Col de Font-de-Cère
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| Col de Font-de-Cère | |||
| Altitude | 1 290 m[1] | ||
|---|---|---|---|
| Massif | Monts du Cantal (Massif central) | ||
| Coordonnées | 45° 05′ 07″ nord, 2° 43′ 59″ est[1] | ||
| Pays | |||
| Vallée | Vallée de la Cère (ouest) | Vallée de l'Alagnon (est) | |
| Ascension depuis | Saint-Jacques-des-Blats | Laveissière | |
| Déclivité moy. | 5,8 % | ||
| Kilométrage | 3,3 km | ||
| Accès | D 67 et RN 126 | Route impériale 126 | |
| Fermeture hivernale | décembre à mai | ||
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Le col de Font-de-Cère est un col routier français, à 1 290 mètres d'altitude, situé dans les monts du Cantal, dans le département du même nom, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Font-de-Cère se dit Fònt de Cera en auvergnat signifiant « sources de la Cère ». En effet, c'est ici que la Cère prend sa source.
Géographie
Le col se trouve entre le puy de Massebœuf et le puy Griou, et permet de basculer de la vallée de l'Alagnon (commune de Laveissière) à la vallée de la Cère (commune de Saint-Jacques-des-Blats).
Histoire
Le col était, avant la percée du tunnel du Lioran, un lieu de passage important mais redouté. Il était réputé infranchissable en hiver, avec des congères de trois mètres empêchant souvent tout passage pendant neuf longs de l'année. L'été, il était essentiellement fréquenté par les troupes royales, et était redouté à cause du passage dans la forêt du Lioran, occupée par les loups et de nombreux brigands. Le fréquenter était très dangereux comme en témoignaient les nombreuses croix en bois et en fer le long de la route, en mémoire des personnes attaquées ou surprises par les rigueurs de l'hiver. Malgré un franchissement plus facile, ces caractéristiques poussaient la grande partie des voyageurs à reprendre le tracé de l'ancienne voie romaine (Via Celtica) qui traversait les monts du Cantal. Après la percée du tunnel du Lioran, le premier tunnel de France et le plus long du monde à l'époque, le col n'est plus fréquenté.
Avec la naissance de la station du Lioran, le col est à nouveau fréquenté et on y construit, dans les années 1950, le buron de Font-de-Cère qui fut pendant quelques années la colonie de vacances de la ville du Mans.