Colonie russe de la Côte d'Azur

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La colonie russe de la Côte d'Azur est une concentration communautaire importante de Russes, leurs descendants, ou d'autres russophones dans la région de la Côte d'Azur (sud-est de la France et Monaco) à partir du XIXe siècle.

Au moment de l'arrivée du couple impérial, Alexandre II et Marie de Hesse-Darmstadt en 1864, la colonie russe présente à Nice, qui l'accueille, est décrite comme « nombreuse » par L'Illustration[1]. A partir de 1858, la marine impériale russe séjourne dans la rade de Villefranche.

Un tournant majeur intervient après la révolution d'Octobre 1917. La guerre civile et la victoire bolchevique poussent environ deux millions de Russes à l'exil. Les Russes blancs, de milieux sociaux divers, affluent vers l'Europe. La Côte d'Azur, déjà connue comme lieu de villégiature, devient l'un de leurs refuges privilégiés. En 1921, l'arrivée à Toulon du navire Rion avec les troupes rescapées du général Wrangel illustre l'ampleur de cet exode. Malgré la méfiance initiale des autorités françaises, une partie de ces émigrés s'installe sur la Riviera. Des figures militaires et aristocratiques s'établissent notamment à Nice et au cap d'Antibes, tels les généraux Filatieff, Nikolaï Ioudenitch et Piotr Lomnovski, ou encore le grand-duc Nicolas Nicolaïevitch, prétendant au trône. La famille impériale et plusieurs grandes familles nobles s'ancrent ainsi durablement dans la région. La communauté russe organise rapidement des structures d'entraide afin de faire face à la précarité. Parmi elles figurent le Comité d'assistance aux réfugiés de Russie et aux Russes nécessiteux réfugiés sur la Riviera, la Société russe de secours par le travail aux émigrés russes de la Côte d'Azur, l'Association française d'aide aux émigrés russes et l'Union des travailleurs chrétiens russes de Nice. Des initiatives privées, comme les maisons d'accueil créées par une dénomme Tchitcherine à Nice et Saint-Laurent-du-Var ou celles de la Croix-Rouge dans la villa Bossuet à Nice et la « Maison russe » à Menton, complètent ce réseau[2].

Monuments

Références

Bibliographie

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