Collectivisation en Union soviétique
politique agricole de mise en commun des terres agricoles et de leur exploitation en vigueur en URSS stalinienne entre 1929 et 1939
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La collectivisation en Union soviétique est une politique agricole soviétique menée par le gouvernement de Joseph Staline en URSS entre 1929 et 1939. L'objectif de cette politique est de consolider la structure agraire dans des fermes collectives : les kolkhozes et les sovkhozes. La collectivisation est considérée par les dirigeants soviétiques comme la solution à la crise de la distribution agricole et céréalière qui s'est développée depuis 1927, ce problème étant devenu de plus en plus aigu à mesure que l'Union soviétique s'industrialise et s'urbanise. Au début des années 1930, plus de 90 % des terres agricoles sont collectivisées.
Le système kolkhozien est une structure hybride combinant des principes incompatibles : le kolkhoze, les stations de machines et tracteurs (MTS) et le lopin privé sont condamnés à coexister péniblement, mais le tout ne forme ni une coopérative, ni une usine, ni une exploitation privée ; le terme « collectif » est dans ce cas inadéquat[1].
La « collectivisation » a eu une profonde influence sur le système étatique[1].
Dans le cas de l’URSS, le régime se dote d’un énorme appareil étatique de coercition, indispensable pour contraindre la majeure partie de la population à accomplir son travail. Autrement dit, la transition agricole se caractérise par un mélange explosif de structures technico-administratives modernes à grande échelle et d’une société rurale qui, sociologiquement et culturellement, ont encore un mode de vie profondément traditionnel, suivant des rythmes et un horizon propres[1]. La lutte qui en résulte est, pour Staline qui la dirige, pire que la Seconde Guerre mondiale[2], et conduit à la dékoulakisation, à la famine soviétique de 1931-1933 ainsi qu'au Holodomor.
Les résultats obtenus marquent gravement et durablement le système agricole soviétique dans son ensemble. Les conséquences en matière de récoltes et d'élevage créent une crise structurelle qui se poursuit en profondeur jusqu'à la dislocation de l'URSS 1991[3].

Histoire
Après l'abolition du servage en Russie en 1861, les paysans prirent petit à petit le contrôle d'environ la moitié des terres cultivées[4]. L'aspiration de la paysannerie à la propriété était profonde, mais elle fut difficile à satisfaire. Les réformes agricoles de Piotr Stolypine entre 1905 et 1911 incitèrent à la création de grandes exploitations agricoles, mais cette politique prit fin pendant la Première Guerre mondiale. Issu de la révolution de février 1917, le gouvernement provisoire russe resta attentiste sur la question agraire malgré ses promesses de redistribution des terres. Les paysans commencèrent à se retourner contre le nouveau régime et s'organisèrent en une puissante force d'opposition.
Après la révolution d'Octobre, pendant la période du « communisme de guerre » se mit en place la politique de prodrazviorstka qui imposa des réquisitions en nature afin de nourrir la population urbaine et le personnel militaire. Initialement la prodrazvyorstka s'appliquait uniquement aux céréales et au fourrages, mais elle fut ensuite étendue à la viandes et aux pommes de terre. À la fin de 1920, elle était étendue à tous les produits agricoles. Selon les statistiques soviétiques, la prodrazvyorstka récupéra 1,77 Mt de céréales et de fourrages en 1918-1919, 3,48 Mt en 1919-1920 et 6,01 Mt en 1920-1921.
Lorsque la guerre civile russe prit fin, la prodrazvyorstka fut remplacée par la Nouvelle politique économique (NEP) et plus spécifiquement par la politique de la prodnalog. La prodnalog était une taxe progressive en nature qui fut mise en place en sur les produits agricoles. Cette taxe était déterminée par rapport à la production locale et à la richesse des exploitations taxées dans le but d'encourager les petites exploitations. En 1921-1922, cette taxe s'élevait à 3,9 Mt pour les céréales, alors que la prodrazvyorstka s'élevait à 6 Mt en 1920-1921. La prodnalog fut remplacée en 1923 par diverses autres taxes.
