Collège en France
type d'établissements d'enseignement secondaire
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Le collège en France est l'établissement des quatre premières années des études secondaires (sixième, cinquième, quatrième et troisième), pour des préadolescents et des adolescents âgés, généralement, de dix à quinze ans.
1975 (forme contemporaine)
| Fondation |
(écoles secondaires publiques) 1975 (forme contemporaine) |
|---|---|
| Type | Établissement d'enseignement secondaire |
| Composante | Ministère de l'Éducation nationale |
|---|
| Diplômes requis | Aucun (fin de l'école élémentaire) |
|---|---|
| Diplômes délivrés | Diplôme national du brevet (DNB) |
| Niveaux délivrés | DNB (Niveau 3) |
| Pays | France et étranger (d) |
|---|

Sa forme moderne est largement héritée de la loi Haby promulguée en . Jusqu'en , les enseignements débouchent sur l'obtention d'un brevet d'études du premier cycle (BEPC), conditionnée au contrôle continu à partir de 1978. Depuis la rentrée de , un examen national en fin de troisième s'ajoute à l'évaluation continue pour l'obtention du diplôme national du brevet (DNB).
Au XXIe siècle, des dispositifs spéciaux existent tels que les sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA), les unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A) et les unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS).
À l'issue du collège, la plupart des jeunes intègrent un lycée, soit en seconde générale et technologique (GT), soit dans l'une des nombreuses secondes professionnelles (pro). D'autres rejoignent un centre de formation d'apprentis (CFA).
Des années 1800 à 1960, les « collèges » sont des établissements scolaires financés par la municipalité ou le département, qui couvrent tout ou partie des études secondaires.
Histoire
Sous la Monarchie
La Gaule romanisée possédait des écoles municipales : un maître enseignant dans les écoles primaires, un grammairien dans les écoles secondaires et un rhéteur dans l'enseignement supérieur[pertinence contestée].
Charlemagne crée au IXe siècle des écoles dans les abbayes pour éduquer le clergé et former un corps de fonctionnaires efficaces, ce qui en exclut de facto les femmes, interdites de ces métiers[réf. nécessaire]. Seule une petite élite de femmes, issues de milieux intellectuels, comme Radegonde ou Hildegarde de Bingen se distinguent par leur savoir et leurs écrits. C'est aussi le cas d'Héloïse d'Argenteuil pour laquelle son oncle fait appel à Abélard comme professeur particulier[pertinence contestée].
Les collèges sont créés au XIIe siècle en liaison avec les universités. Les collèges assurent à la fois l'hébergement et une assistance spirituelle, mais également des fonctions d'enseignement, en complément de celui de l'université. Petit à petit, ces collèges deviennent autonomes vis-à-vis de l’université et leur enseignement tend à se suffire à lui-même. Les collèges deviennent donc des établissements ayant leurs propres fonctions, assurant une formation de base à des élèves issus de la bourgeoisie ou de la noblesse. Il existe à la fois des « collèges de plein exercice » et des « petits collèges » dont les enseignements se limitent à deux ou trois classes. Si les uns et les autres dépendent des municipalités, les collèges de plein exercice sont généralement confiés à des congrégations religieuses enseignantes tandis que les autres relèvent de maîtres n’appartenant pas aux congrégations[1].[pertinence contestée]

À la veille de la Révolution, le royaume compte 271 collèges mais la moitié environ ne sont que des « petits collèges ». L'enseignement comprend quatre classes de grammaire, une classe d'humanité et une classe de rhétorique, auxquelles s'ajoutent deux classes de philosophie. Il s'appuie sur les principes de la Ratio Studiorum ; les matières les plus enseignées sont le français, le latin et le grec ancien. Dans les années 1730, s'ajoutent l'histoire et la géographie, puis la physique. Les auteurs français commencent à être étudiés vers 1770.
Les femmes exclues de cet enseignement ne peuvent donc développer leurs connaissances que grâce à des pères, des frères, des maris lettrés et possédant des bibliothèques, comme Christine de Pisan qui plaidait tant au XVe siècle pour que les filles reçoivent une éducation comme les garçons et ne soient pas cantonnées à filer la laine et aux ouvrages de broderie.
