Deuxième enfant de sa fratrie, Abdelsalam Mahamat arrête prématurément ses études alors qu'il se découvre un talent d'humoriste[1]. Il suit alors des formations en théâtre et monte sur les planches à partir de 2008[1]. Sa première «grande scène» a lieu à l'occasion d'un spectacle de Valery Ndongo à l’Institut français du Tchad en 2012[1]. Admirateur de Jamel Debbouze, il entame alors une carrière dans l'humour, notamment sur la scène d’Africa stand up et du Parlement du rire[1] où il pratique le one-man-show en mettant en scène un «colonel» caricaturalement nationaliste[3].
Le , alors qu'il revient d'un spectacle à Kousséri (extrême-nord du Cameroun), deux personnes le poignardent à la tête et à la poitrine pendant qu'ils tentaient de lui dérober son téléphone mobile[4]. Sa mort suscite de nombreuses réactions au Tchad, où Moussa Faki lui rend hommage en le qualifiant de «grand fils de la culture»[2]. Ses obsèques ont lieu au cimetière de Lamadji, à N'Djaména, le [2].
Notes et références
1 2 3 4 5 6 «Culture: mort à 33 ans, Colonel Dinar laisse deux orphelins», Tchadinfos, (lire en ligne)
1 2 3 Moussa Nguedmbaye, «Assassinat de colonel Dinar: «Le Tchad perd un grand fils de la culture», Moussa Faki Mahamat», Tchadinfos, (lire en ligne)
↑ Ahmat Ali Adji, «Assassinat du Colonel Dinar: à la découverte d’un homme au parcours artistique atypique», Toumaï Web Médias, (lire en ligne)
↑ «Mort de l'artiste tchadien Colonel Dinar: que s'est-il passé?», Alwihda Info, (lire en ligne)