Comme un oiseau en plein envol
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Comme un oiseau en plein envol est le premier roman de l'écrivaine camerounaise Danielle Eyango. Le style est empreint d'une tonalité franche et vengeresse, assorti de crudité dans les propos et d'une expression de haine viscérale, à travers le récit de la vie et la mort de Kotto Bass, qu'elle appelait affectueusement "Tonton Vieux", décédé le [1]. Par ailleurs, l'autrice étale dans son œuvre l'émiettement d'une famille à cause de la haine, la jalousie et les égos[2].
L'œuvre de Danielle Eyango, en plus d'être l'émanation d'un devoir de mémoire[3] et un hommage à son oncle Kotto Bass, est surtout le résultat d'un scénario surnaturel inhérent à plusieurs songes dans lesquels elle reçoit des instructions de son oncle de mettre par écrit leurs échanges, s'accompagnant parfois des chants du défunt artiste[4]. Tout cela commence en 2000, elle n'a alors que 18 ans, et est étudiante à l'université de Buéa. Au début sceptique, Danielle n'en tient pas compte car, juriste de formation, cela relève du non factuel ; mais le retour à la charge de son oncle lui fait changer d'avis. Les songes se poursuivent jusqu'en 2011 ; elle écrit tout des conversations avec son oncle et cette année là celui-ci lui demande de relire tout ce qu'elle a écrit. Satisfait, son oncle exprime son soulagement et écrit « l'oiseau peut s'envoler, il n'est plus malade », d'où le titre du roman[2].
Danielle Eyango précise que son livre constitue une thérapie pour elle contre toute la haine qui l'animait depuis la connaissance des circonstances de la mort de son oncle et une condition pour le repos paisible de celui-ci[4].