Cluster17
entreprise de sondages française
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Cluster17 est un institut de sondages français implantée en France, en Italie[2], en Espagne[3] et en Belgique[4], fondé en novembre 2021 par Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier.
| Cluster17 | |
| Création | et [1] |
|---|---|
| Fondateurs | Jean-Yves Dormagen (d) |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] |
| Siège social | Montpellier |
| Directeurs | Jean-Yves Dormagen (d) |
| Activité | Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (d)[1] |
| SIREN | 909964637 |
| Site web | cluster17.com |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Cette société de sondage se distingue par sa méthodologie qui consiste à segmenter la population française en « clusters ».
Histoire
Le 9 novembre 2021, l'institut est lancé, via un site web définissant les 16 groupes d'opinion de la population française, et un test permettant de trouver son cluster[5].
En janvier 2022, dans le cadre des élections présidentielles françaises, l'hebdomadaire Marianne devient le partenaire exclusif de Cluster17[6].
Depuis 2024, Cluster17 est le partenaire de l'hebdomadaire Le Point. L'institut réalise des baromètres ainsi que des sondages d'intentions de vote pour ce magazine[7],[8].
Méthodologie
Cluster17 propose de regrouper la population française en seize groupes d'opinion, appelés « clusters ». Ces groupes sont basés sur les opinions de la population sur des sujets clivants, et ne tiennent pas compte du clivage traditionnel entre la gauche et la droite[9]. L'appartenance à un cluster se base sur trois thèmes : l'identité ou la culture, la radicalité ou la stabilité et l'économie et le social. Il est possible de connaître son appartenance à un cluster en répondant à un test de 30 questions, portant sur des propositions clivantes de mouvements politiques français[10].
À ses débuts, l'institut n'utilisait pas de panels en ligne et avait recours à l'envoi massif de courriels à des adresses électroniques achetées à des courtiers en données[11] afin de sonder la population. Depuis 2023, l’institut réalise ses sondages depuis son panel propriétaire[12].
Controverses
Lors des élections présidentielles de 2022, la Commission des sondages a exprimé des doutes sur la qualité des sondages de Cluster17, en raison de la représentativité des échantillons utilisés. Ces échantillons provenant d’adresses électroniques achetées à des courtiers en données, sans garantie sur l’origine ou la qualification des répondants[13]. La Commission a également relevé l’absence de procédures de contrôle pour identifier et corriger les biais dans les réponses obtenues.
La Commission des sondages a également critiqué Cluster17 pour ne pas avoir indiqué les marges d’erreur dans certaines de ses publications, en violation de la loi organique n°2021-335 du 29 mars 2021. Elle a mis en garde les lecteurs sur la fiabilité limitée des sous-échantillons utilisés pour les clusters, dont la taille peut être inférieure à 50 personnes[14].
En réaction, le magazine Marianne, partenaire de l'institut, s'est défendu en affirmant que chaque sondage est accompagné d’une notice méthodologique détaillée et accessible librement[15].
Considérant que la mise au point ne reposait sur aucune preuve ni aucun élément factuel, Cluster17 a attaqué la décision de la commission des sondages pour abus de pouvoir devant le Conseil d'État[16]. Le rapporteur public du Conseil d’État a, lors de l'audience du 25 novembre 2022, soutenu la société de sondages contre l'autorité de régulation[17]. Le Conseil d'Etat rejette la requête de Cluster 17 [18]
Jean-Yves Dormagen conteste les arguments de la Commission en considérant qu’ils ne reposent sur aucun « élément factuel » et demande que Cluster17 soit jugé sur ses résultats[19].
Depuis 2022, Cluster17 a réalisé des estimations satisfaisantes malgré les critiques initiales[20]. Le site spécialisé Datapolitics l’a classé deuxième meilleur institut pour l'élection présidentielle de 2022[21].