Ce sont des colorants solubles, il suffit de les dissoudre dans de l'eau bouillante.
Les auxiliaires de teinture sont :
- du chlorure ou sulfate de soude pour favoriser l'épuisement (montée du colorant sur la fibre) ;
- un mouillant pour aider la pénétration au sein du fil ;
- un égalisant pour aider à l'obtention d'un bon unisson ;
- un adoucissant (pour favoriser le glissement des plis les uns sur les autres).
Ces auxiliaires sont ajoutés en début de teinture. Ensuite, lorsque le mélange est homogène on ajoute les colorants. Puis le bain est porté progressivement à ébullition, soit directement, soit par paliers avec ajoute progressive de sel(suivant le cas). On teint pendant 45 à 60 minutes (toujours pour favoriser la pénétration), parfois plus longtemps pour les nuances foncées, puis est refroidi à 80 °C pour l'« échantillonnage » (vérification de la nuance obtenue) ; la correction éventuelle se fait par addition des colorants manquants et retour à l'ébullition pendant 20 minutes etc.
La teinture est suivie d'un rinçage, à l'eau dure de préférence ou sous addition de sel (chlorure ou sulfate). Si nécessaire, un traitement avec un agent de fixation est ajouté pour augmenter les solidités au lavage.
Le mordançage consiste à fixer une substance (tanin, huile, etc.) sur la marchandise. Ceci en une ou plusieurs passes suivant l'intensité de la nuance souhaitée. La marchandise est ensuite teinte avec un colorant qui se fixe sur le tanin fixé au coton. Ce procédé est abandonné depuis longtemps dans nos pays.
Les colorants directs à diazoter servaient pour la teinture de nuances foncées solides. Elle se passait en 2 temps, premièrement la teinture avec un colorant (livré à un stade incomplet de sa fabrication) de façon classique, ensuite on procédait à la diazotation dudit colorant (en fait en achevait sa fabrication au sein de la fibre) à froid avec du nitrite de soude et de l'acide chlorhydrique[2].