Conflit de 2002-2003 au sein du département du Pool
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| Date | Mars 2002 – 17 mars 2003 |
|---|---|
| Lieu | République du Congo |
| Issue | Cessez le feu |
| République du Congo | milice rebelle Ninja |
Notes
Au moins 100 civils tués
200 000 déplacés internes
Le conflit de 2002-2003 dans le département du Pool est un conflit armé entre le gouvernement de la république du Congo et la milice rebelle Ninja, se déroulant de 2002 à 2003[1]. Il commence en , lorsque l'affrontement pousse des civils à fuir leurs foyers[1]. Le , la Commission européenne a indiqué que le conflit a laissé 200 000 personnes vulnérables et déplacées[2]. Le conflit s'est arrêté le , lorsque le gouvernement et les rebelles ont signé un cessez-le-feu[3].
A la fin de la guerre civile de la république du Congo (1997-1999), les milices ninjas et d'autres milices entament leur démobilisation et leur réintégration. Le , un nouveau programme, le Haut Commissariat pour la Démobilisation et la Réinsertion des ex Combattants (HC), est mis en place afin de réintégrer environ 9 000 ex combattants issus de trois milices, dont les Ninjas. Pour appuyer cet effort, le HC entame des négociations avec les Ninjas afin de renforcer les efforts de désarmement et de réintégration dans le district de Pool[4].
Le Frédéric Bitsangou, chef des Ninjas, met fin aux négociations entre le Haut-Commissariat et les Ninjas lors d'une conférence de presse avec le ministre Michel Ngakala. Cette rupture aurait pu être interprétée comme une déclaration de guerre, mais la République du Congo intensifia néanmoins sa pression militaire sur la région du Pool[4].
Chronologie
En fin les combats au Pool débutent, lorsque des miliciens ninjas attaquent plusieurs bases militaires gouvernementales. Les Ninjas affirment que l'attaque a été provoquée par la découverte de plans gouvernementaux visant à arrêter leur chef, Frédéric Bintsamou surnommé Ntoumi [5].
Le , à la suite d'une attaque présumée contre un train, perpétrée par des Ninjas , le gouvernement restreint l'accès humanitaire à la région et lance une contre-offensive armée contre ces Ninjas. L'escalade du conflit entraîne le déplacement de 75 000 personnes et un nombre indéterminé de morts. En raison des bombardements militaires durant cette période, le PNUD n'a pas pu soutenir la réintégration des anciens combattants, comme l'avait initialement demandé le gouvernement [4]. Le , des combats à l'aéroport de Brazzaville font une centaine de morts[1].
En , le gouvernement met en place un dispositif appelé couloirs humanitaires, permettant aux miliciens de Ninja de quitter le quartier de Pool et de se réintégrer. Entre juin et , l’hôpital militaire de Brazzaville recense 262 blessés hospitalisés, dont 121 civils et 141 militaires[4].
Le est signé un cessez-le-feu qui met fin au conflit[3].