De la Monarchie à la Troisième République
Les collèges sont provisoirement maintenus pendant la Révolution, mais la situation est peu favorable aux congrégations. Le décret du ordonne la vente des biens des collèges[2]. La législation révolutionnaire finit par créer les écoles centrales correspondant à ce niveau d'enseignement. Ces dernières sont à leur tour supprimées à la suite de la loi du 11 floréal an X () : certaines d'entre elles sont transformées en lycées entretenus par l'État. Les autres peuvent être reprises en charge par les villes sous le nom de « collège » ou d’« école secondaire communale »[3]. Selon l'article 5 du décret du 17 mars 1808, ils enseignent « les élémen[t]s des langues anciennes et les premiers principes de l'histoire et des sciences ».
Avec la Restauration, les lycées prennent le nom de « collèges royaux ». Les collèges gérés par les communes deviennent donc des « collèges communaux » pour les distinguer des premiers.
Théoriquement, l'enseignement du collège est proche de celui du lycée et conduit au baccalauréat, mais les collèges restent dans les faits des établissements de second ordre[4]. Certains collèges sont « de plein exercice » et mènent jusqu'au baccalauréat, mais les autres s'arrêtent avant ; en revanche, la plupart des collèges, à l'image des lycées, ont des « classes élémentaires », connues sous le nom de petit lycée, commençant pour certains à la 11e, dont le programme se rapproche du primaire, à ceci près que le latin est étudié à partir de la 8e, équivalent de l'actuel CM1.


Pour les filles, ce n'est qu'en 1836 que l'enseignement primaire public est créé, mais il faut attendre 1867 la loi de Victor Duruy pour que l'ouverture d'une école de filles soit rendue obligatoire dans les communes de plus de 500 habitants et la loi de Jules Ferry de 1882, pour que toutes les communes aient une école de filles.
Pour mieux répondre aux besoins, des collèges développent des « cours spéciaux » à visée plus professionnelle. Ces initiatives sont relayées par la création de l'« enseignement secondaire spécial » en 1865 par Victor Duruy[5]. Dans la lignée de ces mesures est finalement créé en 1882 un « baccalauréat spécial ». Les décrets du 4 et du transforment le secondaire spécial et son baccalauréat en « enseignement moderne » et « baccalauréat moderne ». On parle dès lors de collège classique (pour l'enseignement proche de celui des lycées) et de collège moderne.

C'est seulement à partir de 1880 avec la loi Camille Sée que les filles se voient ouvrir un enseignement secondaire, donné dans les lycées et collèges de jeunes filles ; mais les programmes sont spécifiques mais sont proches de l'enseignement « moderne »[6]. Le diplôme de fin d'études secondaires pour les filles, non équivalent au baccalauréat, ne leur donne pas accès à l'Université. Il faut attendre 1924 pour que les contenus, la durée, les horaires des enseignements soient les mêmes que pour les garçons et le baccalauréat identique pour filles et garçons, donnant enfin aux jeunes filles accès à l'université.
Dans les années 1910 et 1920, les collèges se rapprochent davantage de l’enseignement primaire supérieur et des « petites classes » du lycée[7]. Une circulaire de 1922 prévoit ainsi que les collèges pourront s’adjoindre une section d’EPS ou une école technique. À partir de 1927, par le décret-loi du , le ministère de l’Instruction publique encourage leur « amalgame » au sein d’« établissements géminés ». Toutefois, ce rapprochement s’essouffle dans les années 1930[7]. Entretemps, en 1924, les collèges de jeunes filles ont été officiellement assimilés aux collèges modernes.
En 1941, c’est au tour de l’enseignement primaire supérieur d’être réuni au collège, moderne pour les anciennes EPS, technique pour les écoles pratiques, les écoles de métiers et les sections professionnelles. Les cours complémentaires sont en revanche maintenus.
Après la Seconde Guerre mondiale : la réforme du « collège unique »
La réforme du collège unique permettant à toute une classe d’âge de suivre le premier cycle du secondaire a commencé à la fin des années 1950 mais ne s’est achevée qu’à la fin des années 1980. Son impact est difficile à mesurer en termes de niveau de connaissances et de réduction des inégalités car les chercheurs ne disposent pas de suivis à long terme des élèves comme dans d’autres pays comme la Finlande[8].
