Collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte

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DédicataireNotre-Dame et Saint Hippolyte
TypeAncienne collégiale
Église
RattachementDiocèse de Belfort-Montbéliard

Paroisse Notre-Dame du Mont

Collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte
Vue de l'église depuis le pont.
Vue de l'église depuis le pont.
Présentation
Culte Catholique romain
Dédicataire Notre-Dame et Saint Hippolyte
Type Ancienne collégiale
Église
Rattachement Diocèse de Belfort-Montbéliard

Paroisse Notre-Dame du Mont

Début de la construction 1308
Style dominant Gothique, Franc-Comtois
Protection Logo monument historique Inscrite MH (1979)[1]
Site web Paroisse Notre Dame Du Mont
Géographie
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Ville Saint-Hippolyte
Coordonnées 47° 19′ 09″ nord, 6° 48′ 47″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte
Géolocalisation sur la carte : Doubs
(Voir situation sur carte : Doubs)
Collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte

La collégiale Notre-Dame de Saint-Hippolyte, sous le nouveau vocable de "Eglise Notre-Dame du Mont", est une ancienne collégiale du XIVe siècle avec clocher à dôme à impériale à Saint-Hippolyte dans le Haut-Doubs en Franche-Comté. Elle est dédiée à la Vierge Marie, à Saint Hippolyte et inscrite aux monuments historiques depuis le [1].

En 1303, le comte Jean II de la Roche (famille de la Roche) fonde un chapitre de huit chanoines (créateurs d'une « école de langue et poésies latines » réputée) et fait édifier cette collégiale en 1308 au bord du Doubs sur une chapelle édifiée en 1040 avec un clocher-porche initialement de style gothique. Elle possède quatre autels afin que les chanoines puissent dire plusieurs messes en même temps. Le sol est pavé des pierres tombales des comtes de la Roche, de chanoines du chapitre et d'habitants de la cité ...

Entre 1418 à 1452 (durant 34 ans) le comte Humbert de Villersexel fait abriter le Saint Suaire dans cette collégiale de son fief pour le protéger des ravages des mercenaires des grandes compagnies durant la guerre de Cent Ans (1337 à 1453).

Durant la Révolution française, le mobilier est entièrement détruit et entièrement remplacé depuis (y compris les cloches).

Un clocher à dôme à impériale remplace la tour gothique initiale brûlée par les mercenaires du roi Gustave II Adolphe de Suède durant la guerre de Dix Ans (1634-1644).

Les cloches

Dans le clocher de l'église de Saint-Hippolyte, deux cloches règnent.

Nous avons dans un premier temps les escaliers qui nous mènent vers l'orgue de l'église , et des échelles dans les différents paliers qui séparent les cloches au sol. Entre deux paliers se trouve une ancienne horloge Prêtre & Fils, aujourd'hui arrêtée depuis des années car elle fut remplacée par une horloge à quartz automatique.

Nous voilà devant la plus grosse cloche de l'édifice, "Marie-Sophie-Melchior-Augustine". Cette cloche sort des fours de la fonderie d'Emile Bournez, fondeur de cloches à Morteau. Elle mesure 140,2 centimètres de diamètre, pèse 1 678 kilos et sonne le bémol. Elle a 163 ans en 2025, soit une année de fonte 1862.

Elle eut pour parrain propriétaire Monsieur Marie-Eugène-Auguste PRELOT, un garçon de 7 ans. Marié à Marie-Léopoldine-Léonie BRYON en 1885, il nait le et décède le , ayant été propriétaire à Saint-Hippolyte.

Pour marraine propriétaire, elle eut Madame Marie-Josèphe-Sophie MERCIER. Elle fut marraine à l'âge de 69 ans. Veuve de Monsieur Charles-Louis-Just BRYON, Président à la cour de Cassation de Lyon, avocat, magistrat et législateur, elle nait le et meurt le .

Pour parrain honoraire, il y eut Monsieur Melchior-Joseph REGNIER, né en 1792 et décédé en 1863. Melchior a été maire de Liebvillers de 1840 à 1848, et marié à Madame Marie-Françoise MOREL, en 1826.

Pour marraine honoraire, il y eut Madame Marie-Françoise DE BENCENEL, née dans le Jura (date inconnue) et décédée le à Saint-Hippolyte. Elle fut mariée en 1823 à Monsieur Stanislas-Jean-Baptiste DE BLONDEAU, Chevalier de la Légion d'Honneur.