Dans les années 1920 cependant, le pouvoir commença à se pencher sur l'idée d'agriculture collective. Bien que la montée des inégalités restât lente pendant la NEP, les bolcheviks commencèrent à mettre sévèrement en cause les koulaks, des exploitants agricoles « riches » ayant un ou plusieurs salariés pour exploiter leurs parcelles et qui ne représentaient que 1% de la population active agricole.
Le Parti communiste soviétique avait toujours combattu l'agriculture privée, dans laquelle il voyait un ferment du capitalisme, et vit dans la collectivisation de l'agriculture le meilleur remède à ce problème. Outre ses objectifs idéologiques, Staline souhaitait également lancer un programme d'industrialisation rapide qui exigeait une main-d'œuvre à bas coût qu'autorisait l'augmentation des rendements agricoles. L'État exprima l'espoir d'exporter des céréales, pour avoir une source de devises pour permettre le développement de l'industrie lourde. La collectivisation avait donc aussi pour objectifs de permettre d'importantes entrées d'argent pour l'État qui pourrait fournir davantage de services à la population.
La crise de 1928
Une demande plus forte de céréales aboutit à la réintroduction des réquisitions dans les zones rurales. Les saisies de 2,5 millions de tonnes de grain découragèrent les paysans, ce qui entraîna une baisse de la production au cours de l'année 1928. Le gouvernement eut alors de nouveau recours à des réquisitions, aboutissant l'année suivante à une résistance accrue de la part de la paysannerie qui pratiqua la thésaurisation massive par enfouissement et par l'augmentation des transferts monétaires sur le marché noir agricole. Face à ces comportements, le Comité central décida en de lancer un programme national de collectivisation. Plusieurs formes d'agriculture collective avaient déjà été suggérées par le Conseil des commissaires du peuple, allant de la propriété commune comme le toz ou l'artel, mais ce furent les kolkhozes et les sovkhozes qui furent finalement retenus.
Cela marqua la fin de la NEP, qui avait permis aux paysans de vendre leurs excédents sur le marché libre. De nombreux « koulaks » furent déportés dans des fermes collectives situées dans des régions éloignées aux climats ingrats. On a calculé qu'une personne sur cinq de ces déportés, dont de nombreux femmes et enfants, serait morte. Au total, six millions de paysans périrent au cours du transport ou dans des camps de travail du Goulag. En réponse, de nombreux paysans commencèrent à résister en abattant leurs animaux pour se nourrir plutôt que de les livrer aux exploitations collectives, ce qui provoqua une réduction importante de l'élevage.
La collectivisation était encouragée depuis la révolution, mais en 1928, quelque 1% seulement des terres agricoles avaient été collectivisées malgré les efforts de l'État.
Hiver 1929-1930
Entre septembre et , la situation changea rapidement : la collectivisation fut imposée dans 15 % des exploitations au lieu de 7,4 % en septembre.
Le , le bureau politique du parti communiste lança sa politique de « liquidation des koulaks en tant que classe »[3].
Dans les trois premiers mois de 1930, 15 millions de ménages devinrent membres de fermes collectives (20 % au , 35 % en février, 59 % au , portant le total à près de 70 % dans des conditions particulières[5].
En effet, pour accélérer la collectivisation, le Gouvernement décida d'envoyer 25 000 travailleurs de l'industrie à la campagne durant la période de 1929-1933. Ces brigades de choc furent utilisées pour forcer les paysans hésitants à rejoindre les exploitations collectives et écarter ceux qui furent déclarés koulaks ou leurs « agents ». La technique de ralliement alternait promesse et pression. Quelques paysans d'un seul village pouvaient signer pour qu'il soit déclaré collectivisé à 100 %[5].
La collectivisation chercha à moderniser l'agriculture soviétique par la consolidation en grandes parcelles qui pourraient être exploitées par un équipement moderne et utiliseraient des méthodes scientifiques. Le Parti communiste adopta cette politique en 1929 et prédit une augmentation de 330 % de la production industrielle et une augmentation de 50 % de la production agricole.
