Col de l'Alpe (massif des Écrins)
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| Col de l'Alpe | |||
Le col de l'Alpe et la station des Deux Alpes vus depuis le pic Blanc au nord. | |||
| Altitude | 1 652 m[1] | ||
|---|---|---|---|
| Massif | Massif des Écrins (Alpes) | ||
| Coordonnées | 45° 00′ 49″ nord, 6° 07′ 29″ est[1] | ||
| Pays | |||
| Vallée | Oisans (nord) | Vallée du Vénéon (sud) | |
| Ascension depuis | Mont-de-Lans | Venosc | |
| Déclivité moy. | 6,2 % | ||
| Déclivité max. | 10,7 % | ||
| Kilométrage | 9,8 km | ||
| Accès | D213 | sentier puis D213 | |
| Fermeture hivernale | aucune | ||
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Le col de l'Alpe est un col de montagne de France situé en Isère, dans le massif des Écrins. Il tient son nom de la présence d'un alpage ou alpe dont les deux hameaux d'altitude ont donné naissance à la station de sports d'hiver des Deux Alpes.
Le col de l'Alpe est situé dans le sud-est de la France, dans le massif des Écrins, au cœur de l'Oisans[2]. Il forme un ensellement relativement évasé à 1 652 mètres d'altitude[1],[3], orienté nord-sud et long d'environ deux kilomètres[2],[4]. Ce vallon suspendu au-dessus des vallées de la Romanche au nord et du Vénéon au sud est dominé par les montagnes du Fioc (2 106 mètres) et de Pied Moutet (2 339 mètres) à l'ouest et la montagne de Rachas (2 748 mètres) et la Grande Aiguille (2 181 mètres) à l'est[2]. Ce relief s'est formé à la suite de la prise en tenaille de terrains sédimentaires faiblement plissés entre deux blocs de socle cristallin[4]. Ces schistes du Jurassique inférieur constituent les montagnes encadrant le col et les terrains du col en lui-même, le socle cristallin étant notamment représenté par Pied Moutet[4],[5]. La nature relativement friables de ces roches constituant le col sont à l'origine de l'érosion marquée des extrémités de l'ensellement, notamment au sud au-dessus de Venosc[4]. La forme évasée du col est façonnée lors des différentes glaciations, les glaciers de la Romanche et du Vénéon venant déborder sur le col de l'Alpe depuis leurs vallées respectives lors des maximums glaciaires, le recouvrant alors sous plusieurs centaines de mètres de glaces[6],[7].
D'un point de vue administratif, le col forme le cœur de la nouvelle commune iséroise des Deux Alpes créée le par fusion des communes de Mont-de-Lans et de Venosc dont l'ancienne limite communale passait juste au sud du col[1]. Son seul accès routier par la route départementale 213 se fait depuis la route départementale 1091 au barrage du Chambon via le village de Mont-de-Lans sur son ubac[2]. Cette route franchit le col mais s'interrompt au sommet de son adret, celui-ci étant trop raide et les terrains trop instables pour l'aménagement d'un axe routier[4] ; seul un sentier de randonnée et une télécabine permettent un accès jusqu'au col depuis Venosc au sud[2].
Histoire
Ancien alpage utilisé en commun par les agriculteurs des villages de Mont-de-Lans et de Venosc qui y emmenaient leurs troupeaux en estive, les anciens hameaux de l'Alpe de Mont-de-Lans et de l'Alpe de Venosc sont le point de départ de la création de la station de sports d'hiver des Deux Alpes à partir du milieu du XXe siècle[8]. Le col constitue ainsi le lieu d'installation des premiers équipements touristiques et des remontées mécaniques. Par la suite, le domaine de la station s'est notamment étendu vers l'est jusqu'à atteindre le col du Jandri puis les glaciers de Mont-de-Lans et de la Girose au pied du pic de la Grave[8].