Combat d'Estivareilles
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | 21-22 août 1944 |
|---|---|
| Lieu | Estivareilles |
| Issue | Victoire de la résistance |
| Commandant Marey | Colonel Metger |
| 400 maximum | incertains |
| 9 tués | Tous les hommes et le matériel capturés |
Batailles
- Corse
- Limousin
- Ain et Haut-Jura
- Les Glières
- Ascq
- Division Brehmer
- Mont Mouchet
- Opérations SAS en Bretagne
- Bataille de Normandie
- Guéret
- Cornil
- 1er Tulle
- 2e Tulle
- Argenton-sur-Creuse
- Oradour-sur-Glane
- 1er Ussel
- Saint-Marcel
- Saffré
- Mont Gargan
- Vercors
- Penguerec
- Lioran
- Égletons
- 2e Ussel
- Débarquement de Provence
- Port-Cros
- La Ciotat
- Toulon
- Martigues
- Marseille
- Nice
- Rennes
- Saint-Malo
- Brest
- Paris
- Mont-de-Marsan
- Montélimar
- Maillé
- Écueillé
- La Saulx
- Meximieux
- Nancy
- Colonne Elster
- Dunkerque
- Arracourt
- Saint-Nazaire
- Lorient
- Metz
- Royan et de la pointe de Grave
- Campagne de Lorraine
- Colmar
Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée
| Coordonnées | 45° 25′ 04″ nord, 4° 00′ 41″ est | |
|---|---|---|
Le combat d'Estivareilles est un affrontement disputé les 21 et 22 août 1944 entre la résistance française et un convoi de l'axe. Le 21 août 1944, une colonne allemande tentant de rejoindre Saint-Étienne est interceptée dans le Forez, à Estivareilles, par les maquisards locaux menés par le commandant Jean Marey. N'étant pas parvenue à forcer le passage et se croyant encerclés par des forces très nombreuses, les Allemand capitulent dans la nuit du 22.

Le 18 août 1944, une colonne allemande commandée par le colonel Metger, composé en parti de Tatars de la légion d'Idel-Oural et de miliciens[1][2][3], sort du Puy-en-Velay et cherche à remonter vers le nord, en direction de Saint-Étienne. En chemin, la colonne doit s'ouvrir un chemin à coups de fusil à travers les embuscades tendues par la résistance. Le 18, dans le plus violent de ces combats préliminaires, un parti de FTP perd dix tués à Bellevue-la-Montagne[4]. Pour empêcher les Allemands d'atteindre Saint-Étienne, qui vient d'être évacué par sa garnison, les formations FFI de la Loire et Haute-Loire, sous la direction du commandant Marey, chef de l'AS de la Loire, se rassemblent pour leur interdire le passage.
La bataille
Le matin du 21, les FFI des GMO (Groupe Mobile d'Opérations) Bir-Hakeim et 18 juin se tiennent en embuscade sur la route d'Usson, prêts à accueillir l'ennemi et éclatés en nombreux groupes pour donner l'impression d'une troupe importante. Le combat se déclenche à 9h30 lorsque la section de Max Cintra ouvre le feu, mais les maquisards sont au départ bousculés et les Tatars de la colonne pénètre dans Estivareilles. Pour contenir l'adversaire, les Français tentent de contre-attaquer jusqu'à l'arrivé des renforts et parviennent à investir le cimetière d'Estivareilles, qu'ils conservent jusqu'à la fin des combats. Une action de flanquement par un groupe franc mené par Chabrolles et les hommes du capitaine André se montre également efficace pour entraver les capacités de manœuvre de l'ennemi.
Dans l'après-midi, les renforts, constitués du GMO Liberté, du groupement Strasbourg et de FTP ardéchois[2], affluent sur les lieus et rétablissent la situation. A la fin de la journée, on compte désormais quatre centaines de maquisards sur zone[2] qui acculent les Allemands et les appellent à la reddition par haut-parleur à l'aide d'une infirmière allemande capturée avec la garnison du Puy le 19[1][2]. Dans la nuit, le colonel Metger se résout à entrer en rapport avec Marey pour négocier sa capitulation. Pendant que les pourparlers se tiennent, le GMO liberté entre dans Estivareille et cueille les Allemands et Tatars qui s'y trouvent sans coup de feu. A 0h30, Metger signe l'acte de reddition et à 6h, le reste de la colonne met bas les armes.
