Les membres du Comité national polonais. (Roman Dmowski est assis au centre.)
Le Comité National Polonais (en polonaisKomitet Narodowy Polski) est une organisation politique polonaise formée le à Lausanne et transférée à Paris quelques jours après[1]. Sa création marqua le début du service diplomatique polonais après l’interruption des partages[2]. Son objectif fut la restauration de l'État polonais avec le soutien des pays de l'Entente (la France, la Russie et l’Angleterre)[3]. Le Comité, présidé par le chef du Parti national-démocrateRoman Dmowski, fut reconnu à la fin de la guerre par les gouvernements de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Italie et des États-Unis comme un gouvernement polonais en exil et une représentation politique des intérêts polonais[4]. Après le recouvrement de la souveraineté par la Pologne en 1918, ses membres formèrent le noyau de la délégation polonaise à la conférence de la paix à Paris. Le Comité fut officiellement dissous le à la demande du Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Pologne ressuscitée Ignacy Paderewski.
Le Comité National Polonais fut créé pendant la Première Guerre mondiale afin de représenter les intérêts polonais auprès des pays Alliés de la Triple-Entente. Ce comité succéda à un premier Comité national polonais créé par Roman Dmowski en 1914 et composé alors des partis de droite et du centre[1]. La raison directe de sa constitution fut le renversement du tsar par la révolution russe de 1917. Lorsque, en , la Russie révolutionnaire fit défection à ses alliés et conclut une paix séparée avec l’Allemagne, la France laissa au Comité la direction de l’armée polonaise "autonome, alliée et belligérante" en formation en France (Armée Bleue du général Józef Haller) et la protection consulaire des citoyens polonais dans les pays alliés[5].
Le Comité fut officiellement reconnu par les gouvernements de la France (), de la Grande-Bretagne (), de l'Italie () et des États-Unis () comme le gouvernement légitime de la Pologne. Il avait des bureaux de représentation en Belgique, en Italie, en Suède, au Brésil, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
↑Mariusz Wołos, Noblesse fran̠çaises noblesse polonaise, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, , «Les représentants de la noblesse dans la diplomatie polonaise dans les années 1918-1939»