Le décret no 59-57 du portant réforme de l’enseignement public transforme les cours complémentaires en collèges d'enseignement général (CEG), où l’enseignement dure cinq ans (deux années de cycle d’observation, communes à l’enseignement général long et à l’enseignement technique suivies de trois années d’enseignement spécifique)[9]. La même année la loi Berthoin porte de 14 à 16 ans l’âge minimum de la fin de la scolarité et institue la fin progressive des classes de fin d'études[10].
1963 : création des collèges d'enseignement secondaire (CES)
En 1963 sont créés les collèges d'enseignement secondaire (CES) destinés à remplacer les premiers cycles des lycées : le lycée fait désormais suite au collège[9]. Mais dans le cadre du CES, se maintiennent des filières très hiérarchisées.
- La filière I, subdivisée avant 1969 en section classique et section moderne long, a comme objectif de mener les élèves au lycée, dont il constitue l'ancien premier cycle;
- La filière II, ou moderne court avant 1969, correspondant aux CEG, de les mener au collège technique;
- La filière III, divisée en classes de transition en 6e-5e et terminale pratique en 4e-3e, d'assurer la transition vers la vie active. Les passerelles entre les cursus existent mais sont difficilement empruntées[10].
Unification du collège avec la loi Haby (1975)
La Loi Haby de 1975, en regroupant les CEG et les CES sous le nom simple de collège, crée le « collège unique » mettant ainsi fin aux filières. Dans les faits, l'usage massif du redoublement permet de continuer l'orientation d'une partie des élèves vers l'apprentissage et les classes pré-professionnelles de niveau (CPPN) et la vie active dès la fin de la cinquième ou de la quatrième. De plus, les classes de niveau se substituent aux filières. Les élèves les plus faibles se retrouvent dans les CPPN ou en CAP[11]. Ce n'est qu'au cours des années 1980 que la fréquence des redoublements diminue et que l’orientation précoce à la fin de la cinquième ou de la quatrième disparaît[12]. À la fin des années 1980, 90 % des élèves vont jusqu’en troisième contre 70 % au début de la décennie[13].
En étudiant à long terme les statistiques de l’INSEE sur les revenus et les salaires[Quand ?], Éric Maurin arrive à la conclusion qu’une année d’études supplémentaires aboutit à une augmentation de salaire moyenne de 10 à 16 %[14]. Le recours massif aux redoublements est aussi une spécificité française. Les autres pays qui ont démocratisé leur système scolaire ne l’ont guère utilisé. La conséquence en est un alourdissement des coûts de la démocratisation de l’éducation que Maurin estime à 50 %, tout en retardant l’accès à l’autonomie aux jeunes[15]. On peut expliquer ces nombreux redoublements par l’inadaptation des programmes scolaires, toujours destinés à former l’élite, au nouveau public d’élèves beaucoup plus faibles[16].
Réforme de 2015

Le projet de réforme du collège est la poursuite de la refondation de l'enseignement un des axes du quinquennat de François Hollande déjà engagée pour l'école primaire dans la loi du . Sans remettre en cause la notion de collège unique, elle prétend mieux assurer l'enseignement des savoirs fondamentaux en combinant les apprentissages théoriques et pratiques, en généralisant les projets interdisciplinaires, et en donnant une plus grande liberté pédagogique aux établissements. L'objectif est une mise en place de la réforme à la rentrée 2016[17].
Un projet devait être soumis au Conseil supérieur de l'éducation le , après avoir été accueilli favorablement avec quelques réserves par le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, mais décrié par le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le Second Degré, hostile à la multiplication des modules interdisciplinaires et dénonçant une usine à gaz[18].
Retouche de Jean-Michel Blanquer (2017)
En 2017, le ministre Jean-Michel Blanquer revient sur une partie de la réforme Vallaud-Belkacem en publiant un décret qui rétablit les classes bilingues, renforce les langues anciennes, rend facultatifs les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et augmente l'autonomie des établissements[19].
