Commotio cordis
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La Commotio cordis — expression latine signifiant « choc sur le cœur » — est la survenue d'une mort subite à la suite immédiate d'un choc sur la poitrine provoquant une fibrillation ventriculaire, et ce, en l'absence d'anomalie structurale du cœur secondaire au traumatisme.
| Spécialité | Médecine d'urgence |
|---|
| CIM-10 | S26 |
|---|---|
| DiseasesDB | 35055 |
| eMedicine | 902504 |
| MeSH | D056104 |
Historique
Cette entité nosologique a été remarquée dès le XVIIIe siècle mais le terme Commotio cordis est utilisé depuis le XIXe siècle[1].
Épidémiologie
Mécanisme
Les modèles expérimentaux animaux impliquent la survenue d'une fibrillation ventriculaire, trouble du rythme cardiaque conduisant à un arrêt cardiorespiratoire irréversible spontanément. Cette fibrillation ventriculaire survient uniquement si le choc est contemporain d'une courte période vulnérable, correspondant à une dizaine de millisecondes juste avant le sommet de l'onde T sur l'électrocardiogramme[3]. La zone vulnérable est donc très brève puisqu'elle correspond à environ 1 % du cycle cardiaque.
Typiquement, le choc responsable est provoqué par une balle arrivant à près de 60 km/h[4] sur la poitrine, ce qui est la vitesse atteinte lors d'une compétition de hockey ou de baseball en junior[1].
La percussion de la paroi thoracique se répercuterait sur le muscle cardiaque en élevant brutalement sa pression : l'étirement brutal et transitoire des membranes cellulaires modifierait la répartition de certains ions à travers cette dernière et des modifications de la repolarisation ce qui serait le terrain à la survenue d'une fibrillation ventriculaire[5]. La susceptibilité individuelle serait cependant très variable[6].
Par définition, aucune maladie cardiaque sous-jacente n'est retrouvée, en particulier aucun syndrome du QT long.
Traitement
C'est celui de l'arrêt cardiocirculatoire : massage cardiaque externe et mise en place le plus rapidement possible d'un défibrillateur automatique externe.
En cas de récupération, il n' y a pas de preuve d’un surrisque de récidive ou d’évènements arythmiques ultérieurs. Et il n'existe pas de contre-indication à la reprise du sport ni d'indication à la pose d'un défibrillateur automatique implantable[1], sauf en cas d’autres pathologies le nécessitant.