Comité autrichien

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Le comité autrichien est une police secrète créée sous l’égide de Louis XVI en 1791[1].

Le « comité autrichien » était une police secrète, dont le rôle principal était de corrompre et de surveiller les démarches des partisans de la révolution, de procurer à la cour un peu plus d’influence sur la garde nationale, et les habitants de Paris les plus politisés[1].

Composition

Ce conseil privé était formé par l’ancien Principal ministre d'État Montmorin, à sa sortie du ministère le , avec Pierre-Victor Malouët, et Bertrand de Molleville et quelques autres. Contre-révolutionnaire modéré convaincu de la nécessité d’accepter certaines réformes pour sauver la monarchie, comptait ainsi continuer la tâche qu’il avait entamée avec le « fameux atelier de police » qu’il avait mis sur pied avec Mirabeau, et dont Danton était l’un des agents[2].

Menées

Molleville, avec Rivarol et Arnaud de La Porte, coordonnaient l’effort des royalistes pour étouffer la révolution et sauver le roi. Nommé intendant de sa liste civile par Louis XVI, en 1790, La Porte était devenu l’un des conseillers intimes de la reine, qui lui a confié les missions les plus secrètes. Il a combiné avec Rivarol un plan pour renverser l’opinion publique grâce à des auteurs, des journalistes, des chanteurs publics, des affidés à l’intérieur de l’Assemblée nationale, chez les Jacobins, dans toutes les sociétés politiques ; des applaudisseurs dans chaque section de Paris ; des orateurs et des écrivains pour composer leurs discours ; des motionneurs dans les groupes ; des lecteurs dans les places publiques ; des ouvriers dans les principaux ateliers du faubourg Saint-Antoine pour s’emparer des tribunes, comme le font les révolutionnaires[3] ; des distributeurs, des observateurs, un chef et plusieurs sous-chefs[4].

Les auteurs de ce plan, où près de quinze cents personnes étaient employées, estimaient que la dépense pourrait s’élever à 200 000 livres par mois. Ce plan, modifié par Moleville, adopté, le ministère a dépensé rien que pour les tribunes plus de 2 500 000 livres. La Porte a, de plus, créé, dans une maison du Carrousel, un « club National », dont les sociétaires, pour mieux tromper les patriotes, devaient être armés de piques et coiffés de bonnets rouges. Les frais d’établissement de ce club ont se sont élevés à environ 9 000 livres et ceux de son entretien 1 000 livres par mois. Les appartements de La Porte au Louvre étaient le centre stratégique d’où le roi et ses fidèles discutaient et lançaient leurs efforts contrerévolutionnaires[5]:202. Après la journée des Poignards, du , La Porte a été chargé de tenter de gagner Mirabeau à la cause royale.

Le « comité autrichien » a permis de peser dans les délibérations des comités révolutionnaires, de rallier certains gens de plume au roi et de faire retarder le vote du décret de déchéance. Ce qu’on appelait encore les « conciliabules de la Cour » fut avéré par de nombreuses pièces originales découvertes dans l’armoire de fer. Ces pièces mettaient en cause un certain nombre d’individus qui avaient effectivement reçu de l’argent de la Cour et qui se sont sentis soudain menacés par des témoins tels que La Porte ou la princesse de Lamballe[6].

Dénonciations

Épilogue

Notes et références

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