En 2026, un rapport de la Cour des comptes constate que dans certains quartiers urbains, il manque de mixité sociale : dans les collèges de l'éducation prioritaire, qui sont tous publics, « la part des enfants des familles défavorisées est de près de 60% ». Et dans le privé, on observe « un recul de la mixité sociale »). Pour ces raisons et dans le contexte du recul démographique (qui fragilise surtout les collèges ruraux), une grande réforme des collèges est, selon la Cour, nécessaire. La Cour invite aussi à repenser le maillage territorial, et elle suggère de regrouper les écoles, collèges et lycées[20].
Certifications
Le diplôme national du brevet se compose d'un contrôle continu en classe de troisième et d'examens à la fin de celle-ci.
L'attestation scolaire de sécurité routière se passe en cinquième (ASSR niveau 1) et en troisième (ASSR niveau 2).
La certification Pix remplace le brevet informatique et internet (B2i) depuis le début des années 2020.
Disciplines
La formation dispensée repose sur un ensemble de disciplines qui, toutes, reposent sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture. La formation est donc découpée en trois cycles[21]. Les enseignements suivent des programmes nationaux. La version en vigueur s'applique depuis la rentrée 2009.
- Français : Enseignement de l'orthographe, la grammaire, la conjugaison, le vocabulaire, la production écrite, etc. De la sixième à la troisième.
- Mathématiques : Enseignement de numération, géométrie, arithmétique, calcul mental, aire (surface), périmètre, angles, algèbre, théorèmes
- Langues : Une langue vivante étrangère dès la sixième, une deuxième (étrangère ou régionale) à partir de la cinquième.
- Histoire-géographie et enseignement moral et civique : Au collège, l'enseignement de l'histoire, la géographie et l'enseignement moral et civique (EMC) représente trois heures par semaine. Les thèmes abordés en enseignement moral et civique sont abordés par cycles : le cycle 3 (cycle de consolidation) et le cycle 4 (cycle des approfondissements). La matière joue un rôle clé dans la compétence intitulée « Représentations du monde et de l'activité humaine » du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. L'enseignement moral et civique est fondé sur trois thèmes qui sont l'identité, le respect, le droit.
- Sciences de la vie et de la terre : Au collège, l'enseignement des SVT représente une heure et demie par semaine. Les programmes sont en vigueur depuis la rentrée 2017. Comme toutes les disciplines, elle contribue à apporter les connaissances et compétence du socle commun, en particulier pour « les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique ». Cette matière est utile pour certains métiers comme : médecin, vétérinaire, etc.
- Physique-chimie : Depuis 2016, la sixième a cours de physique-chimie. Au collège, l'enseignement de physique-chimie débute en sixième (voir ci-dessus), au cycle 4 (à partir de la classe de cinquième) il représente une heure et demie par semaine. Les programmes sont en vigueur depuis la rentrée 2016. Comme toutes les disciplines, elle contribue à apporter les connaissances et compétence du socle commun de connaissances, en particulier pour « les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique ».
- Technologie : Depuis 2009 avec les nouveaux programmes de technologie, l'enseignement se fait autour de domaines d'applications propres à chaque niveau d'enseignement. Il ne s'agit pas de développer des connaissances et capacités de ce domaine mais plutôt de s'en servir comme support d'apprentissage pour acquérir de nouvelles connaissances et capacités transposables dans n'importe quel domaine technique.
- Arts plastiques et histoire des arts : Dans le cycle 4 de l'enseignement (2e, 3e, et 4e année du collège) l'enseignement des arts plastiques est ainsi présenté : "L’enseignement des arts plastiques se fonde sur la pratique plastique dans une relation à la création artistique. Il offre les moyens de porter un regard informé et critique sur l’art et sur les univers visuels auxquels il renvoie, artistiques et non artistiques. Privilégiant la démarche exploratoire, l’enseignement des arts plastiques fait constamment interagir action et réflexion sur les questions que posent les processus de création, liant ainsi production artistique et perception sensible, explicitation et acquisition de connaissances et de références dans l’objectif de construire une culture commune. Il s’appuie sur les notions toujours présentes dans la création en arts plastiques : forme, espace, lumière, couleur, matière, geste, support, outil, temps. Il couvre l’ensemble des domaines artistiques se rapportant aux formes : peinture, sculpture, dessin, photographie, vidéo, nouveaux modes de production des images…". Quant à l'histoire des arts, c'est un enseignement pratiqué dans toutes les disciplines ayant pour objectif principal l'épreuve du Diplôme National du Brevet (prend fin en ).
