Comité d'action révolutionnaire nord-africain

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Le Comité d'action révolutionnaire nord-africain ou CARNA a été fondé en 1938 par un groupe de militants du Parti du peuple algérien (PPA) écartés du parti par son président, Messali Hadj, en raison de leur rapprochement avec l'Allemagne nazie.

Le , arrestation de Messali et de quatre de ses principaux collègues du comité directeur du PPA qui tous, écoperont de deux années de prison.

Le Kahal et Filali qui, depuis septembre, étaient chargés de la direction intérimaire du parti sont également arrêtés.

La direction du PPA était, dès lors, réduite à quelques rescapés comme Mezerna, Belaïd, Bouda ou Khider et un nouveau comité central fut désigné en .

À une année du déclenchement du second conflit mondial, l'Allemagne hitlérienne affichait ses visées hégémoniques sur l'ensemble de l'Europe. Pressentant l'écrasement prochain de la France sous le rouleau compresseur du troisième Reich, les responsables encore en liberté du Parti du Peuple Algérien s'interrogeaient sur l'attitude à adopter dans une telle éventualité.

La fondation du CARNA

À la mi-1938, les Allemands avaient approché, à Malmedy en Belgique, un élément de la Fédération de France dans le but de sonder les intentions des nationalistes algériens en cas d'effondrement de la France. Il s'est ensuivi le déplacement en Allemagne, à l'insu de la direction centrale du PPA, de deux anciens responsables de l'Étoile nord-africaine, Mohand Rebbouh et Belkacem Radjef. Informé de ce déplacement, Messali, toujours emprisonné, tomba dans une rage folle et décida la dissolution de la Fédération d'Alger et l'exclusion de ses responsables du Parti.

Les exclus vont fonder le Comité d'action révolutionnaire nord-africain. Taleb Mohamed, Flitta Ahmed, Ouamara Mohamed dit Rachid, Hamza Omar, Mekideche Lakhdar, Messaoudi Amar, Henni Mohamed dit Daki, Lazli Ahmed et Kessi Cherif en sont les membres fondateurs.

Le CARNA était en rapport avec Aït Hidouche afin de coordonner ses activités avec les militants de France et c'était Ouamara qui, par ses fréquents déplacements entre Alger et Paris, qui entretenait le contact.

Le fait de se retrouver en "congé du Parti" n'avait en rien atténué leur ardeur de chauds partisans d'un rapprochement avec les Allemands.

Les activités du Comité

Les effets à long terme

Bibliographie

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