Augmentation de l'exportation de céréales en 1930-1931
Tandis que la production baissait, l'exportation de céréales vers l'Europe augmentait, permettant d'acheter des machines industrielles à l'étranger.
Réaction paysanne
Théoriquement, les paysans sans terre devaient être les premiers bénéficiaires de la collectivisation, parce qu'elle leur offrait la possibilité d'avoir du travail. Toutefois, les zones rurales n'avaient pas beaucoup de paysans sans terre, après l'importante redistribution des terres réalisée après la Révolution de 1917. En outre, la collectivisation impliqua des bouleversements importants dans la vie traditionnelle des villages des paysans dans un laps de temps très court, en dépit de la tradition telle que le mir. Les changements furent encore plus brutaux dans les régions d'agriculture plus individuelle, comme en Ukraine, dans les républiques d'Asie centrale ou dans la région du Nord Caucase.
Pour le monde paysan, qui représentait alors 80 % de la population, la collectivisation se traduisit plus profondément par un retour au servage pourtant aboli en 1861 et, plus gravement encore, par la perte du plus grand bénéfice de la révolution de 1917, à savoir la détention de la terre par ceux qui l'exploitent[6][page à préciser].
De nombreux paysans s'opposèrent donc à la collectivisation forcée et y répondirent par des actes de sabotage, par la baisse de leur productivité, ou par des incendies de culture, le versement des charrues dans les rivières, l'abattage des animaux de trait. Il y eut aussi quelques cas de destruction de biens et des attaques contre des fonctionnaires et des membres des collectifs[5].
Les heurts se multiplièrent, dépassant les 1 000 insurrections en et atteignant leur apogée en avec 6 500 manifestations. 14 000 émeutes sur toute l'année sont recensées, où les paysans armés de faux et de haches demandèrent la fin des perquisitions, la réouverture des églises vandalisées, la libération des paysans koulaks et la restitution des animaux collectivisés[7],[6][page à préciser].
En Ukraine se déroulèrent les heurts les plus importants. Des troubles apparurent un peu partout. Les paysans demandaient la libération des koulaks et dissolvaient les kolkhozes. Cependant, les paysans ne firent pas le poids face à la police et les soulèvements demeurèrent isolés en l'absence de leader comme en 1917[5].
Ces manifestations obligèrent cependant le pouvoir soviétique en apparence à marquer une pause en [7]. Staline autorisa alors provisoirement les paysans à quitter les kolkhozes, ce qu'ils firent massivement, le taux de collectivisation chutant de 58 % en mars à 21 % en . Tactiquement, il dénonça dans un article intitulé « Le vertige du succès » les excès des responsables locaux, vers qui fut détournée l'attention du monde paysan. Toutefois, la politique de la collectivisation ne fut pas, en profondeur, remise en cause. Début 1932, deux foyers sur trois étaient collectivisés, ce qui se traduisit par un effondrement global de la productivité, la motivation manquant[3],[7],[5].
En , un rapport secret de l'OGPU, la police politique, indiqua à Staline que « Les paysans ont perdu leurs gestes ancestraux : les soins au bêtes sont totalement négligés depuis qu'elles « n'appartiennent plus à personne », les harnais et les selles traînent dans la boue, les labours sont faits n'importe comment, la terre est à peine retournée et les herbes parasites ne sont plus enlevées, tant et si bien qu'une grande partie des semences est perdue[5]. »
Le gouvernement soviétique réagit en coupant les rations alimentaires allouées aux paysans et dans les zones où il y avait opposition à la collectivisation, en particulier en Ukraine. Des centaines de milliers de personnes qui s'opposaient à la collectivisation furent exécutées ou envoyées dans des camps de travail. De nombreuses familles paysannes furent déportées en Sibérie et au Kazakhstan et un grand nombre moururent en chemin.