- Éducation musicale et chant choral : L'éducation musicale est l'une des matières enseignées de façon obligatoire au collège en France, dans les classes de la 6e à la 3e, avec une heure par semaine. Cette matière peut être renforcée de deux manières : avec l'option chorale ou avec des heures complémentaires pour certaines classes dites CHAM.
- Éducation physique et sportive : À la fin du collège, les élèves doivent avoir atteint le niveau 2 (compétence attendue) dans au moins une activité de chaque groupe. Selon les niveaux de classe, le volume horaire hebdomadaire obligatoire d'EPS pour le collégien varie : il est de quatre heures en sixième, trois heures en cinquième, en quatrième et en troisième. Ce sont les professeurs d'EPS (titulaires du CAPEPS) qui enseignent la discipline dans le Secondaire (collège + lycée + lycée professionnel). En 2010-2011 (France métropolitaine + DOM), ils constituaient un corps de 29 557 enseignants, soit 8,46 % de l'ensemble des enseignants du second degré public.
- Éducation aux médias et à l'information : Ce nouvel enseignement entré en vigueur à la rentrée 2016 est décrit dans le projet de programme du cycle 4[22] par le C.S.P.
Sections ou unités adaptées
Pour les élèves en situation de handicap
Les unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) permettent de scolariser des élèves en situation de handicap dans les collèges. Le recours à des établissements spécialisés ou à des services médico-sociaux n'intervient que de façon subsidiaire.
Pour les élèves qui rencontrent des difficultés d'apprentissage
Les élèves dont les difficultés d'apprentissage sont graves et durables suivent des enseignements aménagés en section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) ou dans un établissement régional d'enseignement adapté (EREA).
En classe de quatrième et de troisième, les élèves de plus de quatorze ans peuvent avoir une formation partagée entre collège et lycée professionnel, ou entre collège et entreprise, ou encore entre les trois entités.
Pour les élèves allophones issus de l'immigration
Une unité pédagogique pour élèves allophones arrivants ou UPE2A est, dans l'enseignement primaire et secondaire en France, un dispositif d'accompagnement des élèves allophones inclus dans les classes (en) ordinaires.
Créées en 2012, les UPE2A remplacent la classe d'accueil (CLA) et la classe d'initiation pour non francophones (CLIN) pour proposer une prise en charge des élèves arrivant sur le territoire français sans maîtrise suffisante de la langue française, qui ont été scolarisés ou non dans leur pays d'origine.
Les élèves qui ont l'âge d'aller au collège mais qui n'ont jamais été scolarisés avant leur venue en France bénéficient d'une UPE2A spécifique.
Certificat adapté
Le certificat de formation générale est destiné aux élèves de sections adaptées.
Horaires aménagés pour d'autres activités
Gestion
Il existe 6 980 collèges en France en 2022 (publics et privés en contrat)[23].
Collèges publics


Les collèges publics ont le statut d'établissement public local d'enseignement (EPLE).
Avec les première et seconde vagues de la décentralisation, les bâtiments appartiennent au département. Les agents techniques (personnels administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé ou ATOSS) sont désormais des agents qui dépendent de la fonction publique territoriale. Les départements jouent un grand rôle dans le fonctionnement des collèges publics, puisque ce sont eux qui équipent (informatique, téléphone, restauration scolaire…), gèrent et rénovent leurs EPLE. En revanche, le personnel enseignant, administratif et éducatif est, lui, sous l'autorité du ministère de l'Éducation nationale.
L'équipe de direction du collège est constituée légalement du principal, de son adjoint et du gestionnaire, à laquelle s'ajoute souvent, dans le cadre d'une équipe de direction élargie, le conseiller principal d'éducation (CPE).
