Clovis Grimbert
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Clovis Maxime Joseph Grimbert |
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Clovis Grimbert, né le à Érin dans le Pas-de-Calais et mort pour la France à Courcelles-Epayelles dans le département de l'Oise, le , est un poète et journaliste français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Clovis Maxime Joseph Grimbert, né le à Érin[1], est le fils de Gustave Grimbert (1851-), tonnelier, et de Séraphine Bracquart (1856-1939)[2].
En 1907, il s'installe à Saint-Pol-sur-Ternoise où il exerce la profession de clerc de notaire. Attiré par le journalisme et la littérature, il collabore au journal de l'arrondissement, L'Abeille de la Ternoise, y écrivant nouvelles, poèmes, revues et critiques dans les rubriques intitulées D'Estoc et de Taille et Ternois-Revue. Il signe sous différents pseudonymes : C. G. de la Vallée, C. Benjamin, C. du Terdick ou Djenanine. En 1908, il contribue à la fondation des Rosati du Ternois et collabore à leur bulletin, Le Renouveau[1]. Il écrit des articles d'actualité pour le Journal de Saint-Pol, sous le pseudonyme de Jehan de la Glèbe, et des poèmes pour La Vie arrageoise, signés C. G. du Ternois[3].
En , il commence son service militaire à la 12e section de commis et d'ouvriers militaires d'administration. Passé caporal en , puis sergent en septembre, il est envoyé en congé de ses obligations militaires fin [4].
Il épouse Claire Sophie Léocadie Leroy (1889-1978) à Érin le [5]. La même année, l'harmonie municipale de Saint-Pol lui demande d'écrire des revues. Il compose Saint-Pol… en cinq secs, qui est jouée dans la commune en mars et en avril et Nous sommes de revue…! jouée en [3].
Rappelé à la mobilisation au début de la Première Guerre mondiale, il est d'abord incorporé au 73e régiment d'infanterie qui part de Béthune et va jusqu'à la frontière belge. En , il quitte Saint-Astier où son régiment est au dépôt pour le 37e régiment d'infanterie à Decize, puis le 17e bataillon de chasseurs à pied à Châlons-sur-Saône en , avant d'être nommé sergent-fourrier au 120e bataillon de chasseurs à pied en [3],[4].
Alors qu'il est secrétaire du chef de corps, il entreprend la publication d'un journal de tranchée, Le 120 "court" dont le premier numéro parait en Alsace le [3]. Le journal comptera 46 numéro, dont les trois quarts des articles sont rédigés Clovis Grimbert. Les articles sont des contes humoristiques, des blagues, des potins, des chansons et poèmes[6]. Une semaine après, il est blessé d'un éclat de grenade à la main gauche lors du combat du Lingehopf[4].
Devenu sous-lieutenant en [7], Clovis Grimbert est tué par un éclat d'obus pendant la bataille du Matz, à Courcelles-Epayelles, le , lors de l'assaut du plateau de Méry[8],[6],[9],[10]. D'abord inhumé au cimetière militaire de Brunvillers-la-Motte, sa dépouille a été transférée dans la tombe familiale du cimetière d'Héricourt[11].
Sa citation à l'ordre de l'armée le décrit en ces termes : « Officier plein d'entrain et d'esprit de décision. La majeure partie de son personnel ayant été intoxiqué le par les gaz, n'en a pas moins continué à assurer son service dans des conditions particulièrement pénibles et sous de violents bombardements par obus toxiques, explosifs et incendiaires. »[12]
Le 120 "court"
- Le 120 "court", années 1915-1918 du n° 1 () au n° 46 (), manque le n° 45, consultables sur les Archives départementales de la Côte-d'Or.
- Le 120 "court", exposition virtuelle sur les journaux de tranchées de la ville de Besançon, 2015.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume
Croix de guerre -, palme d'argent
Hommages
- Le nom de Clovis Grimbert est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[13].
- Son nom figure sur les monuments aux morts d'Érin et de Saint-Pol-sur-Ternoise[14].
- La commune d'Érin a inauguré une place Clovis Grimbert le .