Après le décret impérial du , par lequel l'État français autorise et organise la construction d'un réseau de chemins de fer dans son territoire colonial d'Algérie, trois sections de lignes sont à établir en priorité pour des raisons tant économiques: développer l'exploitation de ressources naturelles, que militaires: faciliter les déplacements de troupes pour consolider la présence française.
La concession, pour la construction et l'exploitation des lignes d'Alger à Blida, de Philippeville à Constantine et d'Oran à Saint-Denis-du-Sig, est accordée à la Compagnie des chemins de fer algériens (CFA) par les lois des et .
La Compagnie CFA est une nouvelle société anonyme qui dispose d'un siège au 66 de la rue de la Chaussée-d'Antin à Paris. Lors de son premier conseil d'administration Ferdinand Barrot est nommé président. Les actionnaires sont principalement des entreprises, des banques et des personnes fortunées. L'entrepreneur chargé des travaux pour la compagnie est l'un des principaux actionnaires Samuel Morton Peto (Sir Morton Peto Baronnet), notamment parce qu'il s'était engagé à acquérir le solde des actions proposées au public; seules 33 000 avaient trouvé un acquéreur sur les 110 000 proposées.