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Collonges-sous-Salève

commune française du département de la Haute-Savoie From Wikipedia, the free encyclopedia

Collonges-sous-Salève est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

Faits en bref Administration, Pays ...
Collonges-sous-Salève
Collonges-sous-Salève
La mairie.
Blason de Collonges-sous-Salève
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Intercommunalité Communauté de communes du Genevois
Maire
Mandat
Brigitte Gondouin
2025-2026
Code postal 74160
Code commune 74082
Démographie
Gentilé Collongeois
Population
municipale
3 832 hab. (2023 en évolution de −3,69 % par rapport à 2017)
Densité 625 hab./km2
Population
unité urbaine
200 767 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 31″ nord, 6° 08′ 45″ est
Altitude Min. 466 m
Max. 1 301 m
Superficie 6,13 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Genève (SUI)-Annemasse (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Julien-en-Genevois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Collonges-sous-Salève
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Collonges-sous-Salève
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Collonges-sous-Salève
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Collonges-sous-Salève
Liens
Site web www.collonges-sous-saleve.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Situation et description

La commune de Collonges-sous-Salève est située entre Saint-Julien-en-Genevois et Annemasse, au pied du Salève, à la frontière suisse avec La Croix-de-Rozon.

Communes limitrophes

Rose des vents Bardonnex, Troinex  (ch) Bossey Rose des vents
N La Muraz
O    Collonges-sous-Salève    E
S
Archamps

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 251 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gaillard à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 966,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Collonges-sous-Salève est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française)[Note 2], une agglomération internationale regroupant 34 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,9 %), zones urbanisées (35,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,3 %), terres arables (4,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), prairies (2,6 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le nom officiel de la commune est Collonges-sous-Salève selon le Code officiel géographique français. On trouve cependant la forme Collonge sans -s dans la littérature régionale, ainsi que Collonge sous Saleve sur la Carte de Cassini (XVIIIe siècle)[11]. En 1801, fusionnée avec Archamps, la commune porte le nom de Collonge-Archamp[Note 5].

La première mention est celle de son l'église (ecclesiam de Colunge), dans le cartulaire de l'abbaye de Talloires (1145)[12]. On trouve plus tard Cura de Colonge, selon le Pouillé du Diocèse de Genève (vers 1344)[11].

Elle a pour étymologie le bas latin colonica, désignant une terre concédée par le propriétaire à un colon[13], fermier attaché au sol, cependant de condition libre dans le droit féodal.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Kolonzhe (graphie de Conflans) ou Colonges (ORB)[14].

Histoire

La commune trouve ses racines dans une communauté d'Ancien Régime, elle-même héritée d'une paroisse attestée dès le XIIe siècle. Son église (ecclesiam de Colunge) est ainsi mentionnée aux côtés de celle d'Archamps dans le cartulaire de l'abbaye de Talloires (1145)[12]. La Cura de Colonges est ensuite mentionnée dans le Pouillé du Diocèse de Genève (vers 1344)[11].

Entre 1597 et 1671, puis de 1803 à 1829, la paroisse de Collonges est une annexe d'Archamps[15]. Au cours de cette période, elles sont séparées[15].

En 1816, lors du traité de Turin, Collonges perd le hameau d'Evordes au profit de Compesières, plus tard Bardonnex. La frontière s'éloigne de la rivière la Drize (Drixe) pour que le domaine Lullin soit maintenu dans le canton de Genève[réf. nécessaire] ; un membre de cette famille patricienne fait partie du gouvernement de la Restauration[16]. Aux termes de ce même traité, le territoire de Collonges-sous-Salève est incorporé à la « zone sarde », zone de libre-échange avec la Suisse qui deviendra après 1860 et le rattachement de la Savoie à la France la zone franche de la Haute-Savoie toujours en vigueur aujourd'hui.

Le , le compositeur Giuseppe Verdi se marie à Collonges avec l'ancienne prima donna Giuseppina Strepponi[17].

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 6], dont 118 pour la commune[20],[21]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[22].

