Coalition anti-Hitler
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On entend par coalition anti-Hitler (en anglais Anti-Hitler coalition ou Grand Alliance, en russe Антигитлеровская коалиция) l’alliance militaire entre les trois grandes puissances alliées que sont l’Union soviétique, le Royaume-Uni et plus tard les États-Unis en réponse aux assauts militaires menés par les forces de l’axe que sont le Troisième Reich (dirigé par Adolf Hitler), le royaume d’Italie et l’empire du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sécurité collective
Avant la Seconde Guerre mondiale, les démocraties d’Europe de l’Ouest mettent en place plusieurs tentatives d’intégration de l’Union soviétique dans un système de sécurité collective. Cette volonté est rendue possible par l’adhésion en 1934 de l’URSS à la Société des Nations, dont la création est principalement soutenue par Franklin D. Roosevelt. Avec l’arrivée au pouvoir de ce dernier en 1933, la politique extérieure américaine entre dans une phase d’important soutien au régime soviétique. L’une des premières actions de Roosevelt est la reconnaissance de l’Union soviétique ; décision qui va tracer la voie vers l’entrée de l’URSS dans la Société des Nations. Les précédents gouvernements américains avaient toujours refusé en raison des différences inconciliables entre les deux systèmes politiques et de la brutalité avec laquelle les cadres du parti communiste usaient de leur pouvoir.
À la suite de cela, un pacte d’assistance mutuelle est conclu le entre la France et l’Union soviétique, qui se dresse contre le revanchisme allemand. Pendant la crise des Sudètes en 1938 et celle de Dantzig en 1939, qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique et les puissances d’Europe de l’Ouest soumettent déjà l’idée d’une coopération militaire contre l’Allemagne nazie. Les points de vue divergent néanmoins quant au sérieux avec lequel les deux puissances voient ces tractations. Après l’échec des négociations en raison de la réticence du gouvernement polonais à laisser les troupes soviétiques traverser ses frontières, Joseph Staline opère un tournant majeur concernant sa politique extérieure et choisit de mettre en place un pacte mutuel de non-agression temporaire avec son ennemi juré, le nazisme[1],[2].
Pacte germano-soviétique
Entre 1939 et 1949, la signature du pacte germano-soviétique et l’invasion soviétique de la Pologne, mais également la déclaration de guerre de l’URSS à la Finlande ainsi que l’annexion des pays baltes dans la confusion en Europe de l’Ouest ont mené à un renforcement de la voix antisoviétique au Royaume-Uni. En , l’Union soviétique est exclue de la Société des Nations après avoir déclaré la guerre à la Finlande, et sera le seul pays dans toute l’histoire du traité à en être expulsé. Une frappe militaire est entre-temps envisagée sous forme de raid aérien sur un gisement de pétrole dans le Caucase, car l’URSS est presque perçue comme une alliée de l’Allemagne.
L’URSS tient, quant à elle, le Royaume-Uni pour responsable de la déclaration et de l’expansion de la guerre et parle même de « folie criminelle » quant au fait d’avoir déclaré la guerre à l’Allemagne. Les États-Unis sont accusés d’attiser les flammes de la guerre en Europe au moyen d’une « neutralité hypocrite » et d’être devenus les fournisseurs d’armes de la Grande-Bretagne et de la France.
Winston Churchill, le Premier ministre britannique à partir de , se pose, dès les prémices du conflit, comme un fervent opposant au communisme, ce qu’il illustre entre autres dans son livre The World Crisis paru en 1930 à travers une référence aux hommes ayant péri depuis 1917 en Russie soviétique puis dans l’Union soviétique.