Le conseil d'administration (CA) est composé de trente membres pour les EPLE de plus de 600 élèves, et de vingt-quatre membres en dessous de ce seuil. Le CA gère les affaires de l'établissement (projet d'établissement, budget…).
Collèges privés

Statistiques
| 1960-61[N 1] | 1970-71 | 1980-81 | 1990-91 | 2000-01 | 2001-02 | 2002-03 | 2003-04 | 2004-05 | 2005-06 | 2006-07 | 2007-08 | 2008-09 | |
| Public | |||||||||||||
| Collèges | 3 372 | 4 143 | 4 891 | 5 019 | 5 128 | 5 139 | 5 168 | 5 183 | 5 200 | 5 220 | 5 238 | 5 247 | 5 260 |
| LP | 906 | 1 150 | 1 353 | 1 362 | 1 108 | 1 096 | 1 083 | 1 072 | 1 061 | 1 050 | 1 043 | 1 027 | 1 012 |
| Lycées | 1 203 | 1 171 | 1 134 | 1 294 | 1 513 | 1 527 | 1 531 | 1 538 | 1 545 | 1 551 | 1 554 | 1 563 | 1 567 |
| EREA | 82 | 80 | 80 | 80 | 80 | 80 | 80 | 80 | 80 | 80 | |||
| Total Public | 5 481 | 6 464 | 7 378 | 7 757 | 7 829 | 7 842 | 7 862 | 7 873 | 7 886 | 7 901 | 7 915 | 7 917 | 7 919 |
| Privé | |||||||||||||
| Collèges | 1 810 | 1 294 | 1 757 | 1 814 | 1 808 | 1 802 | 1 803 | 1 804 | 1 788 | 1 790 | 1 773 | 1 778 | 1 771 |
| LP | 1 300 | 1 642 | 978 | 809 | 647 | 650 | 647 | 644 | 641 | 658 | 653 | 660 | 660 |
| Lycées | 1 899 | 1 676 | 1 194 | 1 290 | 1 102 | 1 094 | 1 077 | 1 082 | 1 069 | 1 074 | 1 069 | 1 063 | 1 063 |
| Total Privé | 5 009 | 4 612 | 3 929 | 3 913 | 3 557 | 3 546 | 3 527 | 3 530 | 3 498 | 3 522 | 3 495 | 3 501 | 3 494 |
| Total Public + Privé | 10 490 | 11 076 | 11 307 | 11 670 | 11 386 | 11 388 | 11 389 | 11 403 | 11 384 | 11 423 | 11 410 | 11 418 | 11 413 |
Les élèves
Les élèves du collège (les « collégiens ») ont généralement entre 11-12 (6e) et 14-15 ans (3e) (sauts de classe et redoublements exclus, on peut donc voir des 6èmes de 10 voire 9 ans, et des 3e de 16 ans).
| 1960 | 1980 | 1990 | 1990 | 1995 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | |
| Public | 1 090,7 | 2 536,3 | 2 489,1 | 2 596,6 | 2 710,9 | 2 599,1 | 2 574,6 | 2 528,0 | 2 479,8 | 2 444,6 | 2 422,8 | 2 426,2 |
| Privé | 362,6 | 605,4 | 649,4 | 656,9 | 677,1 | 671,2 | 670,9 | 666,3 | 659,2 | 656,0 | 661,2 | 662,3 |
| 6e à 3e | 1 453,2 | 2 954,2 | 3 082,3 | 3 190,5 | 3 380,1 | 3 265,5 | 3 239,5 | 3 186,5 | 3 129,6 | 3 090,1 | 3 071,8 | 3 073,7 |
| CPA/CLIPA/DIMA[N 2] | 187,4 | 56,2 | 63,0 | 7,9 | 1,5 | 1,4 | 1,5 | 1,2 | 1,1 | 0,9 | 0,8 | |
| UPI/Dispositifs relais[N 3] | 3,4 | 4,7 | 6,3 | 8,2 | 9,4 | 11,3 | 14,0 | |||||
| Total | 1 453,3 | 3 141,7 | 3 138,5 | 3 253,5 | 3 388,0 | 3 270,3 | 3 245,6 | 3 194,3 | 3 139,0 | 3 100,6 | 3 084,0 | 3 088,5 |