Commanderie de Dorlisheim
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Commanderie Saint-Jean de Dorlisheim | |
Les restes du portail, seuls vestiges de la commanderie | |
| Présentation | |
|---|---|
| Fondation | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Grand-Est |
| Département | Bas-Rhin |
| Ville | Dorlisheim |
| Géolocalisation | |
| Coordonnées | 48° 31′ 37″ nord, 7° 30′ 05″ est |
| modifier |
|
La commanderie de Dorlisheim est une commanderie hospitalière fondée dans le premier quart du XIIIe siècle et située à proximité de Dorlisheim, dans la Collectivité européenne d’Alsace. Les bâtiments ont été entièrement rasés en 1802 et leur emplacement est occupé depuis 1857 par le château Saint-Jean.

D’après l’Edelsauer Chronick de Hertzog, la commanderie est fondée en 1011. Cette date, dont on ignore d’où Herzog la tient, n’est plus considérée valide depuis le début du XXe siècle. Le consensus se porte désormais plutôt vers une fondation dans le premier quart du XIIIe siècle qui est plus cohérente avec l’histoire de l’implantation de l’ordre en Alsace ainsi qu’avec les caractéristiques stylistiques de l’église[1].
Au Moyen Âge, l’église sert de nécropole pour certaines familles nobles strasbourgeoises, l’évêque Walter de Geroldseck et son frère Hermann y étant notamment inhumés[2]. La commanderie est incendiée pendant l’incursion des Armagnacs en Alsace au XVe siècle puis pendant la guerre des paysans en 1525. Bien que réparés après ce dernier événement, les bâtiments se dégradent progressivement à l’époque moderne et apparaissent en partie ruinés dès le XVIIe siècle. Au moment de la Révolution, seule l’église est encore en bon état. Elle est toutefois rasée en 1802 et ses matériaux réutilisés pour construire l’église de Behlenheim[3].
Bâtiments
Description générale
La commanderie comporte une enceinte quadrangulaire crénelée à laquelle sont adossés des bâtiments d’habitation, avec l’église au centre de l’enclos[4].
Église
L’église semble avoir été de plan centré cruciforme, avec une tour au centre, des façades décorées de frises d’arcatures et lésènes et des absides à extrémité des bras nord, sud et est[5]. Celle du bras occidental était occupée par un imposant portail dont la composition générale est similaire à celui de l’église Saint-Cyriaque d’Altorf. La décoration en est toutefois plus riche, avec des statues de saints sur les pilastres, des sculptures d’anges sur les chapiteaux, des personnages et des motifs végétaux sur les voussures[6]. Le tympan était décoré d’un Christ en majesté au centre, avec à gauche une représentation du baptême du Christ et à droite deux personnages levant les mains, peut-être la Vierge et saint Jean[7]. Le portail était surmonté d’un fronton triangulaire coiffé d’une croix et dont les rampants était bordés d’une frise[8]. Ses caractéristiques stylistiques permettent de dater le portail du premier quart du XIIIe siècle[9].