Malgré les avertissements des responsables locaux, au vu des récoltes précédentes et du niveau de semences, le , le décret relatif à la protection de la propriété socialiste fixa la sanction pour vol dans un kolkhoze à la condamnation à mort, laquelle, dans des circonstances atténuantes, pourrait être commuée en dix ans de prison. Ainsi des paysans — y compris les enfants — qui récoltèrent ou glanèrent des céréales dans les champs collectifs furent arrêtés pour avoir endommagé la production de céréales de l'État et condamnés[3],[7].
Conséquences
Entre 1929 et 1932, la collectivisation entraîna une chute massive de la production agricole et une famine dans les campagnes. Staline en blâma les koulaks, qui, selon lui, sabotaient la collecte des céréales. Il résolut de les « éliminer en tant que classe ». Selon les estimations, environ un million de familles de prétendus koulaks, soit quelque cinq millions de personnes, furent déportés dans les camps du Goulag.
Le nombre des personnes mortes de faim ou de maladie directement du fait de la collectivisation oscille entre 4 à 10 millions, le consensus étant de 7 millions, soit la mort d'un paysan sur six dans un ensemble où 80 % de la population vivait dans les campagnes, et un taux de mortalité de 165 %, sujet lui aussi de grandes disparités : là ou la région de Donetsk enregistra une mortalité de 41 %, les régions de Kharkiv et Kiev affichèrent des taux de mortalité de 180 %[6][page à préciser]. Les résultats du recensement de 1937 ne furent pas publiés par les autorités soviétiques, malgré les discours de propagande, signe de la gravité de la situation[3].
Elle se traduisit également par l'expropriation d'un million de propriétaires, de la déportation de 2,2 millions de paysans et d'un exode rural massif en direction des villes atteignant 12 millions de personnes de 1930 à 1933[7],[5].
Le nombre de bovins passa de 33,2 millions en 1928 à 27,8 millions en 1941. Le nombre de porcs de 27,7 millions en 1928 à 27,5 millions en 1941. Le nombre d'ovins diminua de 114,6 millions en 1928 à 91,6 millions en 1941. Le nombre de chevaux passa de 36,1 millions en 1928 à 21,0 millions en 1941[réf. nécessaire].
Selon Léon Trotski, ce sont les méthodes aveugles, hasardeuses et violentes avec lesquelles on appliqua la politique de collectivisation qui en furent responsables[8].
Après avoir contraint et traumatisé durablement le monde paysan par l'arme de la famine, notamment le Holodomor en Ukraine (ce qui fut révélé durant les années 1980 par la Glasnost), le pouvoir soviétique accorde toutefois deux concessions[9].
D'une part, les prélèvements d’État sur les produits agricoles et d'élevage étaient fixés annuellement comme un impôt annuel (34 % en 1934, 38 % en 1935)[9]. D'autre part, les kolkhoziens étaient autorisés à détenir un lopin de terre inférieur à un demi-hectare, dont les produits pouvaient être vendus. Cette mesure, loin de satisfaire le monde paysan, le plaça en principe à l'abri d'un risque de nouvelle famine[9].
En revanche, ces nouvelles mesures portèrent en leur sein l'inéfficacité à long terme de la collectivisation, dont le système agricole de l'URSS ne put jamais surmonter et qui aboutit à son effondrement et celui de l'empire soviétique en 1991[9]. En effet, les paysans négligèrent le système du kolkhoze, au profit de leur terrain personnel. À la fin des années 1930, si les micro-terrains représentent 8 millions d'hectares cultivés, contre 165 millions du système collectiviste, ils assuraient en revanche 30 % de la production des légumes, 40 % de la laine et 60 % de la viande et du lait, signe de l'échec du système collectiviste imposé de force aux societés paysannes de l'URSS[9].
Conséquence à long terme au sortir de la Seconde Guerre mondiale
La reprise ultérieure de la production agricole fut également à nouveau entravée par les pertes subies par l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale et la grave sécheresse de 1946, mais la plus grande cause des pertes de bétail fut la collectivisation durant les années 1930[10].
