Colmier-le-Bas
commune française du département de la Haute-Marne
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Colmier-le-Bas est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.
| Colmier-le-Bas | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Haute-Marne | ||||
| Arrondissement | Langres | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais | ||||
| Maire Mandat |
Michel Renard 2020-2026 |
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| Code postal | 52160 | ||||
| Code commune | 52137 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
22 hab. (2023 |
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| Densité | 3,7 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 46′ 21″ nord, 4° 57′ 11″ est | ||||
| Altitude | 402 m Min. 308 m Max. 446 m |
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| Superficie | 5,95 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Villegusien-le-Lac | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Géographie
Localisation
En bordure du département de la Côte-d'Or, Colmier-le-Bas se situe à 38 km au sud-ouest de Langres et à 37 km à l'est de Châtillon-sur-Seine.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Ource, le ruisseau de Chaugey, la Combe au Loup et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].
L'Ource, d'une longueur de 100 km, prend sa source dans la commune de Poinson-lès-Grancey et se jette dans la Seine à Bar-sur-Seine, après avoir traversé 25 communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 959 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bure-les-Templiers à 6 km à vol d'oiseau[9], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 898,2 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Colmier-le-Bas est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (80 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,3 %), prairies (23,6 %), forêts (20 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le village de Colmier fut déplacé, créant ainsi Colmier le vieux et le nouveau qui devinrent les deux entités le haut et le bas en qualité de communes en 1790.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Colummerium Bassum (1293) ; Collemiers-le-Bas (1649) ; Colomier-le-Bas (1675) ; Colmier-le-Bas (1732)[17].
Du latin columbarium « pigeonnier », au singulier, traité, par croisement avec columnarium « orné de colonnes » , comme *colummarium[18].
Histoire
Passé ferroviaire du village
De 1882 au 2 mars 1969, la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant de la gare de Recey-sur-Ource, suivait le cours de l'Ource, s'arrêtait à la halte de Colmier-le-Bas, et ensuite se dirigeait vers la gare de Villars-Santenoge.
Lors de l'inauguration de la ligne en 1882, aucune gare n'était prévue à Colmier-le-Bas. Comme le montre le document ci-dessus, le conseil municipal a demandé la création d'une halte sur la ligne qui passait à 200 m au sud du village, demande qui a été acceptée par le Conseil Général. Contrairement à une gare, une halte était un simple abri en planches ou en briques, sans porte ni fenêtre. Le train ne s'arrêtait qu'à la demande des voyageurs. De cette halte, aucune trace ne subsiste de nos jours.
L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient chaque jour à la halte de Colmier-le-Bas dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens.
A une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le 2 mars 1969 au trafic voyageurs. La ligne, encore en place, est utilisée épisodiquement pour un service de maintenance.
Politique et administration
Liste des maires
Politique environnementale
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].
En 2023, la commune comptait 22 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
Économie
- Exploitations agricoles.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Vestiges d'une villa gallo-romaine (IMH en 1990[25]).
- L'église paroissiale Saint-Laurent[26].
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Colmier-le-Bas sur le site de l'Institut géographique national
- La villa gallo-romaine de Colmier-le-Bas
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.



