Ces concours sont encore présents en Belgique et dans quelques communes du Nord de la France[3]. Ils se déroulent le matin, dans un très grand calme, souvent entre 9 heures et 10 heures. La période de ces joutes s’étale d’avril à août. On appelle cela jouer à pinsons[4].
Un adepte des concours de pinsons, parfois aussi éleveur, est appelé pinsonnier, pinsonneur, ou pinsonneux, selon les régions. Le but est d’obtenir, en une heure, le plus grand nombre possible de chants du volatile. Les pinsonneux sont alignés côte à côte, séparés par une distance de 2,40 mètres[5]. Chacun d’eux, assis, a devant lui, posé par terre, une petite cage translucide dans laquelle se trouve un pinson (mâle) dont il ne peut être le propriétaire, mais qui appartient à son voisin. Une fois le coup d’envoi donné, il marque d’une barre, à l’aide d’une craie, sur une règle en bois numérotée (qui dans certains coins de Wallonie picarde porte le nom de rillet) chaque chant du pinson qu’il a face à lui. L’heure passée, on compte les chants pointés sur les règles. Le vainqueur est bien sûr celui dont le pinson a le plus de chants à son actif[6],[4].
À Hulste (Belgique), un musée, le musée national des pinsonneux, Nationaal museum voor de Vinkensport, est consacré à ce hobby[7].