Colline Nikolski
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| Colline Nikolski | ||||
Vue de la colline | ||||
| Géographie | ||||
|---|---|---|---|---|
| Altitude | 103 m[1] | |||
| Coordonnées | 53° 01′ 13″ nord, 158° 38′ 32″ est[1] | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Kraï | Kamtchatka | |||
| Ville d'importance régionale | Petropavlovsk-Kamtchatski | |||
| Géologie | ||||
| Âge | 70 - 90 millions d'années[2] | |||
| Roches | Roches silicatées[2] | |||
| Géolocalisation sur la carte : Russie
Géolocalisation sur la carte : kraï du Kamtchatka
Géolocalisation sur la carte : Petropavlovsk-Kamtchatski
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La colline Nikolski[a] (en anglais : Nikolski hill, en russe : Нико́льская со́пка, Nikolskaïa Sopka) est un sommet de la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski culminant à 103 mètres d'altitude, situé au-dessus du centre-ville et centre historique de Petropavlovsk, au bord de la baie d'Avatcha, dans le sud de la péninsule du Kamtchatka dans le kraï du même nom en Russie.
Pleinement dans la ville, la colline se distingue par son caractère stratégique, qui lui a valu de devenir une place forte pendant le siège de Petropavlovsk en 1854 durant la guerre de Crimée, où les Russes repoussèrent un escadron franco-anglais voulant prendre la ville. Classée comme monument naturel, elle est désormais un parc ainsi que le lieu de commémoration du siège, avec plusieurs monuments.
Situation et accès

La colline Nikolski est située sur le territoire qui est le centre historique de Petropavlovsk-Kamtchatski. C'est sur les rives de la baie, entourées des collines Nikolski et Petrovskaïa[b], que se trouvait la base de la deuxième expédition du Kamtchatka, à partir de laquelle la construction de la ville a commencé. La ville de Petropavlovsk-Kamtchatski se situe dans le sud-est du Kamtchatka, péninsule volcanique de l'Extrême-Orient russe qui forme le kraï du Kamtchatka en unité administrative de la Russie.
La colline est un lieu de détente privilégiée des habitants. Du côté ouest, la colline est baignée par la baie d'Avatcha, grande baie de type rade de l'océan Pacifique. De ce côté, il y a une étroite bande de plage rocheuse, délimitée par les pentes rocheuses abruptes de la colline. De la place centrale de la ville sur le côté nord de la colline, un escalier monte jusqu'à l'isthme entre la colline elle-même et le cap Signal. Juste au nord se trouve le petit lac côtier du Koultoutchnoïe (ru).
La colline se situant en plein centre-ville, elle est desservie par le réseau de bus de la ville.
- Centre-ville et colline depuis la colline Michennaïa.
- Vue en hiver.
- Vue au lever du soleil.
Topographie
La colline culmine à 103 mètres[1].
Géologie
La colline est composée de roches silicatées, formées à partir de cendres volcaniques il y a 70 à 90 millions d'années. Au Crétacé, l'endroit était recouvert par l'eau, et des volcans sous-marins ont créé la colline[2].
Faune et flore
Sur les pentes de la colline s'étend une forêt de bouleaux. Selon une étude menée en 1964, certains des arbres avaient plus de 300 ans, plus vieux que la ville elle-même. La colline est populaire parmi la population en grande partie en raison du grand nombre de monuments érigés sur ses pentes en l'honneur de la défense de la ville en 1854[5].
La première description détaillée remonte au début du XXe siècle par V. Komarov. Il note ainsi la forêt de bouleaux qui sont des bouleaux d'Erman, et qui ont tendances à être tordus. Dans le sous-bois, il note des fourrées grandes et denses, avec des aulnes, des pins nains de Sibérie et des sorbiers (Sorbus sambucifolia). Il y a des buissons comme des rosiers (Rosa amblyotis), ou moins souvent des Daphne kamtschatica (en). Les herbes sont composées de graminées et de fougères, et les mousses sont absentes. Il y a des saxifrages (Saxifraga cherlioides), des pois de mer, des drabas (Draba hirta), des absinthes et armoises (Artemisia borealis (en)) et près de la mer des Leymus mollis. En tout, il note dans son ouvrage Flore de la péninsule du Kamtchatka (1927-1930) 72 espèces de plantes sur la colline[6].
Cependant, le pin nain de Sibérie est désormais absent de la colline (d'après un chercheur de l'Université Vitus Béring, selon qui un seul spécimen a été trouvé sur ses pentes). Ce chercheur note des armoises comme Artemisia opulenta, mais constate que les mertensies maritimes que Komarov avait mentionnées ont complètement disparu. Le séneçon faux-arnica est lui très rare[6].
Le littoral de la colline est parsemé des coquilles de mollusques et de nombreux oiseaux nichent sur ses pentes. Parfois, la mer fait échouer des étoiles de mer ou encore des méduses[7].



