Combat d'El-Amar
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | El-Amar, Colonie de la Mauritanie |
| Issue | Indécise |
| Capitaine de La Sauzay † Capitaine Boey † |
| ~ 200 hommes[1] | Deux compagnies |
| Inconnues | 23 morts[1] |
Le combat d'El-Amar a lieu le opposant les combattants marocains de l'Armée de libération nationale à l'Armée française au puits d'El-Amar, à une centaine de kilomètres au nord-est de Fort-Trinquet (aujourd'hui Bir Moghreïn), dans la colonie de la Mauritanie.
Le combat d'El-Amar, tout comme celui d'Oum El Achar plus tard, se déroule peu après l'indépendance du Maroc qui a lieu le . Le Maroc essaye de mener à ce moment, une politique d'équilibre entre la France et le Front de libération nationale pour ne pas provoquer une rupture totale avec l'ancienne puissance protectrice[2]. Malgré cette volonté d'équilibre, l'avenir incertain du royaume, la Guerre d'Algérie et la revendication du territoire mauritanien par le Maroc[3] poussa l'Armée de libération nationale marocaine (ALN) à agir, notamment à des postes stratégiques, ici, aux confins de la Mauritanie. Le but ici étant "d'empoisonner l'armée française" qui s'était grandement déployée dès 1957 et à terme, de débarrasser l'Afrique du Nord de toute présence coloniale[4].
Déroulement
L'armée française est appelée pour contrôler et disperser un rassemblement d'hommes et un dépôt de matériel découverts par des renseignements et localisés près de la frontière du Río de Oro. Face à environ 200 combattants de l'Armée de libération nationale[1] commandés par le Réguibi Ali Bouya[5], les Français engagent le goum motorisé de l'Adrar (GMA), la 2e compagnie du détachement motorisé autonome no 1 (DMA1) renforcée par la section portée de la 4e compagnie du 1er RTS, un peloton d'automitrailleuses et la 1re CSM. Le GMA, commandé par le capitaine de La Sauzay, est coincé dans une coulée étroite entre deux plateaux par les tirs précis de l'ALN. Tentant de leur porter secours, les tirailleurs sénégalais du DMA1 (capitaine Poey) sont pris dans une embuscade à courte distance alors qu'ils pénètrent sur le plateau à l'ouest de la coulée en début d'après-midi. Vers 18 h 30, la 1re CSM arrive en renfort et vient couvrir les restes du DMA1 avec ses mitrailleuses lourdes de 12,7 et un canon sans recul de 75 (en). Les combats cessent avec la nuit[6].
Les Marocains parviennent à se replier dans la nuit, emportant leurs morts à dos de chameaux[6]. L'Armée français récupère néanmoins les vivres et le matériel de leur dépôt[1],[6]. Deux compagnies parachutistes du 4e bataillon colonial de commandos parachutistes rejoignent Atar le mais ne peuvent intervenir à cause d'une tempête de sable[6].