Colline artificielle
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En géomorphologie, une colline artificielle est — au contraire des collines naturelles — un modelé peu structuré créé par l'homme, c'est-à-dire anthropogène[1].
Il n'existe aucune définition et description générale de ce que le terme colline désigne. Les géomorphologues partent, en général, d'une différence d'altitude (de) de 200 m au maximum, et n'établissent aucun lien avec l'altitude absolue.
Fonction funéraire et rituelle
Citons les tumuli, comme lieux d'inhumation préhistoriques[2] et les kourganes.
Un exemple-phare est Silbury Hill, au Royaume-Uni.
Tells au Proche-Orient et mottes castrales en Europe
Les tells résultent de l'accumulation de débris de bâtiments, d'habitations et de matières sur une longue période, sur un lieu anciennement occupé par les hommes.
Une motte castrale est composée d'un remblai de terre rapportée volumineux et circulaire, le tertre.
Terpen

Les terpen (aux Pays-Bas) ou Warften (en Allemagne) désignent une élévation artificielle construite par l'homme afin d'accueillir un habitat protégé du mouvement des marées dans les plaines littorales[3].
Jardins publics
Les remblais artificiels et collines modelées par terrassement[4] dans les jardins à l'anglaise[5] constituent autant de collines artificielles.
Gestion des déchets
Les terrils (résidus miniers), schuttberge (collines de débris) et les décharges[6] forment des collines artificielles modernes.
La colline d'Élancourt, constituée de remblais et déchets, s'élève à une altitude de 231 mètres, dorénavant point culminant de toute la région Île-de-France.
En archéologie, on rencontre également des amas coquillier.