9,5 10,4 11,4 108,9
≥ 5 mm (jours) 3,3 2,7 3,1 3 4,2 3,5 3,5 3,6 3,2 3,6 3,9 4,6 42,3
≥ 10 mm (jours) 0,9 0,8 0,8 1,1 2,1 1,7 1,7 1,7 1,1 1,5 1,2 1,4 15,8
Ensoleillement
Heures 59 83,7 134,9 177,3 201 203,5 222,4 215,3 174,7 118,6 69,8 56,9 1 717
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Source : « Fiche 75114001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, edité le : 06/04/2026 dans l'état de la base (consulté le )
7,6
3,2
47,6
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
8,8
3,3
41,8
fév.
12,8
5,6
45,2
mars
16,6
7,9
45,8
avril
20,2
11,1
69
mai
23,4
14,2
51,3
juin
25,7
16,2
59,4
jui.
25,6
16
58
août
21,5
13
44,7
sep.
16,5
9,9
55,2
oct.
11,1
6,2
54,3
nov.
8
3,8
62
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Événements particuliers

Année sans été

Après l'éruption du Tambora en 1815, l'année 1816 est dite l'année sans été dans la plupart des contrées du monde. Les tableaux météorologiques de l'Observatoire de Paris font état de 25 jours de ciel couvert ou très nuageux pour seulement 5 jours de beau temps en juin, 10 jours de pluie, 18 jours de ciel couvert ou très nuageux et 3 jours de beau temps en juillet, 6 jours de pluie, 20 jours ciel couvert ou très nuageux et 5 jours de beau temps en août[5]. Les mauvaises récoltes provoquent des pénuries graves.

Tornade de 1896

Le , une tornade d'une largeur d'environ 300 mètres se forme à 14 h 40 au jardin du Luxembourg et traverse Paris sur 6 kilomètres en direction de la Villette avec des rafales atteignant 220 km/h. Les vents causent des accidents à l'origine de 5 décès et de 70 blessés. Ce phénomène météorologique alors mal connu provoque la stupeur des Parisiens[6].

Canicules

Paris connaît plusieurs vagues de chaleur comme les étés 1636, 1705 et 1718/1719 (700 000 morts dans le royaume de France dont 450 000 en 1719), 1747, 1779, tout comme en 1911, en 1947, en 1976 et 2003. Ces épisodes extrêmes causent souvent de nombreuses victimes à Paris ou dans le pays, soit par le choc thermique soit par les disettes provoquées par les sécheresses[7]. En 2019, la capitale française bat son record absolu de chaleur avec 42,6 °C (enregistré le jeudi à 16 h 32 par Météo-France)[8]. De plus selon une étude de 2023, Paris est la ville en Europe à avoir le plus grand risque de surmortalité tout âge confondu dû aux fortes chaleurs[9]. En revanche lorsque ce risque est calculé pour un échantillon standardisé de 100 000 personnes, les villes italiennes ou grecques sont plus à risque.

En raison du réchauffement climatique, le climat de Paris à la fin du XXIe siècle sera plus chaud[10]. Le nombre de journées estivales par an (température maximale supérieure à 25° C) devrait augmenter de 10 à 60 jours (pour une moyenne annuelle de 49 jours aujourd’hui)[10]. Les canicules sont appelées à devenir plus fréquentes, plus intenses et plus longues, et les hivers plus doux et arrosés[10],[11]. Le nombre de jours très chauds (température maximale supérieure à 30 °C) atteindrait 10 à 45 jours par an à la fin du siècle, contre 10 jours en moyenne au début du siècle[10]. Alors que la période de retour des canicules en région parisienne était d'environ 9 ans entre 1960 et 1989, une ou deux canicules sont à prévoir chaque année entre 2070 et 2099[11]. La durée des vagues de chaleur augmentera également, passant de 5 à 8 jours (écart interquartile) en 1960-1989 à 6-12 jours à la fin du XXIe siècle[11]. Des vagues de chaleur avec des durées exceptionnelles (par exemple 5 semaines) sont attendues à la fin du XXIe siècle[11]. Un été comme celui de 2003, soit le plus chaud jamais observé à Paris avec une température moyenne de 22,6 °C, deviendrait fréquent à la fin du siècle et pour les scénarios les plus pessimistes (sans politique climatique visant à faire baisser ou stabiliser les émissions de gaz à effet de serre)[10].

