Colméry

commune française du département de la Nièvre From Wikipedia, the free encyclopedia

Colméry est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Colméry
Colméry
La mairie en 2009.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Loire
Maire
Mandat
Frédérique Fourno
2026-2032
Code postal 58350
Code commune 58081
Démographie
Gentilé Colméryçois, Colméryçoise
Population
municipale
268 hab. (2023 en évolution de −16,51 % par rapport à 2017)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 54″ nord, 3° 15′ 05″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 360 m
Superficie 24,17 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pouilly-sur-Loire
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Colméry
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Colméry
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Voir sur la carte topographique de la Nièvre
Colméry
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
Colméry
Fermer

Ses habitants sont les Colméryçois.

Géographie

Colméry est très étendue et s'élève à une altitude moyenne de 352 mètres. Elle est située à égale distance de Donzy et de Varzy.

Elle compte 271 habitants (recensement de 2020).

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

Accès

Hameaux

Colméry regroupe, outre le bourg, divers hameaux et habitations isolés : la Birette, la Boissonnerie, les Bougauderies, le Châtelet, la Cour, Dreigny, les Duprés, le Foulon, la Girauderie, les Godards-du-Bas, les Godards-du-Haut, les Lacs, Malicorne, les Moiriers, la Montagne, les Moutots, la Pelotte, les Pénitiaux, le Poinçon, la Rauchière, Savigny, le Vaudoisy.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 873 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 20 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Colméry est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,6 %), terres arables (33,9 %), prairies (28,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Columbariacus (vers 600) ; Colmeri (1246) ; Cormery (1382) ; Colomeriacum (1535) ; Coumery (1689)[15].

Le nom de Colméry dérive probablement du latin columbarium, pigeonnier[16].

Histoire

Moyen Âge

  • En 596[17], le règlement de saint Aunaire, 18e évêque d'Auxerre (572-604), cite Colméry dans les trente-sept paroisses du diocèse[18].
  • Vers 600, on trouve le nom Columbariacum[19].
  • Le , on relève une troisième mention du nom qui viendrait de Columbarium (pigeonnier).
  • En 1356, la région est dévastée par les Anglais et les Navarrais durant la guerre de Cent Ans. En 1367, le Donziais est à nouveau ravagé par les Anglais.

Époque moderne

  • En 1536, l'église de Saint-Aignan est édifiée.
  • De 1627 à 1638, la commune connaît une épidémie de peste.
  • De 1673 à 1699, le seigneur est Philippe de Troussebois, lequel réside dans sa maison seigneuriale de Colméry[20].
  • Le (jour de la Saint-Jean-Baptiste), une procession de l'église à la croix Saint-Jean a lieu. Les habitants forment le vœu de reconduire chaque année cette procession à la même date[21].
  • Le , l'évêque d'Auxerre, André Colbert, se rend à Colméry et témoigne : « il y a dans ladite paroisse environ 700 âmes dont il y a bien 400 communiants qui ont tous fait leurs pasques [...]. Il n'y a point de pécheurs publics. L'on ne fréquente point les cabarets pendant le service ni superstitions ni aucun abus, sinon que ledit sieur curé s'est plaint qu'après la 1re messe plusieurs personnes s'attroupent sur le cimetière et y font du bruit [...]. Après quoy aiant demandé audit sieur curé s'il estoit content de ses paroissiens, il nous a dit qu'ouy et eux nous ont dit pareillement qu'ils sont très content tant dudit sieur curé que de son prédécesseur... »[22].
  • Le , la seigneurie de Colméry change de mains par adjudication. Le nouveau seigneur est le marquis Armand-François de Menou, seigneur de Menou[23].
  • En 1746, la « dame de Menou » baille la terre et seigneurie de Colméry pour 1230 livres par an[24].
  • En 1763, la terre et seigneurie de Colméry est à vendre[25].

Époque contemporaine

  • En 1801, deux jeunes pâtres des Duprés sont dévorés par un loup[26].
  • En 1854, le cimetière qui entourait l'église de Saint-Aignan est déplacé[27].
  • En 1870, l'école de garçons est installée dans la maison du notaire, maison à forme de castel[27].
  • En 1872, on recense dans la commune la présence de religieuses appartenant à la congrégation des sœurs de la Providence de Portieux[28].
  • En 1906[29], le nombre d'habitants de Colméry, qui compte 380 maisons et 369 ménages, s'élève à 1190 individus. La commune compte parmi ses habitants un curé, deux instituteurs et deux institutrices, un notaire (employant un clerc et un garçon d’écurie), huit cantonniers, un facteur et un receveur des postes, deux gardes champêtres, deux gardes particuliers et un fossoyeur. Les commerçants sont bien représentés : 5 épicières, 2 boulangers, 1 boucher, 1 hôtelière, 1 aubergiste, 1 débitant, 1 buraliste, 2 marchands de tissus, 1 modiste, 1 marchand de grains et 1 marchand de bois. Les artisans sont nombreux : 14 couturières, 9 fendeurs[30], 7 charpentiers, 7 tisserands, 7 maçons, 6 sabotiers, 6 maréchaux-ferrants, 5 scieurs de long, 5 ménagères, 4 charrons, 3 meuniers, 3 tuiliers, 3 cordonniers (dont un bottier), 3 menuisiers, 2 cuisinières, 2 tailleurs de pierre, 1 huilier, 1 charbonnier, 1 peintre, 1 mécanicien, 1 jardinier, 1 vigneron, 1 bourrelier... La profession la plus représentée est celle de cultivateur (116) - dont beaucoup sont propriétaires de leurs terres -, suivie par les bûcherons (67), les propriétaires exploitants (40), les journaliers (26), les domestiques (20) - en réalité beaucoup plus nombreux - et les fermiers (4). On recense également dans la commune 4 rentiers et 1 institutrice retraitée. Au total, on relève à Colméry pas moins de 55 professions différentes. Il n’y a, selon le recensement de 1906, ni médecin ni sage-femme dans la commune. Enfin, 90 nourrissons sont placés dans des familles du village.
  • 1908 : installation du téléphone, la commune disposant déjà du service télégraphique[31].
  • En 1935, l'étude de notaire est supprimée.

