Clotilde García Borrero
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Clotilde García Borrero (née à Neiva le et morte à Engativá le ) était une militante féministe du Parti libéral colombien qui a participé à l'acquisition du Droit de vote des femmes[1].
Elle est connue comme une précurseuse du droits des femmes à hériter des biens familiaux et à gérer les biens familiaux sans la tutelle des maris[2], mais aussi du droit à l'éducation[3]. Elle est connue comme la féministe la plus importante et influente de Colombie.
Fragments de l'exposé de Delimiro Brun en 2010
Selon l'œuvre de Moreno et celles de Óliver Lis, García obtient au début des années 1930 divers droits féministes : le droit des colombiennes à hériter et administrer de leurs biens (avec la loi 28 de 1932) et l'entrée des femmes dans l'éducation secondaire et universitaire (décret 1972 de 1933 et lois 1874 et 227 de 1932 et 1933).
Suite à la désapprobation du Congrès International Féminin à ses propositions, notamment sur le droit de vote, elle jeta les bases de ce projet, qui lui serait refusé, pour être consolidé lors du congrès de 1954 avec le soutien de Esmeralda Arboleda (es) au Gouvernement de Gustavo Rojas Pinilla (es) avec l'aide de Josefina Valencia Muñoz.
Delimiro Moreo Calderón dans son œuvre sur Joaquín García Borrero (es) publié dans la revue Huila de la Academia Huilense de Historia dit :
« Don Abelardo, por su parte, no se dejaba influir del pensamiento feminista de su esposa y de conceptos semejantes sobre ellas que exponía su hijo [Joaquín] desde Nueva York. » (« Don Abelardo, quant à lui, ne s'est pas laissé influencé par la pensée féministe de son épouse et les concepts similaires éxprimés par son fils [Joaquín] depuis New-York. »)
« En carta del 20 de mayo de 1917, le escribía Abelardo a Joaquín: ‘Muy curiosa fue la actuación de Miss Rankin en el Congreso Americano cuando se trató de resolver la cuestión con Alemania. En ese arranque tiene Ud. pintada a la mujer. Ellas no pueden servir para resolver negocios graves y sensacionales, porque al instante deja de funcionarles la inteligencia para ser reemplazada por el corazón. Por eso desecho la idea que le ha venido a Ud. de un Senáculo (sic) de mujeres escogidas para resolver cuestiones internacionales. » (« Dans la lettre du 20 mai 1917, Abelardo écrit à Joaquín : "Bien curieux était le comportement de Miss Rankin au Congrès américain quand il s'agit de résoudre la question avec l'Allemagne. Dans cette peinture, vous avez peint la femme. Elles ne peuvent servir à résoudre des négociations graves et sensationnelles car à cet instant l'intelligence cesse de fonctionner et est remplacée par le coeur. C’est pourquoi je rejette l’idée qui vous est venue à l’esprit d’un sénat de femmes choisies pour résoudre les problèmes internationaux. »)
La mère en revanche, selon ce même historien, dans Jaime Ucrós García, Biografía de una Pasión affirme :
« El hombre colombiano no se preocupa por facilitarles, a las mujeres, su trabajo manual, ni por cultivar su inteligencia, y pronto está la joven más bonita, la de más aspiraciones, hecha un jumento y vulgar en toda la extensión de la palabra. » (« L'homme colombien ne se préoccupe pas de faciliter aux femmes leurs travail manuel, ni à la culture de leur intelligence, et rapidement, la jeune femme la plus jolie et ambitieuse est changée en ânesse vulgaire dans tous les sens du terme. »)
« Doña Clotilde, en su madurez, llevará al terreno de la lucha política estas ideas por la liberación femenina desarrolladas en todo el país al amparo del gobierno de Enrique Olaya Herrera, primero, y luego en el gobierno de Alfonso López Pumarejo, en la cual colaborarán su primo César García Alvarez y su hermano Joaquín García Borrero como dirigentes políticos y parlamentarios. » (« Dans ses dernières années, Doña Clotilde allait porter ces idées de libération des femmes, développées dans tout le pays sous le gouvernement d'Enrique Olaya Herrera, puis sous celui d'Alfonso López Pumarejo, sur le terrain de la lutte politique, avec la collaboration de son cousin César García Alvarez et de son frère Joaquín García Borrero en tant que dirigeants politiques et parlementaires. »)

Durant le domaine de la renaissance et du gouvernement du parti conservateur, au pouvoir depuis 1886, le rôle de la femme dans la société se résume à être fille, épouse et mère, soumise à l'autorité des hommes, pères et mêmes fils, comme le veulent les hommes d'église. Depuis le début de la campagne libérale pour la reconquête du pouvoir détenu par les conservateurs depuis 45 ans, elle s'implique dans la candidature de Enrique Olaya Herrera.
