Dans Les Cavaliers, pièce satirique du dramaturge comique athénien Aristophane, Démosthène s'adresse à un marchand de saucisses et lui dit : « Continuez à faire exactement ce que vous faites : vous mêler d'affaires publiques et toujours gagner le peuple à la flatterie. Le reste est tout à fait digne d'un démagogue : vous avez une voix odieuse, une nature perverse et vous êtes un homme du marché. Vous possédez tout ce qui est nécessaire à la politique. Les oracles vous sont favorables, même celui de Delphes ; mais couronnez et libez Coalémos ! »[5]
De nombreuses traductions ajoutent « le dieu de la stupidité » vers la fin de ce discours manifestement satirique de Démosthène, mais cette mention est absente du texte grec original[5].
Dans sa Vie de Cimon, le philosophe grec Plutarque écrit : « …Cimon avait la réputation d’être dissolu et buveur, et de tenir de son grand-père (Cimon Coalémos), qui, dit-on, en raison de sa simplicité, était surnommé Coalémos (le Simple d’esprit)… » [6]
D’après le contexte, on peut supposer que Coalémos était le nom donné au grand-père de Cimon, qui portait également le nom de Cimon. Plutarque ne donne aucune indication selon laquelle Coalémos ferait référence à une divinité ou à un démon.