Le , Archamps est détachée de Collonges[15].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1890 avril 1912 François Blanc    
mai 1912 avril 1935 Eugène Chambet    
mai 1935 août 1941 Paul Tapponnier (1884-1970) RI Juriste
Ancien député de la Haute-Savoie (1919 → 1924)
septembre 1941 août 1944 Francois Kessler   Président de la délégation spéciale
septembre 1944 septembre 1944 Paul Tapponnier (1884-1970)    
octobre 1944 décembre 1948 Charles Martin    
janvier 1949 mars 1959 Ernest Léger    
mars 1959 mars 1977 Lucien Vindret (1929-2015) MRP Dirigeant d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 décembre 1985 Lucien Vindret (1929-2015) CDS Dirigeant d'entreprise
Démissionnaire
janvier 1986 mars 2008 Georges Etallaz (1949-2025) DVD Maître d'oeuvre
Conseiller général de Saint-Julien-en-Genevois (1998 → 2011)
mars 2008 avril 2014 Pierre-Henri Thévenoz (1947- ) DVD Retraité
avril 2014[23] juillet 2020 Georges Etallaz[24] (1949-2025) DVD Maître d'oeuvre retraité
Ancien conseiller général de Saint-Julien-en-Genevois (1998 → 2011)
10e vice-président de la CC du Genevois
juillet 2020[25] janvier 2022 Valérie Thoret-Mairesse (1961- ) DVD Gestionnaire de bases de données
5e vice-présidente de la CC du Genevois[26]
4e vice-présidente du SIDEFAGE[27]
janvier 2022 mars 2025 Vincent Lecaque (1981- ) DVC Ancien cadre de l'audiovisuel public
Conseiller délégué de la CC du Genevois
Élu à la suite d'une élection municipale partielle
mars 2025 en cours Brigitte Gondouin[28] (1959- ) DVC Préparatrice en pharmacie, ancienne première adjointe
Élue à la suite d'une élection municipale partielle
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Population et société

Les habitants de Collonges sont appelés les Collongeois.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

En 2023, la commune comptait 3 832 habitants[Note 7], en évolution de −3,69 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1838 1848 1858 1861 1866 1872
536401728542623618677578629
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
644634733765772841833899723
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 2271 2401 1011 1011 4071 3431 7122 3192 519
Davantage d’informations - ...
1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022 2023 -
2 6963 1203 5143 5693 8873 9793 8763 832-
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Le village qui relève de l'académie de Grenoble accueille depuis 1921 le campus adventiste du Salève, un établissement privé d'enseignement supérieur de l'Église adventiste du septième jour. Ainsi qu'un ensemble scolaire public Charles Perrault (primaire et maternelle) et un ensemble scolaire privé Saint-Vincent (maternelles, primaires et lycée professionnel).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin. Reconstruite entre 1850-51.

Personnalités liées à la commune

Plaque commémorative du séjour d'Alphonse de Lamartine et du mariage de Giuseppe Verdi.
  • Jean-François Vuarin (1769-1843), prêtre exilé à Genève en 1793, fondateur d'une institution catholique à Genève.
  • Le , le compositeur italien Giuseppe Verdi et la cantatrice Giuseppina Strepponi se sont mariés en secret à l'église de Collonges-sous-Salève — alors possession du royaume de Sardaigne. Le mariage a été célébré par l'abbé Mermillod, curé de l'église Notre-Dame de Genève[33].
  • Le grand-père paternel du compositeur Maurice Ravel y nait en 1800.
  • Le sculpteur Charles Anthonioz (1877-1937) y vit au début du XXe siècle. Il y conçoit et fait édifier le monument aux morts, face à la mairie. Il est l'auteur d'un ouvrage richement documenté, illustré par lui-même : Maisons savoyardes, Librairie Dardel, Chambéry, 1932.
  • Paul Tapponnier (1884-1970), juriste, clerc de notaire, agent immobilier, membre de diverses sociétés savantes, député de Haute-Savoie, en est le maire de 1934 à 1941.
  • Marius Jolivet (1906-1964), résistant, passeur, reconnu Juste parmi les nations, curé de la paroisse.
  • Manuel Azaña, Président de la République espagnole, y séjourna en exil du au avec son épouse Dolores Rivas Cherif et leur neveu Enrique de Rivas. Une plaque lui rend hommage dans la commune[34].

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'or aux trois pals d'azur, sur le tout de gueules à la croix d'argent chargée d'une ombre de foi ; au chef d'azur chargée de la montagne de Salève au naturel.

Notes et références

Voir aussi

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Timelines

Top Qs

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