De manière à ce que, lors de l'arrivée au pouvoir des libéraux en 1930, elle pouvait espérer une grande avancée pour les droits des femmes. La tâche n'est pas facile car chez les libéraux aussi, on trouve des machistes qui sont opposés à la participation des femmes dans la vie publique et d'autant plus dans la vie politique.
Le premier projet présenté par le nouveau gouvernement au Congrès est sur le "régime des contrats de mariage" pour donner à la femme mariée l'autonomie de son patrimoine, ce qui lui donne le droit de demander la séparation totale ou partielle des biens quand elle le souhaite sans avoir à fournir d'explication. Le projet est défendu et analysé par Ofelia Uribe de Acosta au Congrès International Féminin réuni en décembre 1930 à Bogota, mais n'est pas approuvé par le Congrès. Ses détracteurs arguent : "Il s'agit du financement de l'adultère", "Cela peut amener au démantèlement de la famille et de l'Etat saint et chrétien que la morale et la vertu de nos femmes ont cultivé", "[il s'agit du] rejet de l'éducation et de l'idéologie chrétienne qui font l'essence du peuple colombien, la morale et les coutumes ancestrales de notre race".
Laureano Gómez, Silvio Villegas, Luis Ignacio Andrade (es) et Guillermo Valencia entre autres s'opposent au projet. Ces sénateurs donnent constamment un vote négatif car "le nouveau statut affectera grandement la stabilité du foyer colombien et va directement contre l'unité conjugale, base et soutien du mariage catholique".
Effrayées par ces attaques, les femmes n'ont pas défendu autant qu'attendu le projet. C'est là qu'a agit Clotilde García Borrero de Ucrós, qui était alors mariée, mûre et avec plusieurs enfants. "Une seule femme, Clotilde García Borrero de Ucrós, comme Ofelia Uribe de Acosta le racontera plus tard, s'est engagée à faire approuver cette réforme qui donna l'inertie nécéssaire à un petit groupe de dames qui firent souvent pression à la Chambre et au Sénat de la République pour faire pression".
Olaya Herrera, étonné du talent et dynamisme de cette femme, lui a envoyé un message autographé qu'elle conservera fièrement.
Famille

Elle faisait partie d'une famille aristocratique du département de Huila, fille du propriétaire immobilier Abelardo García Salas et de la féministe María Inés Borrero Álvarez qui se marient en 1887. Sa fraterie est composée de Joaquín García Borrero (historien, ingénieur, sociologue, poète, politicien et Franc-maçon grade 33), César, Susana, Luis Carlos, Inés, Tomás y Isabel García Borrero.
Son père était le fils de Joaquín García Bernabeu, gouverneur de la province de Neiva, marié à Zoila Rosalía Salas Herrera, qui était la nièce du martyr Benito Salas Vargas (es). Sa mère était la nièce de Tomás Borrero Falla et Clotilde Álvarez Riveros, sœur du politicien libéral Francisco Eustaquio Álvarez (es).
Sa mère était la soeur du peintre Ricardo Borrero Álvarez (es), qui a développé le style paysagiste en Colombie.
Références
- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Clotilde García Borrero » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (es) Compañera y no sierva (lire en ligne)
- ↑ (es) Andrés Óliver Ucrós y Licht, « De la historia de Clotilde a la histeria del 8M », (consulté le )
- ↑ (es) Patricia Bastidas Mora, LOS DERECHOS DE LAS MU.JERES EN PERSPECTIVA HISTORICA COMPARADA Y LA INFLUENCIA DE UNA CULTURA PATIRIARCAL Y ANDIROCENTRICA EN LA CONFORMACION DEL ORDENAMIENTO .JURIDICO (lire en ligne)