Seigneurs

Quelques seigneurs de Colméry : François de La Rivière[32], Hubert de La Rivière (+ en 1615), René de Rabutin (1652), François de Guibert (1648 à 1673), Philippe de Troussebois (1673 à 1699), Armand-François de Menou (1699 à 1703), Françoise-Marie de Clère (1703 à 1719), François-Charles de Menou (1719 à 1739), Augustine-Marie de Menou (1739 à 1764), Marie-Louise de Menou (1764 à 1786), Étienne-Charles de Damas-Crux (1786)...

Armorial

Armoiries des seigneurs de Colméry :

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1876 ? Louis Ernest Mignon - Notaire
mars 2001 mars 2008 André Richer - Serrurier
mars 2008 2015 Thierry Fourno - Avocat
mai 2020 mars 2026 André Buisson - Restaurateur retraité
mars 2026 en cours Frédérique Fourno - -
Les données manquantes sont à compléter.
Fermer

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].

En 2023, la commune comptait 268 habitants[Note 2], en évolution de −16,51 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0989371 0251 1561 2821 3291 3101 3331 477
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4701 5371 5681 5531 5521 4561 4771 4181 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2361 1901 092862789728660642563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
503424319274254247293300334
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
345276268------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37]. |recens-prem=2004 |nombr.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église de Saint-Aignan édifiée dans le 2e quart du XVIe siècle (1536), inscrite au titre des Monuments historiques le [38],[39].
  • Sept lavoirs.
  • Malicorne, hameau de la commune de Colméry.

Le hameau a été construit en partie avec les pierres d'un château fort détruit vers 1367 par les Anglais[40]. Il subsiste quelques vestiges dans la cour des Tayauts (ou cour du Taillot) dont :

  • un puits (qui se trouvait au centre de la cour du château), où sont encore gravées les armoiries des familles de Viry et de la Rivière - seigneurs de Malicorne ;
  • des souterrains, bouchés depuis 1975[réf. nécessaire], qui s'étendent jusqu'au bourg de Colméry ;
  • des meurtrières et des pierres de taille, dont certaines sont sculptées, visibles sur certains bâtiments de la cour des Tayauts ;
  • les fondations du château, visibles du ciel[réf. nécessaire].

Le nom de Malicorne viendrait de la mauvaise réputation de ses premiers seigneurs, peu accueillants et même franchement hostiles. Mal y corne : "Pour ton malheur, en vain, là, appelle au son du cor !".

Galerie

Personnalités liées à la commune

L'abbé Charrault en 1951 (photo de Jean-Louis Coignet).
  • Étienne et François Dupré d'une part, Antoine Penissiault d'autre part, sont les plus anciens habitants de Colméry identifiés (1519)[41], des patronymes qui ne sont évidemment pas sans rapport avec deux des hameaux de Colméry : les Duprés et les Pénitiaux.
  • Lucien Charrault ( à Châteauneuf-Val-de-Bargis – à Colméry) est un ecclésiastique français et un historien local. La photo ci-contre, datant du printemps 1951, le montre dans le jardin de sa maison, située en face de la mairie de Colméry.
  • Armand Desbordes, noble, lieutenant d'infanterie au régiment de Normandie, vit aux Duprés (1699)[42].
  • François de Guibert, seigneur de Colméry (1648-1673) et autres lieux, se distingue au Portugal, entre 1641 et 1643, lors de la guerre de la Restauration opposant l'Espagne et le Portugal. Le colonel Chantereine - ainsi est-il désigné dans les documents de l'époque - est envoyé au Portugal par Richelieu. On lui décerne alors le grade de colonel de chevau-légers et il prend le commandement d'un régiment français. Salué pour son courage et son sens du commandement, François de Guibert est surnommé par ses soldats portugais le coronel da arcada (colonel de l'arcade) en raison de la grande boucle d'oreille (arcada, en portugais ancien) qu'il porte à l'oreille droite. Les combats auxquels il participe sont relatés dans plusieurs documents d'époque[43]. De retour en France, il vit à Cessy-les-Bois (Nivernais). Les archives font état de sa qualité de conseiller et de maître d'hôtel ordinaire du roi Louis XIV[44].

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI