Conchoïde de de Sluze
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En géométrie algébrique, les conchoïdes de de Sluze sont une famille de courbes planes étudiées en 1662 par le mathématicien wallon René François Walter, baron de Sluze[1],[2].
Les courbes sont définies par l'équation polaire
En coordonnées cartésiennes, les courbes vérifient l'équation implicite
à ceci près que pour a = 0 la forme implicite a un nœud au point (0,0) non présent dans la forme polaire.
Ce sont des courbes planes rationnelles, circulaires et cubiques.
Ces expressions ont toute la droite asymptote d'équation x = 1 (pour a ≠ 0 ). Le point le plus éloigné de l'asymptote est (1 + a, 0) . Le point (0,0) est un crunode pour a < −1.
Le nom de conchoïde vient du fait que le baron de Sluze a étudié la courbe des points M tels que, pour un pole O et un point M0 sur la droite d'équation x = a, on a , soit la courbe d'équation .
L'aire entre la courbe et l'asymptote est, pour a ≥ −1,
tandis que pour a < −1, l'aire est
Si a < −1, la courbe aura une boucle. L'aire de la boucle est égale à
Dans le faisceau, on retrouve les cas particuliers suivants :
- a = 0, droite (asymptote des autres composantes du faisceau)
- a = −1, cissoïde de Dioclès
- a = −2, strophoïde droite
- a = −4, trisectrice de Maclaurin