Collection Ouellet-Robert
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La collection Ouellet-Robert, abrégée QMOR[1] est une collection entomologique de l'Université de Montréal, parmi les plus importantes du Canada et la deuxième au Québec, avec 1,5 million de spécimens en 2019[2]. Elle est hébergée à l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) au Centre sur la Biodiversité, situé sur le terrain du Jardin botanique de Montréal[3].
Au printemps 1963, le frère Adrien Robert (d)
accepte avec enthousiasme la nomination au poste de directeur de la Station de biologie des Laurentides[4]. La même année, le Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche fait paraître son ouvrage intitulé Les libellules du Québec (d)
[4]. Selon Leroux 1964, son rêve le plus cher était de mettre en exécution un programme d’été pour des études écologiques à la station[5]. Malheureusement, la maladie se déclare en et il décède la même année, et ce, après n'avoir eu l'occasion de passer qu'un seul été à la station[4].
À la suite du décès du frère Robert, son assistante Monique Coulloudon (d)
s'est efforcé de préserver sa collection entomologique dans les locaux de l'Université de Montréal. Cela fera d'elle la première coordonnatrice de la collection, poste qu'elle occupera de 1960 à 1989[2].
En 1965, Jean-Guy Pilon (d)
, jeune professeur au Département , prend la relève de la direction de la Collection[2]. Spécialiste des insectes ravageurs, Jean-Guy dirigea près d'une cinquantaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat. Son intérêt marqué pour les libellules le mènera à la publication de son ouvrage sur les libellules du Québec.
Le professeur Pierre-Paul Harper (d)
fut conservateur régulier de 1971 jusqu’à sa retraite en 2004. C’était pendant son mandat qu’en 1984 la Collection Ouellet-Robert a été officiellement inaugurée et donnée un nom[2].
Louise Cloutier (d)
devient coordonnatrice de la collection en 1989 où elle assistera les travaux et échantillonnages de M. Harper. Spécialiste des chironomidés, elle participera à de nombreux projets de recherche[2].
En 2012, la collection déménage au Centre sur la Biodiversité et son inventaire de 1,5 million de spécimens est publié sur le réseau de données Canadensys. À son arrivée en 2012, le directeur Colin Favret (d)
fait entrer la collection dans l'ère moderne avec de nouveaux outils de gestion et de numérisation[2]. Spécialiste des Sternorrhynches, il multiplie les collaborations internationales et développe des projets de recherche en taxonomie des phyloxères, en cybertaxonomie, en diversité des insectes du Québec et sur des nouvelles méthodes de piégeage.