En 1947, une nouvelle famine éclata en raison notamment des pertes occasionnées par le conflit, soit 26 millions de morts et de l'effondrement de l'industrie agricole. De 1945 à 1946, le nombre de tracteurs livrés aux Kolkhozes fut divisé par 10 et celui des moissonneuses batteuses par 50. La population masculine perdit 40 % de ses effectifs. Les niveaux de récoltes retrouvèrent ceux des années 1920[10].
Malgré cette situation critique, le pouvoir soviétique maintint le niveau des prélèvements obligatoires fixés à 20 millions de tonnes en 1945, soit 42 % de la production, et 17,5 millions de tonnes en 1946, soit 44 %. Elle se traduisit par un durcissement des mesures répressives pour remplir les objectifs du plan, en principe contre le vol, auquel étaient contraintes à nouveau pour survivre les populations civiles affamées. Elle se traduisit, en raison de l'intransigeance de Staline, par une nouvelle déportation de 1,3 millions de personnes de 1947 à 1953, dont 70 % d'hommes, et par le décès confirmé de 1,3 millions de personnes de janvier à . Dix millions d'hectares privatisés par les paysans furent re-collectivisés[3],[10].
En 1953, le taux de rendement à l'hectare étaient au niveau de celui de 1913[3]. Ce fut seulement à la fin des années 1950 que les stocks de viandes soviétiques commencèrent à retrouver les niveaux de 1928.
Dès 1963, du fait de l'échec de la politique des terres vierges, 10 millions de tonnes de céréales furent importées du Canada[3]. Dans les années 1970, malgré l'emploi de fertilisants, le rendement de 15 quintaux par hectare était de 75 % inférieur à ceux des pays occidentaux et 50 % inférieurs à ceux des pays du Bloc de l'Est. À partir de 1972, l'URSS fut contrainte d'importer 40 millions de tonnes de céréales par an, obligeant la réintroduction du rationnement[3].
Plus profondément, la politique agricole menée par le pouvoir soviétique apparait aussi comme le reflet d'un rapport de force entre l’État centralisateur socialiste et ses sujets. Elle traduit de ce fait les immenses bouleversements induits par la politique de modernisation lancée en 1929 à marche forcée, reposant depuis sur l'utilité socio-économique de chaque individu, sans aucune préoccupation quant au coût humain titanesque[9].
Statistiques
Pourcentage des ménages paysans collectivisés[11]
| Date | pourcentage | Commentaire |
|---|---|---|
| 1 juin 1928 | 1,7 | |
| 1 juin 1929 | 3,9 | |
| 1 mars 1930 | 57,2 | Suspension temporaire des collectivisations |
| 1 septembre 1930 | 21,5 | Redémarrage |
| 1931 | 52,7 | |
| 1932 | 61,5 |
Bétail vivant, en milliers[12]
Production totale et réquisition de céréales par le gouvernement (en kilotonnes)[13]
| Année | Production | Réquisition | % |
|---|---|---|---|
| 1927-28 | 71700 | 11000 | 15,3 |
| 1928-29 | 73300 | 10800 | 14,8 |
| 1929-30 | 71700 | 16100 | 22,4 |
| 1930-31 | 83500 | 22100 | 26,5 |
| 1931-32 | 66000 | 22800 | 34,5 |
Exportations de céréales (kilotonnes)[14] :
| Année | Exportation | % de la production | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 1913 | 9182 | exportation d'avant guerre. | |
| 1921/22 | 0 | ||
| 1922/23 | 729 | ||
| 1923/24 | 2576 | ||
| 1924/25 | 569 | ||
| 1925/26 | 2016 | ||
| 1926/27 | 2099 | ||
| 1927/28 | 289 | 0,40 % | |
| 1929 | 178 | 0,24 % | Augmentation des réquisitions |
| 1930 | 4764 | 6.64% | Augmentation des réquisitions |
| 1931 | 5056 | 6.06% | Début de la famine |
| 1932 | 1727 | 2,62 % | Baisse de la production, famine |
| 1933 | 1683 | Famine | |
| 1934 | 769 | ||
| 1935 | 1517 | ||
| 1936 | 321 | ||
| 1937 | 1277 | ||
| 1938 | 2054 |