Données climatologiques depuis 1873 au parc de Paris-Montsouris

Paris-Montsouris a un climat de type Cfb (océanique) avec comme record de chaleur 42,6 °C le [12]. La deuxième plus forte chaleur est enregistrée à 40,5 °C le [13]. La troisième plus forte chaleur à Paris est relevée le avec 40,4 °C[14], soit plus que la maximale de la canicule de 2003 (39,5 °C)[15]. Le record de froid est relevé le à −23,9 °C[16]. La température moyenne annuelle 1981-2010 est de 12,4 °C. La température maximale de la journée la plus froide est le avec −10,5 °C[17].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Température au parc Paris-Montsouris (latitude : 48° 49 24 N longitude : 02° 20 12 E altitude : 75 m[18]).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
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Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en )
Davantage d’informations Mois, jan. ...
Durée d'ensoleillement au parc Paris-Montsouris (latitude : 48° 49 24 N longitude : 02° 20 12 E altitude : 75 m[18]).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
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Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en )


Davantage d’informations Mois, jan. ...
Précipitations et pression au parc Paris-Montsouris (latitude : 48° 49 24 N longitude : 02° 20 12 E altitude : 75 m[18]).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
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Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en )

Température de différentes stations 1981-2010 : chaleur urbaine

Localisation des stations proche de Paris :

  • Pontoise 49° 05 35,3 N 2° 02 13,5 E, 87 mètres
  • Roissy-en-France 49° 00 36,4 N 2° 33 50,5 E, 108 mètres
  • Trappes 48° 46 23,4 N 2° 00 34,2 E, 167 mètres
  • Melun 48° 36 51,5 N 2° 40 25,5 E, 93 mètres
Davantage d’informations Mois, jan. ...
Température de différentes stations proches de Paris 1981-2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
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Source : « données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en )

Différences extrêmes de températures : îlot de chaleur urbain

Les températures à 5 h le  (vent faible, nuit sans nuage et le sans nuage, c'est-à-dire conditions anticycloniques)[19] :

  • Paris - Saint-Germain-des-Prés 10,6 °C (+11,6 °C)
  • Paris - Montsouris 7,8 °C (+8,8 °C)
  • Beauvais −1 °C
  • Villacoublay 7,2 °C (+8,2 °C)
  • Roissy 6,9 °C (+7,9 °C)
  • Neuilly-sur-Marne 6,7 °C (+7,7 °C)
  • Orly 5,4 °C (+6,4 °C)
  • Le Bourget 5,2 °C (+6,2 °C)
  • Sainte-Geneviève-des-Bois 4,7 °C (+5,7 °C)
  • Trappes 4,7 °C (+5,7 °C)
  • Toussus-le-Noble 4,1 °C (+5,1 °C)
  • Rouen 3,1 °C (+4,1 °C)
  • Melun 3 °C (+4 °C)
  • Pontoise 2,3 °C (+3,3 °C)
  • Évreux 2,3 °C (+3,3 °C)
  • Verneuil 2,1 °C (+3,1 °C)
  • Creil 2,1 °C (+3,1 °C)
  • Chartres 1,9 °C (+2,9 °C)

Records

L'hiver 1607-1608 est extrêmement froid : les Parisiens patinent sur la Seine.

Le nombre de jours consécutifs sans gel a été battu entre 2013 et 2014[20]. Il n'a pas gelé entre le (−1,4 °C) et le [21], soit pendant 380 jours consécutifs. Le précédent record de l'arrivée la plus tardive d'un jour de gel après le est la nuit du 3 au (0 °C)[20]. Le nombre de jours de gel en moyenne par an sur la période 1981-2020 est de 25[22].

L'hiver 2013-2014 est le premier sans neige[23]. La neige fait son apparition en moyenne (1981-2010) le [23].

Le record de précipitation tous mois confondus du cumul horaire a été battu le avec 49,2 mm tombés (entre 21 heures et 22 heures)[24]. Le précédent record remontait au avec 47,4 mm[24].

Notes et références

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