Collectif AJAR
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Le collectif AJAR (L'Ajar) est un collectif littéraire suisse créé en sous forme d'association et réunissant des auteurs romands[1],[2],[3] . Son but est d'offrir une vitrine littéraire à la nouvelle génération, via des manifestations comme des lectures en public et des rencontres et des publications d'ouvrages. Le nom de l’association fait référence à l’écrivain Romain Gary qui a écrit sous le nom d'emprunt « Émile Ajar »[4].
L'AJAR vise à favoriser l’émulation entre ses membres, ainsi qu’une approche professionnelle de l’écriture. Elle crée des textes selon des procédés d’écriture collective et se produit régulièrement en public. L'AJAR a notamment pris part aux manifestations suivantes :
- Festival de la francophonie de Washington 2014 à l'invitation de l'ambassade de Suisse et de l'Alliance française
- Festival Québec en toutes lettres 2014[5]
- Semaine de la langue française et de la francophonie 2016, dont elle était la marraine[6]
- Biennale de Venise 2016, dont elle a clos la dernière soirée du Salon suisse[7]
- Mois de la poésie 2017, à Québec[8]
- Fureur de lire 2019, à Genève[9]
Le collectif a inventé le personnage d’une écrivaine : « Esther Montandon, née le 8 mai 1923 à La Chaux-de-Fonds ». Pour rendre crédible ce personnage fictif, le collectif lui crée une page Wikipédia le , ajoute sa biographie sur Viceversa Littérature[10] et lui crée de vrais-faux articles de presse[4]
Publications
- Le monde autour, textes de Julie Mayoraz et al., Plan-les-Ouates, 2013, un dépliant illustré (70 x 101 cm)
- Le monde autour, éd. Paulette, , 69 p. (ISBN 978-2-940475-08-7) – encres de couleurs de Mathias Brügger ; textes d'Anne-Sophie Subilia et al. ; postface de Fanny Wobmann & Daniel Vuataz
- Rolle à pied d'œuvre, Genève, Encre fraîche, , 78 p. (ISBN 978-2-9700745-8-8)[11]
- Vivre près des tilleuls par Esther Montandon : roman, Paris, Flammarion, , 128 p. (ISBN 978-2-08-138919-9)[12],[13],[14],[15],[16]
- (de) Unter diesen Linden. Trad. de Hilde Fieguth, Rolf Fieguth. Lenos, Bâle 2017
- Vivere vicino ai tigli. Trad. d'Enrico Monti (dir.). Società Editrice Fiorentina, Florence, 2021[17]
Sur quelques ouvrages
Vivre près des tilleuls
Dans l'avant-propos, Vincent König revendique avoir accepté en 1997 la responsabilité des archives d'Esther Montalon (1923-1998), ce qui l'autorise à publier ce recueil d'impressions, petite sociologie du deuil (p. 9). La postface collective affirme : la fiction n'est pas le contraire du réel (p. 121.
Le couple d'Esther et Jacques a tenté une dizaine d'années d'avoir un enfant. Le renoncement seul a permis le miracle, la petite Louise... Trop peu d'années plus tard, elle meurt (p. 33). Après les cérémonies et les anniversaires, c'est la présence-absence, la solitude, les amis et leurs enfants, les silences, les lieux, les rencontres, la détresse, la souffrance.
