Commissariat belge au rapatriement

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Commissariat belge au rapatriement
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Le commissariat belge au rapatriement (C.B.R) est une institution belge dotée de la personnalité civile, créée le par un arrêté-loi publié au « Moniteur » du à Londres et au « Moniteur belge » du à Bruxelles[1].

Sa mission est double : premièrement le commissariat organise le retour en Belgique des belges déplacés à l'extérieur et à l'intérieur du pays à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Deuxièmement, le C.B.R participe via ses engagements internationaux, consacrés notamment dans l'accord de l'UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration), aux opérations relatives au rapatriement et au retour des belges, ainsi qu'au déplacement des étrangers sur le territoire de la Belgique, à cause de la guerre[2].

Le C.B.R. est assuré d'une liberté d'action qui lui permet de faire face aux situations imprévues et complexes ; il a aussi tous les pouvoirs nécessaires pour accomplir sa mission, notamment en créant et en gérant des services[3].

Le commissariat belge au rapatriement réussit à rapatrier plus de 900 000 hommes et le rapatriement belge s'est fait rapidement et dans de très bonnes conditions[4].

Historique

Trois semaines après le débarquement du 6 juin 1944, le commissariat belge au rapatriement est fondé et dirigé à l'origine par le socialiste Max Buset[5] et ce, jusqu'en , dans le but de retrouver et de rapatrier en Belgique tous les déplacés belges. Grâce au travail essentiel des officiers de liaison, qui consiste en la recherche des personnes disparues proprement dites, le commissariat belge au rapatriement est mis sur pied et réussit à retrouver un grand nombre de personnes[6].

La Belgique est, à ce moment-là, très en retard sur ces voisins en matière de rapatriement de ses ressortissants, vu l'instabilité politique belge. Après la libération de la Belgique en 1945, pas moins de deux investitures gouvernementales et trois remaniements ministériels se succèdent. Sous la direction de Paul Van Zeeland, ancien premier ministre catholique et successeur de Max Buset, le rapatriement semble difficile[7].

Mais la rapidité du rapatriement des ressortissants belges montre finalement l'efficacité du commissariat belge. Vers la mi-, entre 4 000 et 5 000 personnes sont rapatriées par jour, dont 7000 survivants des camps de concentration. La clef du succès de la Belgique réside dans son improvisation. De plus, des rapatriés étrangers qui passent par la Belgique, notamment des français, ont témoigné de l'excellent accueil de la Belgique et du peuple belge ainsi que de l'efficacité de l'organisation.

Une crise politique éclate pendant l'été 1945 et débouche sur la liquidation du commissariat belge au rapatriement[8], décidée par Paul Van Zeeland. Sa décision est critiquée et qualifiée de politiquement opportuniste car, premièrement, il reste alors deux à trois pour cent de Belges encore retenus hors des frontières et, deuxièmement, Van Zeeland laisse le plus difficile à ses successeurs qui étaient aussi ses adversaires politiques, après la réussite des premières semaines de rapatriement[9].

Fonctionnement et organisation

Évolution

Notes et références

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