Colette Kreder

entrepreneuse et militante féministe française From Wikipedia, the free encyclopedia

Colette Kreder, née James le à Commer et morte le à Puteaux[1], est une entrepreneuse et féministe française. Elle est à l'origine de la création du réseau « Demain la Parité » et de l'association Femmes et sciences.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
PuteauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Colette Juliette Françoise JamesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Colette Kreder
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
PuteauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Colette Juliette Françoise JamesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
EPF (jusqu'en )
EPFVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Chercheuse (jusqu'en ), ingénieure-conseil (-), directrice (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinctions
Fermer

Biographie

Fille d'un maréchal-ferrant et d'une commerçante, Colette Juliette Françoise James est élève de l'École polytechnique féminine (EPF), dont elle sort diplômée en 1957.

Carrière professionnelle

Colette Kreder est alors recrutée par le ministère de l'Air (Défense) où elle est jusqu'en 1964 chargée de la recherche avancée sur les composants électroniques. En 1964, elle entre dans l'entreprise Lignes télégraphiques et téléphoniques (LTT). Elle crée ensuite sa société, la Soredi, devenant une des premières femmes créatrices d'entreprise de l'époque, tout en restant ingénieur-conseil chez LTT jusqu'en 1979.

En 1980, elle prend la direction de l'EPF, fonction qu'elle assure jusqu'en 1994[2]. Elle transforme complètement l'école, l'amenant à un niveau international : passage de la formation à cinq ans en 1984, création d'un département international en 1986, création de la Fondation EPF reconnue d'utilité publique en 1991, première formation bi-diplômante avec l'Allemagne en 1993 et passage à la mixité en 1994.

Engagement féministe

À la fin des années 1980, Colette Kreder entre au Conseil national des femmes françaises (CNFF)[3] et en devient trésorière[4]. En , elle co-organise à l'Assemblée nationale avec la députée et sociologue Françoise Gaspard une réunion d'information sur la parité pour les organisations féminines et féministes. Plus de quarante-cinq associations assistent à cette rencontre.

Avec Françoise Gaspard et Claude Servan-Schreiber, elle fonde l'association « Action pour la parité » en 1992. Elle organise une rencontre à l'Assemblée nationale pour faire connaître la charte adoptée au congrès européen « Femmes et pouvoir » qui s'est déroulé à Athènes, et intègre l'exigence de parité dans les lieux de décision. En , elle publie avec Françoise Gaspard et Claude Servan-Schreiber la première étude sur les femmes dans les élections, exhibant le faible taux de candidature des femmes au premier tour des élections législatives de la même année avec 19,6 % de femmes, et moins encore dans les partis de gouvernement. Cette information ouvrira le journal télévisé et démarrera la mobilisation des associations féministes face à la place des femmes, 5,6 % sont élues députées, ce qui place la France avant-dernière en Europe[5].

Le réseau informel « Demain la Parité » lui succède en 1994 et comprend des associations telles que l'Association française des femmes diplômées des universités, « Elles aussi », l'Action catholique générale féminine, Parité-Infos, les Guides de France, l'Union féminine civique et sociale, l'Union professionnelle féminine, le Conseil européen de l'organisation internationale des femmes sionistes. Ce réseau a pour but de promouvoir la parité en politique et dans les sciences[6],[7],[8].

Elle organise le le colloque « Présidentielle : les femmes entrent en campagne » pour interpeller les candidats à la présidentielles Jacques Chirac, Édouard Balladur et Lionel Jospin sur les nécessaires évolutions constitutionnelles et législatives pour permettre une meilleure représentation des femmes en politique.

Elle participe à la fondation de l'association Femmes et sciences en , pour favoriser l'attractivité des domaines scientifiques et techniques, favoriser leurs carrières et leur visibilité. La même année, elle publie les statistiques des femmes promues dans les ordres nationaux de la Légion d'honneur et du Mérite et rappelle à Nicolas Sarkozy son engagement pour une meilleure représentation des femmes durant sa campagne. La parité femmes-hommes dans les promotions de ces ordres, et dans les gouvernements nommés est depuis visible[5].

Le , le quotidien Le Monde a publié une nécrologie qui rend hommage à son action[5], de même que le site Les Nouvelles News[9].

En 2026, son action en faveur de la place des femmes dans les sciences et la vie publique fait l’objet d’une reconnaissance posthume, lorsque son nom est retenu parmi les 72 femmes scientifiques appelées à être inscrites en lettres d’or au premier étage de la Tour Eiffel, dans le cadre d’un projet mémoriel porté par la Ville de Paris[10].

Archives

Les archives de Colette Kreder sont conservées au Centre des archives du féminisme, à l'université d'Angers[11].

Distinctions

Colette Kreder est nommée au grade de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur puis promue au grade d'officier. Elle est faite officier dans l'ordre le puis promue au titre de commandeur de l'ordre le au titre de « membre fondatrice d'associations en faveur des femmes »[12].

Colette Kreder est nommée au grade de chevalier de l'ordre national du Mérite puis promue au grade d'officier. Elle est faite officier dans l'ordre le puis promue au titre de commandeur de l'ordre le au titre de « ancienne directrice de l'Ecole polytechnique féminine, membre fondatrice d'un réseau d'associations »[13].

En 2026, il est annoncé que le nom de Colette Kreder fait partie des 72 femmes scientifiques dont les noms seront prochainement gravés en lettres d’or au premier étage de la Tour Eiffel dans le cadre d’un projet de reconnaissance historique des femmes dans les sciences[10].

Pour approfondir

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI