Colard Mansion
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Colard Mansion (ou Colart Mansion, en latin : Colardum Mansion), né avant 1440 et mort après , est un copiste, calligraphe, enlumineur, libraire, traducteur et imprimeur originaire des Flandres, l'un des premiers à avoir imprimé des livres en langue française et à utiliser la gravure sur cuivre pour illustrer des ouvrages.
Colard Mansion commence sa carrière en tant que copiste. Installé à Bruges tout comme Jean Brito, il est connu dans cette ville entre 1440 et 1454 également comme libraire, calligraphe et miniaturiste. Il y pratique le négoce de manuscrits auprès de commanditaires fortunés. En 1467, il produit la copie du Romuleon d'après une traduction de Jean Miélot. Il aurait quitté Bruges vers 1469-1470 et on soupçonne que c'est alors qu'il se serait formé à l'imprimerie dans une ville allemande[réf. nécessaire]. Il aurait travaillé aux côtés de William Caxton, venu à Bruges vers 1473, les deux hommes associant leurs noms à celui de Johann Veldener pour produire le Recuyell of the Historyes of Troye de Raoul Lefèvre (v. 1474-1475) qui est le premier livre imprimé en langue anglaise[1].
Selon Paul Dupont[2], il introduit la typographie à Bruges et y imprime entre 1475 et 1476 une version en français (et non plus en latin) du Jardin de dévotions, à peu près en même temps que Pasquier Bonhomme, qui lui, produit à Paris Les Chroniques de France, et Barthélemi Bayer, qui, à Lyon, imprime en français La Légende dorée. Cette même année, il publie le Livre de la Ruyne des hommes et des femmes de Boccace en y réservant des espaces vierges dans la mise en pages afin d'y coller les illustrations exécutées au burin[3]. Jusqu'en 1484, Mansion imprime à Bruges d'imposants volumes illustrés[4], considérés comme des incunables et conservés notamment à la Bibliothèque publique de Bruges (Openbare Bibliotheek Brugge)[5].
Mansion prend de plein fouet la crise économique qui frappe Bruges à la suite de la disparition de l'État bourguignon après la mort de Charles le Téméraire (1477), et l'on perd sa trace après , et il serait allé, d'après certaines sources, en Picardie du côté d'Abbeville.
L'un de ses derniers travaux recensés a été imprimé en collaboration avec Gerard Leeu, Le dialogue des créatures (Dialogus creaturarum) pour lequel Mansion traduisit cinq textes du latin. On connaît de lui à ce jour une vingtaine d'ouvrages.