La petite cloche, du nom de "Jeanne-Antoinette", sort des fours de la fonderie François Humbert, également fondeur de cloches à Morteau. Elle mesure 112,4 centimètres de diamètre, pèse 784 kilos et sonne le Fa. Elle a 202 ans en 2025, soit une année de fonte 1832.

Elle eut pour parrain Monsieur Nicolas-Xavier JOBARD, le Maire de Liebvillers, et pour marraine Madame Jeanne-Antoine VORBE, veuve de Monsieur PERRECIOT.

Le maire de l'époque se nommait Augustin-Léon BRIOT.

Histoire des cloches de Saint-Hippolyte

Nous ne connaissons que certaines pistes de la présence d'une ou plusieurs cloches à Saint-Hippolyte.

La première indication est celle d'une note gardée à la médiatèque municipale de Saint-Hippolyte, qui indique qu'une cloche fut découverte détruite à cause du passage des troupes de Gustave II Adolphe de Suède, qui mirent le feu au clocher. La seule et unique cloche qui logeait le clocher fut fondue sous la chaleur du sinistre.

La commune ou la paroisse décident de faire fondre de nouvelles cloches, mais en 1793, lors des années de la Révolution, les cloches sont cassées par les Révolutionnaires et fondues en canon et pièces de monnaie. Une légende dans le village dit que les cloches auraient été jetées dans le Dessoubre, une rivière qui traverse la ville et les communes alentours (Valoreille par exemple).

Enfin, les cloches définives furent fondues en 1832 et 1862.

Comment pouvons-nous appuyer l'hypothèse des cloches détruites lors de la Révolution Française ? Marie-Sophie-Melchior-Augustine, la plus grosse cloche de l'église, indique sur sa robe "Œuvre de Restauration après 69 ans". Faisons nos calculs : 1862 - 69 = 1793.

Photos et inscriptions sur les cloches

Sur la petite cloche :

La "Jeanne-Antoinette".

"JE M'APPELLE JEANNE-ANTOINETTE. J'AI ETE BENITE PAR MR GUERRAND CURE A ST HYPOLITE. J'AI EU POUR PARRAIN MR NCOLAS-XAVIER JOBARD MAIRE DE LIEBVILLERS PAROISSE DE ST HYPOLITE ET POUR MARRAINE MME JEANNE-ANTOINE VORBE VEUVE PERCOT (Perreciot) DE ST HYPOLITE. MR AUGUSTIN-LEON BRIOT MAIRE 1832"

"FAITE A MORTEAU PAR FCS HUMBERT FILS 1832"


Sur la grosse cloche :

La "Marie-Sophie-Melchior-Augustine".

"JE M'APPELLE MARIE-SOPHIE-MECHIOR-AUGUSTINE. J'AI EU POUR PARRAINS ET MARRAINES : 1° MR AUGUSTE PRELOT ET MME MARIE J. - S. MERCIER, VEUVE DE MR CH. BRYON? 1R PRESIDENT A LA COUR DE CASS. 2° MR MELCH. REGNIER ET MME MARIE DE BLONDEAU, NEE DE BENCENEL, LES 4 DE ST-HIPPOLYTE."

"L'ANNEE DE NOTRE SEIGNEUR MDCCCLXII LA XVII DU SOUVERAIN, PONTIFICAT DE PIE IX, LA XXX DU PONTIFICAT DE S. E. (Son Excellence) MR CESAIRE MATHIEU CARD., ARCHEVEQUE DE BESANCON. J'AI ETE BENITE PAR MR F. BONNET, CURE DE ST-HIPPOLYTE, ASSISTE DE MR L'ABBE J. COLARD, VICAIRE."

"J'AI DE MERVEILLEUSES HARMONIES AVEC LES ARTS, LA PATRIE, LA SOCYETE, LA NATURE ET LA RELIGION. LES APPORTS DIVINS AVEC LE CIEL ET LA TERRE, LE MONDE ET LE TEMPS, LA VIE ET LA MORT, AVEC LES JOIES ET LES DOULEURS DE L'HUMANITE ET DE L'EGLISE."

"ŒUVRE DE RESTAURATION APRES 69 ANS. NEE DE LA BIENFAISANCE PUBLIQUE ET PRIVEE, JE SUIS SORTIE DES ATELIERS D'EMILE BOURNEZ, FONDEUR A MORTEAU SOUS LE REGNE DE NAPOLEON III. ETAIENT MAIRES : A ST-HIPPOLYTE, MR F. COHENDET ; A LIEBVILLERS, MR J. CATIN ; A MOUILLEVILLERS, MR J. - B. RENAUDIN."

Autres photographies

Sonneries

Galerie

Notes et références

Voir aussi

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