En 23 av. J.-C., Auguste lui offre et le prie d'accepter le consulat suffect à ses côtés[3]. De retour d'Hispanie, l’empereur est gravement malade, et il décide de remettre son sceau authentifiant les actes officiels à Marcus Vipsanius Agrippa en présence de tous les magistrats et des principaux sénateurs et chevaliers de la Ville. Par contre, il remet ses documents militaires et financiers, ainsi que ses archives, à son nouveau co-consul Calpurnius Piso. Si l'empereur décède, Agrippa, à titre privé, hérite de la fortune du Prince et de sa clientèle, tandis que le Sénat et le Peuple romain récupère officiellement ses pouvoirs par l'intermédiaire de Piso, qui serait le seul consul si l'empereur meurt et qui est, par ailleurs, un ancien fervent républicain tout juste rallié. Cependant, c'est bien Agrippa qui récupèrerait une position forte à la suite de ces dispositions prises par l'empereur, qu'il aurait pu transmettre au neveu de l’empereur, Marcus Claudius Marcellus, lorsque ce dernier et le peuple auraient été prêts[5],[6].