Clément Huart
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Ancien 1er arrondissement de Paris
16e arrondissement de Paris
| Naissance |
Ancien 1er arrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Activité principale | |
| Distinctions |
Officier de la Légion d’honneur |
Œuvres principales
- Grammaire élémentaire de la langue persane (1899)
- Histoire de Bagdad dans les temps modernes (1901)
- L’Iran antique. Elam et Perse, et la civilisation iranienne (1943)
Clément Huart, né Marie-Clément Imbault-Huart à Paris le , où il est mort le , est un orientaliste, éditeur et traducteur de textes persans, turcs et arabes.
Fils d'avocat, Clément Huart commence à étudier l'arabe à quatorze ans avec Armand Caussin de Perceval. Diplômé d'arabe, de persan, de turc et de grec moderne à l'École des langues orientales, il poursuit ses études à l'École pratique des hautes études, où il écrit sa thèse, qui est une traduction du Traité des termes relatifs à la description de la beauté de Chéref-Eddîn Râmi (Bibliothèque de l’EPHE, fasc. 25, 1875).
Entré au ministère des Affaires étrangères, il est envoyé comme élève-drogman au consulat de France à Damas (1875-78) et est par la suite consul à Constantinople (1878-98). Après la mort de Charles Schefer (1898), il occupe la chaire de persan à l’École des langues orientales, où Henri Massé lui succède (1886-1969). En 1908, il est nommé directeur d’études pour l'Islam et les religions de l'Arabie à l'EPHE.
En , il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dont il devient président en 1927. Il est également membre de la Société asiatique (1898, vice-président 1916-1926) et de l'Académie des sciences coloniales, président de la Société de linguistique (1903-1904, 1918) et de la Société d’ethnographie.
Travaux

Favorisé par une bonne connaissance des langues européennes, les travaux de Clément Huart dans le champ des études arabes, persanes et turques ont été particulièrement appréciés en leur temps. D'après ses contemporains, ses préférences personnelles allaient à l'arabe, et il connaissait mieux le turc que le persan, qu'il prononçait avec un accent turc[1].
E. G. Browne (en) le cite fréquemment pour ses contributions à l'étude de la dialectologie persane, à la linguistique et à l'histoire littéraire, et relève notamment le refus d'Huart d’appliquer le terme “dari” aux dialectes persans, qu'il inclut plutôt sous l’appellation générale de « pehlevi musulman » ou de « médique moderne »[2].
Ses œuvres, peu ou pas rééditées, gardent aujourd'hui de leur intérêt, bien qu'elles soient en partie dépassées. Plusieurs de ses contributions à la première édition de l'Encyclopédie de l'Islam furent reprises dans la seconde édition, parfois révisées, et avec une bibliographie complémentaire.
